14 juin 2009

Le faire sans le dire, le dire sans le faire ou le dire et le faire ?


Michel, un de nos guetteurs sur la toile m’informant hier samedi qu’un blog voisin m’égratigne, disposant d’un moment ce soir, je viens d’aller voir ce qu’il en était. Pas bien méchant, en vérité, pas de quoi fouetter un chat. De quoi s’agit-il ? Au cours d’une brillante analyse du résultat des élections, à froid, il insinue que j’aurais, selon lui, fait perdre ce qui fut mon parti (et qui le sera peut-être à nouveau, qui sait, s’il retrouve ce qui faisait mon honneur d’en faire partie, le sens du combat pour des valeurs et des idées, la défense des plus faibles et autre chose que de la démolition à tous les étages). En effet, en tant que «ex tête de liste aux municipales », j’aurais « fusillé le moral des troupes » (sic). Ce « beau merle » siffle mais il oublie juste deux choses :
lorsque je me suis présentée, ce n’était pas sous l’étiquette du poing et la rose qui a été usurpée par des indélicats peu gênés d’afficher ce qu’ils dénigraient en permanence, et ce l’aide de mon propre ex-secrétaire fédéral !
Je ne l’ai dit qu’après le vote, je n’ai donc tenté d’influencer personne et d’entrainer quiconque dans mes choix, même si j’ai eu l’occasion de l’annoncer à mon collègue vert.
Et, cependant, je le disais dans mon papier, ce n’est sûrement pas de gaité de cœur et j’aurais pu malgré tout voter PS : il ne s’agissait pas là de nos petites querelles fédérales, voire nationales mais de l’avenir de l’Europe dont, quoique l’on en pense, les décisions nous impactent presque davantage désormais, dans notre quotidien et sans en être bien conscients, que lorsque nous votons pour une élection locale ou nationale.
Mais j’ai suivi, comme chacun ( ?) la campagne électorale et les seuls qui nous ont vraiment parlé et qui ont entraîné notre conviction, ce sont les verts, malgré la présence d’un moustachu que je n’aime guère non plus dans leur liste. L’énergie, le volontarisme, la jeunesse étaient du côté du tandem Eva Joly-Dany l’ex soixante-huitard. Du coup, ma voix n’a pas été complètement perdue et peut-être cela permettra-t-il au PS de se ressaisir ?
En tous les cas, manifestement, je n’ai pas été la seule à tenir ce raisonnement, pour que les verts puissent faire ce score inespéré : beaucoup l’ont fait sans le dire, certains l’ont dit sans le faire, pour ma part, je l’ai fait et je l’ai dit. Je me souviens d’une maxime qui fut nôtre lors de quelques campagnes et qui est toujours d’actualité pour ce qui me concerne : « Dire ce que l’on fait, faire ce que l’on dit….et quand on ne peut pas faire, dire pourquoi ». Cela n’a l’air de rien mais réfléchissez-y, c’est intéressant.

Au fait, une question : aurais-je eu droit à cette volée de bois vert si j’avais choisi son candidat ? Pas sûr ! Mais je n'en ai jamais eu même l'idée, pas plus que pour la vraie droite, comme se plaisent à le dire certains : ceux qui me connaissent savent pertinemment que je ne pouvais faire d’autre choix, même en prenant des chemins de traverse...

08 juin 2009

Une soirée électorale de plus ?


Je hais, en principe, les soirées électorales, et surtout les débats dans lesquels en général, tout le monde a gagné, quel que soit son résultat : langue de bois à tous les étages !
Etonnante soirée pour moi, en vérité, hier soir et forcément différente : pour la première fois, calée dans mon fauteuil, j'ai suivi les résultats à la télé au lieu d'être comme d'habitude dans un bureau de vote à jouer les petits soldats… Et je dois avouer que la surprise fut bienvenue : j'avais déjà constaté, la semaine passée, la bonne opinion que rencontrait la liste que j'avais choisie. Et, notamment samedi, au local de notre permanence, où un rapide tour de table improvisé (les rencontres du samedi n'ont rien de formel, il s'agit d'un lieu de passage et d'échanges) nous a révélé que, sans mot d'ordre ni consigne, la totalité de notre équipe, ex PS ou non, avait choisi la même liste… qui, vous l'aurez compris, n'était pas la liste PS.
Cette unanimité, qui m'a surprise, mérite analyse car il pourrait s'agir d'une aigreur bien compréhensible vis-à-vis d'un parti qui nous a ignoré, bafoué et laminé par ses prises de position.
Or, il ne s'agissait même pas de cela mais d'une analyse objective de la campagne, de ce qui s'est dit et de ce qui ne s'est pas dit. Pour ma part, j'étais décidée depuis longtemps à voter vert et je l'avais annoncé à Didier, mon collègue vert de Mouans-Sartoux, avec qui je plaisante régulièrement sur les difficultés que nous rencontrons dans nos appareils respectifs : on se connaît, on se comprend et on se respecte, la sincérité des opinions primant pour moi le combat d'appareils (même si le combat d'idées demeure). Quelle ne fut pas sa surprise quand, à son interpellation : "Alors tu vas voter pour Dany dimanche " j'ai répondu "Oui, naturellement, quel autre choix pourrais-je faire ?". Ah bon, a-t-il répondu, "je plaisantais". "Moi, lui ai-je rétorqué, je ne plaisante pas, et c'est la mort dans l'âme que je vais le faire mais je crois que le PS doit se rendre compte qu'il va droit au mur s'il continue dans son immobilisme et dans son discours d'opposant systématique. L'Europe a été quasi absente des débats alors que c'était une élection essentielle dont les enjeux, qu'on le veuille ou non, ont encore plus d'impact sur nos vies que les enjeux nationaux et locaux.
Il fallait au PS, je le crois profondément, un électrochoc. Sera-t-il suffisant ? L'avenir le dira. Mais dans le sud-est comme à La Trinité, la leçon est sévère et, me croirez-vous, elle ne me réjouit pas, même si mon premier[i] vote à l'extérieur de mon courant a rencontré cette fois un succès inespéré, cela prouve que je ne me suis pas trompée dans mon choix. Je précise que ce n'est qu'un bout de chemin n'est, je l'espère, qu'un chemin de traverse et que ce qui fut mon parti va se ressaisir et faire son aggiornamento, pour que l'on puisse voter pour lui sans état d'âme.
J'ai entendu hier soir nombre de responsables nationaux dire qu'outre la rénovation du parti, il fallait modifier les pratiques... Tiens, tiens, seraient-ils conscients qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du PS ? Nous pouvons leur donner des exemples, s'ils le souhaitent, et il ne faut donc pas qu'ils s'étonnent du score désolant que la liste Peillon a remporté à La Trinité, alors qu'il n'est sûrement pas le pire des nationaux... Est-ce que quelqu'un en tiendra compte pour les régionales l'an prochain ?


[i] (pas tout à fait le premier : en 79, j'avais voté pour un conseiller général qui m'était alors totalement inconnu et qui a été élu ! C'était mon premier vote victorieux, il s'agissait de Louis Broch, pour qui j'ai gardé le même respect , même s'il m'a copieusement éreinté lors de la campagne des municipales…Mais je n'avais pas réitéré depuis !)

20 avril 2009

Des habitudes de la poste et du bonheur d'avoir la grippe …


La barbe avec la poste dans nos quartiers, c'est que le facteur, qui connaît nos habitudes de travail mieux que l'on ne pense, n'envisage même pas de sonner pour vérifier si l'on est présent ou pas lorsqu'il doit délivrer un recommandé en semaine.
Ce qui fait que, contrairement à mes collègues, et bien que je me sois trouvée ce jour là chez moi, par hasard, au fond de mon lit pour soigner une crève tenace, je n'ai pas reçu mon exemplaire du courrier recommandé émanant de la fédération nationale du parti socialiste qui, d'après ce que m'ont dit mes collègues, m'informe de la validation de la sanction prise à notre encontre par la commission des conflits fédérale. Mais, bon, sachant ce qu'il contient, je ne vais pas me précipiter pour faire la queue à la poste le samedi matin, seul jour où je peux prendre mon temps et faire une grasse mat bien méritée ! Il est vrai que nous attendions ce courrier, comme le dit mon collègue Jean-Paul sur son blog, nous avions prévu qu'après la passe d'armes sur Nice Matin, il n'allait pas tarder, bien que cela fasse déjà longtemps que nous l'attendions.
Nous savions que la géostratégie des courants ne nous donnerait pas raison au moment où le courant national a intégré l'équipe ségoléniste dont se réclamait (encore ?) le grand malfaisant. Donc, aucune surprise de ce côté-là et pas vraiment de déception, connaissant les pratiques et les usages en cours dans ce parti. Nous aurons été au bout d'une démarche, voilà tout, et cela n'améliorera pas l'image que j'ai des caciques de l'appareil.
Finalement, je suis même contente que ce brave facteur n'ait pas sonné à ma porte, cela m'aurait dérangée pour lui ouvrir la porte et le contenu m'aurait gâché mon plaisir . Merci à lui de m'avoir laissée à ma douce léthargie de malade. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais les instants volés grâce à la maladie, qui vous permettent de couper aux corvées du jour et de vous abstraire de la réalité le temps d'une bonne raison, ont toujours été pour moi, depuis l'enfance, des moments emplis d'une certaine forme de douceur, souffrance mise à part, bien sûr. Notamment, dans l'enfance, c'était le moment où l'on avait pour soi tout seule les attentions de la mère que l'on devait partager avec les autres le reste du temps : on était, en tant que malade attitré, l'objet de tous les soins et de toutes les attentions… Dans une fratrie de 4 enfants et avec des parents très occupés, quelle aubaine ! Voilà bien de quoi développer ensuite des pathologies, beau sujet pour les psys…

Vous dirais-je qu'un de mes plus beaux souvenirs est une scarlatine qui, l'année de mon CM2 m'avait valu une quarantaine d'éviction scolaire (eh oui, Hugo, mieux que toi, à l'époque, c'était 40 jours d'éviction, pour crainte de contagion). Et, les boutons passés, ce fut le bonheur intégral : comme je m'ennuyais, j'ai fait tous les cinémas de Nice, avec la complicité bienveillante de mon père et j'en ai profité pour solidement consolider ma culture cinématographique du haut de mes 11 ans, avec une révélation, notamment, au ciné du bd Victor Hugo de l'époque, l'Olympia , où je suis entrée à 14 heures et ressortie à 20 heures, quand l'ouvreuse est venue me taper sur l'épaule : j'avais oublié l'heure et le monde devant Julien Sorel (Gérard Philippe) et Madame de Rénal (?) dans Le Rouge et le Noir, véritable révélation. J'étais restée à la 2e séance (le film dure 3 heures) et j'aurais bien continué, si mon père qui me cherchait partout ne s'était pas souvenu qu'il m'avait donné le prix de la place de cinéma.

Certes, maintenant que j'ai mon propre arbitre, et que je n'ai plus une mère bienveillante pour venir me réconforter, ce n'est plus tout à fait pareil mais les amis appellent, ma voisine de fille est aussi aux petits soins, bien que grommelante, et je m'abstrais de toute obligation, entre parenthèses, le bonheur quoi !

Et vous auriez voulu que ce sacré facteur, avec sa vilaine lettre, me gâche ce plaisir ? Pas question, merci facteur, et ce n'est pas demain que j'irai la chercher, cette foutue lettre, et si elle repart, elle reviendra bien un jour ou l'autre.

01 mars 2009

Jusqu’à la ceinture…


Connaissez-vous Graeme Allwright ? Ce chanteur folk est probablement inconnu des d'jeunes mais il a accompagné mes années soixante-huitardes (baba cool, dit ma belle-fille !), avec Joan Baez, Pete Seeger et quelques autres. Je sais, ça date un peu mais, pourquoi le nier, ce sont de bons souvenirs. Ces chansons nous accompagnaient en voiture, sans parler d’une soirée mémorable lors d’un de ses concerts au Théâtre de Verdure. Une image de cette époque s’impose, celle de ma Cathy d’à peine deux ans attaquant les vagues à la Paiole en chantant à tue-tête « jolie bouteille, sacrée bouteille, veux tu me laisser tranquille ».
Pourquoi, me direz-vous, évoquer ici et maintenant ces souvenirs ? Depuis hier, en fait, trotte dans ma tête un refrain qu’il avait adapté d’une chanson de Pete Seeger : « on avait de la flotte jusqu’à la ceinture et ce vieux c… a dit d’avancer ». Elle se conclut, de mémoire toujours, « La morale de cette histoire, je vous la laisse deviner… Chaque fois que j’ouvre mon journal, je pense à cette traversée… »

28 février 2009

On n’en est plus à un mensonge près !


Décidément, on a parfois tort de suivre ses intuitions. J’avais, en effet, proposé à Paul de l’accompagner pour soutenir notre défense devant la commission nationale des conflits qui se réunissait hier vendredi pour statuer sur la demande de recours adressée au national après la suspension pour deux ans de mes 11 colistiers socialistes.

Pour mémoire, nous avons été traduits pour avoir désobéi, en toute connaissance de cause, au diktat imposé par le premier fédéral socialiste qui, par une erreur d’analyse politique majeure, nous a empêché de mener une liste d’opposition PS-PC à la bataille des municipales en nous sacrifiant sur l’autel d’un accord départemental de pure forme, dont nous n’avons d’ailleurs vu la trace qu’aujourd’hui même. La commission nationale que nous avions saisie après la décision de la commission fédérale des conflits en octobre dernier, juste avant le congrès, se réunissait donc hier à Paris.
Or, les entretiens que Paul a eu à deux reprises avec le secrétariat de la dite commission nationale l’avaient un peu surpris : les errements manifestes de la tenue de cette commission leur apparaissaient somme toute « normaux» ! Au regard de ses éléments, nous avons convenu qu’un déplacement à deux était inutile : si l’histoire est jugée d’avance, autant limiter les frais et s’épargner une perte de temps et d’énergie improductives.
Mais ce matin, devant le récit que vient de me faire Paul de la séance, la moutarde me monte à nouveau au nez et je regrette du coup de n’avoir pas fait le déplacement jusqu’à la capitale. En effet, voilà-t-il pas que notre accusateur fédéral, jamais en retard, l’animal, d’une approximation valant vrai mensonge, évoque l’entretien que j’ai eu avec lui, très longuement, dans son bureau de l’hôtel de région, au cours de laquelle il m’a décrit, non moins longuement, les horreurs qui m’attendaient puisqu’il allait être obligé de m’exclure, en m’incitant à prendre patience 6 ans : « le PC est mort, tu te présenteras dans 6 ans » (oubliant par là-même l’accord qu’il avait signé avec le leader du MRC pour « son boulot de dans 6 ans » (pour paraphraser les Guignols avec Chirac…) sans bien sûr nous en avertir ! Bah ! Il n’en est plus à une trahison près). Il n’a pas compris, mais comment pourrait-il le comprendre, que ce n’était pas une récompense, de se présenter mais l’engagement d’une équipe ! Ne parlons pas de la fin de notre entretien, quand il a compris que je ne pouvais pas céder, qui s’est conclu par une accolade d’adieu, les yeux remplis de larmes de crocodile…
Mais donc, lancé dans l’évocation de cet entretien en tête à tête, il s’est permis de dire devant la commission nationale, (bien sûr, personne d’autre que moi ne pouvant le contredire), qu’il m’avait alors montré le fâââmeux accord signé avec le PC, miraculeusement réapparu au cours de la commission des conflits fédérale et dont un exemplaire daté ( ?!) a enfin été remis hier à Paul !
Je regrette de n’avoir pas fait le déplacement pour l’entendre, de mes propres oreilles, (et en me regardant dans les yeux ?) proférer un tel mensonge sereinement, comme il en a, nous le savons, la pratique ! Je ne sais encore quelle sera la décision de la commission nationale des conflits et je ne veux pas en préjuger mais, si comme je le redoute, les jeux sont faits, ma décision est prise.
Si les hommes politiques du PS sont aussi capables de mensonges que les autres, et que le national les cautionne, alors, je serai contente de ne plus en être et ma suspension de deux ans sera abrégée par ma démission définitive. Comment admettre que l’on ne soit pas indigné par de tels comportements ? J’entends d’ici certains dauber : « ils font tous cela et pourquoi pas, si un bon mensonge permet d’obtenir un bon accord, etc. ». Toutes ces pratiques alimentent le « tous pareils » et je trouve cela, pour ma part, insupportable.
J’ai, pendant des années, soutenu que l’on pouvait faire de la politique de façon propre et honnête, cela a alimenté mon combat pendant des années et m’a valu, sans nul doute, le mépris de « ceux qui jouent dans la cour des grands » et les ont convaincus que l’on pouvait aisément nous manipuler et nous gruger. Nous avons, quelquefois, sauvé la mise de ce personnage, appelé dans cette rubrique le « grand malfaisant », en le soutenant par notre vote en congrès quand il était attaqué et il avait dit à l’époque, (n’est-ce pas Stéphanie ?), qu’il saurait s’en souvenir… L’histoire nous a montré comment !

14 janvier 2009

S'il faut sortir du silence...


Un ami me signale aujourd’hui, mercredi 14 janvier, un post mis sur le site du PCF en réponse à un message mis sur mon blog… le 10 décembre, soit plus d’un mois après qu’il soit resté en première page, tant l’envie d’écrire ne me démangeait pas ces temps-ci (et pourtant, me voilà traitée de « commère » (bah, sans doute la volonté d’utiliser la langue de La Fontaine pour féminiser le terme de "compère" qui a un côté malsonnant, mais bon !). Je ne voulais pas répondre mais je suis abasourdie devant tant de petitesse… mais on sait d’où cela vient, de ceux même qui ont aidé mon ancien parti à me mettre la tête sous l’eau !

Amalgamer la décision du TA, qui vient d’une erreur « substantielle » de procédure, au fait que nous avons perdu l’élection relève de la mauvaise foi la plus effarante ! C’est bien leur façon de raisonner, on prend la conclusion et on en tire l’histoire. Et ce n’est pas le niçois utilisé pour faire peuple qui changera quelque chose, tout cela me conforte dans le fait que nous avons bien fait de persévérer, quitte à perdre l’élection (qui le contesterait ?) plutôt que de nous associer à ces compagnons de la "guigna faussa".
Apprenez, mes ex-camarades, que si j’ai mis ce message sur mon blog, c’est parce que je savais que cette décision vous remplirait de bonheur et de satisfaction… Mais votre temps de réaction est à l’image de votre fonctionnement, toujours un peu décalé !!

10 décembre 2008

Dernier avatar…


Nous attendions la décision depuis un moment, à vrai dire depuis que notre compte de campagne a été refusé par la commission nationale (CNCCFP). Nous avons eu beau, au préalable, tenter d'expliquer à la commission, par avance , notre erreur, dès l'envoi du dossier, lorsque nous avons réalisé que nous avions bien accompli les formalités nécessaires mais pas au bon endroit, plaidé notre bonne foi évidente, et le fait que nous n'avions, ce faisant, lésé personne.
En deux mots, notre crime : nous avons, bien évidemment, désigné un mandataire financier au mois d'octobre 2007. Nous en avons informé la banque en ouvrant, comme le veut la loi, un compte spécifique, en déposant à sa demande, les deux courriers indispensables, celui du candidat et celui du mandataire qui accepte la mission, sauf que… cela n'a pas été déposé en préfecture !
Nous avons découvert cette lacune au moment de l'envoi à la commission, dès le mois de mai, et nous avons immédiatement contacté le correspondant local de la commission par un mail, suivi d'un contact téléphonique. Celui-ci pensait que, du moment que les bonnes formalités avaient été faites et les comptes tenus régulièrement, la commission pouvait valider notre bonne foi.
Las, trois fois hélas, la dite commission a finalement rejeté le compte pour ce qui est, semble-t-il, un élément substantiel. Ce rejet est automatiquement transmis au tribunal administratif qui statue sur la faute commise et si elle l'a été de bonne ou de mauvaise foi : ce genre d'erreur n'est pas compatible avec un dépassement des dépenses autorisées, par exemple, qui aurait pu pénaliser les autres candidats et nous n'avions, évidemment, aucun intérêt à ne pas déposer le mandataire en préfecture, sauf l'ignorance de cette formalité, que personne ne nous a signalé, même au moment de la liste en préfecture, le 14 février, où c'était encore possible. Lors de la séance d'audience au TA, le commissaire du gouvernement a reconnu la parfaite tenue de notre compte, notre parfaite bonne foi… mais force reste à la jurisprudence !
La sanction est donc tombée : je suis inéligible pour un an ! De fait, ça tombe bien, je me suis démissionnée moi-même, pour d'autres raisons, certes mais, bon, j'aurais préféré, tout de même que l'on reconnaisse mieux que cela la qualité de notre travail.
Cela aura, du moins, le mérite de faire plaisir à nos adversaires, ce qui, notons-le, par ces temps difficiles, n'est pas si courant… À toute chose, malheur est bon !

22 novembre 2008

La tragi-comédie est terminée…

Il y aura tout eu dans ce mauvais scénario qui a pourtant fasciné les medias et que je n’ai pu m’empêcher de suivre, même de loin, (comment se refaire ?). De loin, puisque, en tout déni du droit et des règles du parti, nous, les exlus devenus suspendus et ayant porté recours suspensif à cette suspension (vous suivez ?), n’avons pas pu participer au vote, n’étant pas réinscrits sur la bible Rosam (le fameux fichier national des militants, (pourtant facile à modifier rapidement quand on le veut, comme le relatait, récemment, Le Canard Enchainé.)
Bien sûr, le devenir de ce qui fut mon parti m’intéresse, je n’y ai pas milité tant de temps sans en garder des séquelles… Cependant, au vu du résultat, alors que j’ai toujours milité pour les courants au sein du parti qui permettaient échanges et débats, je pense maintenant que la sagesse serait que ce parti implose, pour que les choses soient enfin claires. Au-delà des personnes, le TSS m’a un peu énervé, je dois dire, alors que sur le fond, elles défendent la même chose en dehors des alliances et là, je pense que Ségolène est la plus réaliste. D’ailleurs, Aubry est d’accord là-dessus aussi si on sort de la langue de bois et que l’on est réaliste : une partie du centre gauche nous sera nécessaire si nous voulons un jour revenir au pouvoir, compte tenu de l’état du PC et de l’extrême gauche, même requinqués grâce à la crise. Si donc des gens qui sont allés s’égarer chez le Modem votent pour nous, je n’y vois pour ma part aucun inconvénient.
Ces raisons là m’auraient sans doute, quelles que soient mes idées, conduite à voter pour Ségolène, que je trouve, par ailleurs, bien entourée d’une équipe (tant pis pour le grand malfaisant, nous étions quelques uns dans cet état d’esprit parmi les exclus et compte tenu du très très faible écart entre les deux candidates…).

En tout cas, si le parti explosait, et quelle que soit la décision du national à notre égard, je pourrai à nouveau militer… dans le parti où le grand malfaisant ne sera pas ! C’est pour moi un préalable !

11 novembre 2008

Lettre ouverte


Voici le texte de la lettre ouverte que j'ai adressée hier soir au premier secrétaire fédéral, écrite sous le coup de la colère qui m'a saisie en rentrant de la mascarade de congrès de Valbonne. Comme souvent, il me suffit d'écrire pour me calmer mais, après réflexion, j'ai finalement décidé de la lui adresser, en même temps qu'aux sections du département : il me semble nécessaire que les militants nouveaux (entre ceux qui sont exclus et ceux qui sont partis, il y a évidemment un boulevard !) sachent ce qui se passe réellement. Ma liste d'adresses mail étant souvent obsolète, je pense nécessaire d'utilier le blog pour sa diffusion (j'ai bien entendu les menaces proférées à la tribune mais il faudrait prouver que je ne dis pas la vérité exacte des faits tels qu'ils se sont déroulés).


La Trinité, le 8 novembre 2008

Lettre ouverte au Premier Secrétaire Fédéral

Patrick,

Je t’adresse cette lettre ouverte, en sortant du congrès de Valbonne où, sans doute naïvement mais c’est une de mes caractéristiques, j’espérais de ta part un minimum d’honnêteté, pas jusqu’à aller reconnaitre que tu avais commis une erreur mais, au moins, un mot de regret… Il n’en fut rien, loin s’en faut, juste de la morgue et un sourire moqueur tout le long.
Tu peux te targuer, en effet, des 70, voire 80 % de votes favorables à ton rapport fédéral mais je ne suis pas sûre que le score eut été le même si le rapport avait été lu et si le débat avait eu lieu avant le vote : en dehors des 44% de la motion E, qui te soutenait forcément (et je préfère ne pas en analyser les raisons), je pense que la plupart des autres, comme je l’ai fait jadis, font confiance par principe, parce qu’ils ne connaissent pas le dessous des cartes.

Si je choisis de m’adresser à toi de façon publique et plus personnalisée, c’est qu’au réquisitoire brillant de Paul, tu as répondu par des mensonges patents, et tu le sais parfaitement puisque, pour faire bonne mesure, tu as cru bon de nous asséner des leçons sur le respect de la conduite à tenir : je ne sais pas si tu penses à la présidence en te rasant le matin mais j’espère que tu aimes le visage qui se reflète dans la glace et que ta conscience ne t’empêche pas de dormir.

Si je dis mensonge, c’est que, tu le sais parfaitement, c’est par le PC trinitaire, avec qui nous étions en négociation, que nous avons appris ta décision de nous sacrifier allégrement sur l’autel de ce fameux accord départemental. Tu as affirmé à la tribune, avec un mouvement de menton à la Déroulède, nous avoir consultés. De fait, c’est seulement après notre refus de céder à cet ukase que tu nous a convoqués à la Fédération en présence du véritable responsable de l’opération. Je n’appelle pas vraiment cela de la concertation, et vous n’avez pas une seconde eu l’intention de nous écouter ou de nous comprendre.

Pour ma part, c’est pour respecter, précisément, la parole donnée à mes camarades au lendemain de la défaite de 2001 (de 5 voix, comme tu le dis, en omettant une fois de plus que nous avions tous pris notre part du travail accompli pendant les 3 mandats effectués en liste d’union avec le PC) : je m’étais engagée non pas à partir sans le PC mais devant le PC , ce qui au vu de tous les résultats des élections précédentes était légitime.

Je n’aurais plus pu regarder mes camarades en face, c’est ce que j’ai tenté de t’expliquer lors du dernier entretien que nous avons eu à ce sujet mais, à l’évidence, tu ne l’as pas compris, sans doute parce que tu ne sais pas ce qu’est le respect de la parole donnée (et pourtant tu avais un engagement vis-à-vis de Stéphanie, si tu cherches dans ta mémoire, tu devrais t’en souvenir…) cela ne t’a pas empêché de la traiter tout aussi indignement pour l’élection cantonale.

Votre décision de nous contraindre à partir derrière le PC était injuste et personne chez nous ne l’aurait accepté après trois mandats où nous étions de plus en plus laminés, notamment dans la communication (mais pas dans le boulot, contrairement à ce que tu as laissé dire). De plus, cela tenait la route parce que l’on sait très bien qu’une commune perdue par le PC n’est jamais reprise par eux, sauf dans le cas d’une candidature socialiste en tête.

Dans ce fameux accord départemental dont tu nous as vanté les vertus, le PC devait pourtant ne pas se présenter à la cantonale si tu lui donnais l’investiture PS, ce qui a été fait, pourtant. Si tu l’avais vraiment signé, c’était un accorde de dupes : ils ont présenté des candidats partout où ils en ont eu envie, et notamment dans le 13e canton, pour ce que je connais seulement et on a vu le résultat avec la candidature d’Adeline Mouton contre ton ami et sa suppléante Stéphanie.

Tu as donc, sciemment et pour un accord qui aurait pu n’être que niçois sans problème, pris la responsabilité de naufrager définitivement la gauche dans ce secteur en cédant à leur chantage : sans ce sacrifice que tu exigeais, ils auraient fini par céder, j’en suis sûre pour les avoir pratiqués pendant 12 ans personnellement.

C’est aussi et surtout cela que je ne peux avaler et que je voulais te dire, et faire connaitre à mes ex camarades, quel que soit le détachement que j’ai pris désormais vis-à-vis d’un parti qui tolère un premier fédéral capable d’exclure ses militants les plus fidèles et qui en est fier, et d’un parti national qui laisse perdurer de telles féodalités sans réagir.

Je reste socialiste de cœur mais je me demande ce que cela va vouloir dire dans l’avenir et je suis sûre qu’il y a ailleurs d’autres porteurs de mes valeurs.


Jaky DELAHAYE
Membre du Parti Socialiste depuis 1978
Maire adjoint La Trinité de 1989 à 2001
Conseillère municipale d’opposition 2001 à 2008

19 octobre 2008

Inacceptable ?


Entendu tout à l’heure, sur un magazine d’infos de la 2, Nadine Morano, fidèle zélatrice du président, évoquant le match France Tunisie de la semaine dernière, utiliser le terme d’inacceptable.
Objet du scandale, les sifflets pendant la Marseillaise chantée par Lam, dont le gouvernement a convenu qu’il fallait châtier sévèrement les auteurs et désormais, arrêter le match en cas de récidive.
Fort bien, si on veut affronter le ridicule de chercher les coupables parmi 80000 spectateurs, mais s’interroge-t-on vraiment sur les raisons de ces sifflets ?
Je voudrais, sans faire de commentaires plus avant sur cet incident regrettable mais auquel on pouvait s’attendre, évoquer le récit indigné qu’une amie d’origine algérienne me faisait le lendemain même, mercredi, jour où tous les media revenaient sur cet incident.
Les parents de Samira, ingénieur chercheur à Sophia qui demeure sur le parc, souhaitent de temps en temps venir voir leur fille pour une semaine ou deux.
Pour cela, Samira a l’habitude, il faut demander à la commune un certificat d’accueil, puis, ensuite, l’expédier à ses parents qui peuvent alors faire la demande de l’indispensable visa, qui ne leur est pas forcément accordé mais passons.
Quelle ne fut pas la surprise de son mari, venu demander en mairie le fameux certificat : non seulement le prix du timbre fiscal a triplé, passant de 15 à 45 € (valable 3 mois…) mais il faut maintenant fournir un tas de paperasses supplémentaires : outre l’acte de propriété de sa maison, on lui demande la surface, avec le plan et, tenez vous bien, 3 bulletins de salaire.
Il se trouve que le mari de Samira est reconnu adulte handicapé, il n’a donc pas de bulletins de salaire et c’est donc une gifle supplémentaire pour lui : il ne peut pas accueillir ses parents en visite sans l’aide de sa femme, qui devra trouver un moment sur son temps pour un rendez vous en mairie pour le fameux sésame qui ne servira peut-être pas !
France, terre d’accueil, disait-on autrefois : c’est bien fini grâce aux derniers décrets Hortefeux ! Autant dire directement : « ne venez pas, on ne veut pas de vous ! »
Et pourtant ses parents ne sont pas des terroristes, ils n’ont pas l’intention de coloniser la France, son père est médecin en retraite, ils ont tous leurs biens en Algérie, et veulent juste voir leur fille. J’ai honte, parfois, et de plus en plus souvent, de ce que devient mon pays et si je n’approuve pas les excès et les sifflets, parfois, je comprends que l’on soit tenté de siffler ce symbole vibrant de notre accueillant pays.
Pourquoi ce récit ? Devant la colère teintée de peine de Samira, au vu des tracasseries qu’on lui fait subir, j’avais envie de témoigner, même si cela ne change rien, cela veut dire : « je te comprends ».

17 octobre 2008

Conseil municipal hier soir à La Trinité


Chaque fois que je le peux, bien qu'étant maintenant hors du coup, je trouve intéressant et amusant pour ma part d'assister aux conseils en spectateur, on voit les choses sous un angle différent, notamment en connaissant le dessous des cartes.
Seul ordre du jour hier soir : le passage en communauté urbaine. Habituel ferraillage entre le maire et l'alliance Modem - PC (vous avez dit la carpe et le lapin ?) militant à toutes forces pour la mise en place d'un référendum, avec un déploiement d'énergie étonnant.
Pour exister, faut-il à tout prix s'opposer, même contre ce que l'on trouve positif ? C'est sans doute une posture, pourquoi pas ? Etonnant argument du Modem, tout de même : on ne peut pas faire confiance à la communauté urbaine puisque l'agglo n'a pas tenu ses engagements sur le tram. OK, restons en agglo : aurons-nous davantage le tram ? J'en doute, sauf peut-être si nous nous battons tous en tirant dans le même sens, mais cela, à mon sens, n'a rien à voir avec la CU, sauf à dire : "vous voyez bien que ce sont des menteurs, ils nous appâtent et après, on n'aura rien".
Alors, restons comme on est, c'est mieux ! De toutes façons, comme l'expliquent nos duettistes : ces "pauvres" trinitaires (quel mépris pour eux !) ne savaient déjà pas qu'on était en agglo (depuis 2002, quand même !) et on veut les faire passer en CU sans les consulter ? Scandaleux ! Si on attend qu'ils se réveillent, les trains, (en plus du tram), nous passeront sous le nez… Etonnant aussi d'entendre les explications alambiquées sur ce point du représentant de Chevènement, dont on sent bien qu'il est assis entre deux chaises, ce qui n'est pas confortable, convenons-en !
Si c'est avec ces arguments qu'on fait signer les gens, je pense qu'il n'y a pas de quoi être fiers.
Auront-ils les signatures suffisantes pour exiger ce référendum, c'est possible et les référés qui vont être tranchés peuvent aussi arrêter efficacement la procédure en cours. C'est même assez probable et alors, ce sera une belle victoire de la démocratie, que je ne leur souhaite pas : avoir fait perdre quelques millions d'euros, puisque de toutes façons, la communauté urbaine se fera, à plus ou moins long terme, mais en passant sous le nouveau régime prévu à partir de 2009, avec moins de dotations évidemment, mais la démocratie sera sauvée !!
Pathétique et pitoyable, il faudra bien en répondre aussi, un jour, devant les électeurs…

21 septembre 2008

Beau dimanche de campagne...


Intéressant, le résultat de cette journée d’élection sénatoriale, et à double titre : tout d’abord, une satisfaction : même si je suis en froid avec la plupart des responsables fédéraux en ces temps de suspension, je me réjouis sincèrement de la victoire de Marc (je ne suis pas sûre que le résultat serait identique si la tête de liste avait été autre) : Marc est quelqu’un de solide, qui tout en affirmant clairement son identité socialiste sait accompagner sa commune dans le 21e siècle. En outre, il sait entendre les problèmes de ses administrés valbonnais, et j’ai en tête quelques exemples précis qui me le prouvent.
Autre leçon intéressante à tirer de cette journée : toutes proportions gardées, ça paie de résister au PC au lieu de céder à ses coups tordus (dont le bénéficiaire supposé, personnalité tout aussi estimable, n’était semble-t-il, pas informé et n’avait rien demandé) !
Quel dommage que cela n’ait pas été entendu plus tôt par les mêmes instances fédérales, quand son chantage s’exerçait sur La Trinité, l’histoire eut sans doute été différente…

13 septembre 2008

Un seul jour serait un jour de trop !


Ainsi, les dés sont jetés, nous avons vu que c’est bien, in fine, comme je le laissais entendre fin août, la figuration qui l’a emporté : nous sommes « suspendus » deux ans après avoir été « réputés exclus » à vie ! : beau progrès en vérité, (si l’on pense que le parti existera encore d’ici là, au train où va la décomposition des principes).
Je le dis à certains ex camarades qui m’ont appelé en disant vouloir « réduire » la peine : ce n’est pas la durée qui compte mais le principe, ne serait-ce qu’un jour serait un jour de trop ! Si des responsables n’entendent pas cela, c’est que l’avenir du parti est bien sombre et la recomposition bien mal envisageable.
Ce n’est pas, de fait, l’argumentaire et le dossier précis et circonstancié que Paul a présenté au nom des 12 exclus (de fait imparable parce que totalement le reflet de la réalité) qui a été mis en brèche mais le jeu était bien ailleurs et bien au-delà de nos modestes personnes. Et, coup de théâtre final, figurez-vous que, pour prouver que nous sommes de gros menteurs, l’ACCORD que l’on cherchait partout est ressorti d’un chapeau, comme par miracle ! Bizarre, le désordre qui règne dans cette fédération, presque un an pour retrouver un accord perdu, c’est pas mal, en effet ! Peut-on, sauf si on le veut, se laisser berner par de tels stratagèmes ?
Le grand malfaisant a gagné, pour l’instant, mais c’est une victoire à la Pyrrhus et elle ne lui portera pas chance, j’en suis tellement convaincue que je n’ai pas de rancune, juste de la colère de voir qu’on laisse faire ce genre de choses sans broncher.

12 septembre 2008

La mémoire collective et le quotidien....


Au-delà des dates marquantes de notre vie personnelle, qui sont des repères forts, il est des évènements dans la mémoire collective qui permettent de dater précisément le lieu où l’on était à l’époque et ce que l’on faisait, avec qui on se trouvait : ainsi, j’en discutais l’autre jour avec mon Nicolas qui se souvient de ce qu’il faisait le 11 septembre 2001, et de la façon dont il a ressenti, comme tous les enfants, ces images qui repassaient en boucle sur toutes les chaînes de télé. C’est évidemment variable selon l’âge et la sensibilité aux évènements.
Naturellement, je pourrais en trouver d’autres mais les deux évènements qui m’ont vraiment marquée, le plus ancien pour moi est l’assassinat de Kennedy, les images fortes du président assassiné dans sa limousine, et celles, orchestrées par son épouse, de ses obsèques, avec le salut du petit garçon devant le corbillard de son père, images destinées à frapper l’opinion, bien sûr, mais qui n’en restent pas moins émouvantes parce que ressenties par tout un peuple.
La suivante, encore un 11 septembre, un matin de rentrée scolaire 73 (elle était plus tardive…) où nous avons appris, le cœur serré, « l’assassinat suicide » de Salvador Allende, et avec lui, la mort de l’espoir et le début des années noires pour tout un peuple.
Hier, jour de rentrée pour le conseil municipal, jour de présentation des motions sur la section rescapée de La Vallée du Paillon, et réunion du conseil syndical dans ma copropriété. Comme toujours, il faut choisir et le choix est presque naturel pour moi : c’est le spectacle du conseil municipal que je choisis, d’une saveur différente selon qu’on le vit autour de la table ou dans l’assistance… Le spectacle était bon hier soir, et je ne regrette pas d’avoir démissionné, quelle qu’en soit la frustration, pour laisser ma place à mon colistier, qui défend parfaitement bien ce que j’aurais voté moi-même, avec l’avantage de n’avoir pas à se concerter avec quelqu’un d’autre que lui-même, bien qu’il sollicite toujours mon avis, nous agissons en parfaite symbiose, je le dis parce que je sais que la question se pose pour certains

29 août 2008

Désaveu, régularisation... ou figuration ?

Etonnant courrier recommandé, que j’ai dû aller chercher à la poste, évidemment, émanant de la fédération du parti socialiste.
Tiens, ils m’écrivent encore, je croyais qu’ils m’avaient viré…
De fait, ô surprise, on me convoque, avec mes colistiers encartés, à une commission fédérale au cours de laquelle je suis supposée venir me défendre et présenter mes arguments !
Elle est forte, celle-là !
Au moment des élections, après m’avoir une première fois convoqué en commission des conflits, on l’annule puis on nous vire, en février, au nom d’un merveilleux article 11 des statuts, découvert in extremis et qui ne nécessite plus de commission puisque nous désobéissons à une injonction du premier fédéral, ce qui est sanctionnable immédiatement et sans autre forme de procès.
(Tiens, pourtant, il n’a pas été appliqué aux militants du non qui ont désobéi au moment de la campagne européenne aux instances nationales et fédérales – un certain même était signataire de notre lettre d’exclusion, manque pas d’air – mais, bon, on a pris acte).
De fait, la première commission des conflits avait été annulée après que nous ayons demandé que l’on nous transmette copie de l’accord signé avec le parti communiste départemental auquel nous avons désobéi. Nous ne l’avons bien sûr pas eue.
Aujourd’hui, donc, nous sommes convoqués, en fait, à la demande du national qui aurait refusé notre radiation au titre de l’article 11… Intéressant ! Avec cette convocation, on nous envoie copie de l’accord signé avec le MRC en octobre 2007, accord que nous n’avons jamais contesté et que nous étions prêts à mettre en pratique avant que Ladislas, avec qui nous étions en contact, choisisse de traverser la rue pour obéir, lui, à cet accord avec le PC que nous n’avons jamais vu… parce que je reste convaincue qu’il n’existe pas, sauf de façon verbale entre quelques compères, de même que les compensations que l’on nous avait annoncées pour nous faire rentrer dans le rang n’ont jamais été respectées, comme par exemple, le soutien PS aux municipales au PC contre le soutien PC aux cantonales pour le PS. Nous avons bien vu Patrick Allemand donner le logo et le soutien au PC mais il y a eu une candidature PC contre celle du PS dans le 13e (cela étonne quelqu’un ?)
Je ne pense pas me rendre à cette commission des conflits, qui ne fera qu’entériner la décision prise alors en toute iniquité, (comment se déjuger d’une mauvaise action autrement qu’en la prolongeant ? ) mais je trouve ce rattrapage amusant…
Et puis, voyez-vous, le mal est fait et si on me réintégrait dans le parti, mon premier geste serait de déchirer ma carte, car bien que me sentant toujours socialiste de cœur et sachant bien que nombre de mes camarades sont des gens sincères et honnêtes, j’aurais un peu de mal à vivre à comprendre que l’on tolère de tels agissements et qu’on accepte d’être représenté par des gens qui sont capables de telles magouilles.
J’avais bien expliqué aux instances fédérales que je ne démissionnerai pas et qu’il leur faudrait aller au bout de leur logique et m’exclure pour voir s’ils en seraient capables, j’ai vu. Cela me suffit. J’ai milité et soutenu ce parti, loyalement et fidèlement, depuis une date tellement lointaine que je n’en ai plus le souvenir précis, cela doit dater de 76 ou 77, finalement, cela suffit.

28 août 2008

L'arroseur arrosé...


Depuis mon retour sur La Trinité, après une longue période d’abstinence informatique, j’hésitais un peu à reprendre ce blog qui est fait d’états d’âme de tous ordres. J’ai donc fait une pause d’une semaine fort agréable (plage, sieste, bouquins, retrouvailles en famille). Et voilà-t-il pas que ma vigie favorite me signale, ce jour, un écrit du grand malfaisant (j'aurais bien fait un lien sur son message mais je l'ai viré de ma liste de liens - il s'en fout mais on a sa dignité - et puis je sais que mes lecteurs perspicaces savent de qui il s'agit), écrit, disais-je, qui vaut son pesant de cacahuètes, m’incitant tout de go à reprendre mon clavier.
Ce brillant stratège s’étonne du « mauvais coup » que lui jouent ses alliés communistes en publiant leur liste pour les élections sénatoriales, sans l’avoir consulté, voyez donc, et au mépris de tous les sacrifices qu’il leur a consentis en nous assassinant à leur profit et en dépit de tout scrupule moral. Dirais-je malgré toute l’amitié que j’ai pour Marc DAUNIS, le maire de Valbonne qui est tête de liste, que je trouve tout cela pitoyable et un peu risible, si ce n’était plutôt à pleurer ? De toutes façons, les élus communistes trinitaires voteront pour leurs candidats, et le seul socialiste qui a survécu au massacre a été viré, cherchez l'erreur, et je peux imaginer que son vote n'ira ni aux uns ni aux autres (mais je ne suis pas dans le secret des dieux et moi qui ait démissionné, je ne voterai donc pas, pas de souci de conscience, si j'en avais eu un seul).

19 juillet 2008

État des lieux


À l’heure où chacun pense à ses vacances, qu’il ait ou non les moyens de partir loin (carburant, hausses des prix tous azimuts : nous avons encore la chance de vivre une région où l’on n’a pas vraiment besoin de partir pour se sentir en vacances) ou reprend déjà le travail, il est une catégorie un peu à part qui réfléchit qui potasse les 21 contributions du congrès, qui essaie de trouver sa cohérence et la logique qui va déterminer son vote. Socialistes, mes amis (j’exclue évidemment de ces termes les quelques malfaisants qui nous ont cassé la baraque et, naturellement, le responsable en chef, le malhonnête, dire son nom est inutile pour les lecteurs fidèles de ma chronique, point n’est besoin !), je contemple avec un brin de nostalgie un peu blasée les jeux qui sont en train de se dérouler à La Rochelle, que je suivrai de loin, comme je l’ai toujours fait d’ailleurs...
De toutes façons, les paris sont ouverts entre nous pour savoir à quelle date le grand malfaisant va lâcher l’écurie qu’il a choisie du bout des lèvres, pour ne pas avoir l’air de trahir tout de suite : à suivre…).
Plus sérieusement, puisque j’ai reçu le gros pavé des contributions (bien qu’exclus, nous les avons tous reçues, mais on sait bien que le parti est comme les grands paquebots, il a du mal à changer de cap rapidement), je vais profiter de mon mois de repos forcé pour tenter d’en faire une lecture exhaustive puisque le fait de ne pas voter ne nous empêchera pas d’en débattre avec les encore encartés ou les nouveaux encartés : phénomène intéressant, la démarche ignoble du grand malfaisant a suscité des adhésions nouvelles et même des ré-adhésions d’amis fidèles et de valeur qui s’étaient éloignés : bienvenue à Joël dans la section de la vallée du paillon !

12 juillet 2008

Vu de la roche Tarpéienne…


Prise entre ma nombreuse famille qui est d’autant plus en demande qu’elle sait que je n’ai plus de responsabilité élective et la charge de travail d’une fin d’année riche en évènements avant les vacances (ma boite est, comme beaucoup d’autres dans le collimateur de la RGPP sarkozienne), j’ai pas mal délaissé la lecture de la plupart des blogs trinitaires. Il est vrai que, parcourus en diagonale (trop longs), certains, au-delà des variations sur la bêtise, l’ignorance, etc. manquent un peu de renouvellement : contrairement à mon habitude qui est de laisser dire, j’ai tenté de laisser un commentaire sur un point qui m’a fait bondir, on verra ce qu’il en advient. Celui de Jean-Paul, évidemment, me ravit toujours par son intégrité, qui agace naturellement, mais c’est normal et c’est fait pour mais pas seulement, cela me confirme que j’ai fait le bon choix.
Je vais plus rarement voir les blogs des responsables départementaux, celui du premier secrétaire est toujours aussi plein de lui-même, normal, par contre le dernier post de Patrick Mottard m’a fait sourire parce qu’il montre bien le jeu d’appareils qui se joue en été, dont il a l’honnêteté de dire qu’il a pu jouer dans cette cour… Je ressens comme lui, mais pas pour les mêmes raisons, le plaisir de la liberté ; se dire que l’on n’a plus besoin de se soucier de savoir dans quel camp se ranger, même si cette liberté n’enlève rien aux convictions permet d’observer d’un œil détaché (ou presque) ces « vacations farcesques », c’est le privilège de la liberté rendue.

24 juin 2008

Le dieu des petits riens


Autre plaisir, depuis que je prends le Sophia Express (bof, express, faut le dire vite !) grâce au relais tram, j’ai beaucoup plus de temps pour lire et au moins les bouchons prolongent le plaisir : je ne peux résister à conseiller aux amateurs une petite merveille qui s’appelle « God of little things », d’une auteure anglo-indienne. Cette histoire où la plupart des personnages sont assez peu recommandables dans l'ensemble à quelques exceptions près, est racontée depuis le prisme de deux jumeaux de 7 ans dizygotes, puisque frère et sœur, avec un style extraordinaire, difficilement traduisible en français des adjectifs composés à répétition… C’est à la fois la société indienne et ses relations avec les anglais, et les conséquences que peuvent avoir sur le destin de deux enfants les hasards "des petits riens". Ce petit bijou d’humour noir et de poésie est un souvenir qui vous accompagnera longtemps.

Et pendant ce temps là...


On ne peut pas tout le temps parler de ce qu’il y a de bas et de laid alors qu’existent des soirées comme celles passée l’autre soir à Mouans chez Mila, avec une vingtaine d’amis vrais, généreux, brillants, drôles, venus de l’ensemble de la France pour le CE et profitant, à travers ce déplacement, pour fêter le départ en retraite de notre grand sage, Yves, dont l’amitié m’a guidé tout au long de ses années adémiennes. Que faut-il pour cela ? Un coin à la campagne, devant une jolie maison construite de la main des habitants, à coup de patience, une soirée d’été où l’air devient respirable, quelques saucisses au feu, les inévitables tourtes de blettes pour France-No (quand les lyonnais découvrent la cuisine niçoise…), du vin rosé pour les uns, mes bulles inoffensives, et l’amitié sincère… Que demander de mieux ?

16 juin 2008

J'accuse...


Je n’ai pas la prétention d’être Zola, loin s’en faut, et je ne m’adresse pas au président de la république, ni même au premier secrétaire national qui n’en a cure mais, juste pour moi-même et mon respect personnel, à la lecture du courrier évoqué plus haut, j’ai envie de le paraphraser modestement pour dénoncer ce que je ne cesserai de considérer comme une infamie :
  • J’accuse le premier secrétaire fédéral d’avoir, par sa seule volonté de pouvoir et son arrivisme forcené, délibérément fait perdre les élections niçoises par le climat qu’il a créé pendant le mandat précédent pour parvenir à ses fins et discréditer le candidat potentiel niçois au lieu de contribuer à unir leurs forces pour tenter de gagner la ville, ce qui était alors possible…

  • J’accuse ce triste personnage d’avoir, pour ce faire, vendu son âme en s’associant à d’autres courants de pensée que le sien, en reniant sa famille politique (mais il est vrai que ce mal devient courant, la trahison est de tous les camps…)

  • J’accuse ce même personnage d’avoir bafoué toutes les règles en acceptant, avec un bureau fédéral restreint et complice, puisque embarqué dans sa campagne, de nous sacrifier allégrement au chantage du PC pour signer ( ?) un accord qui n’a jamais pu nous être communiqué et qui n’a été respecté que dans les seules conditions imposées à la section de La Trinité.


  • Je l’accuse de plus grave encore : après avoir tenté de détourner tous mes ami(e)s sans succès (eux connaissent le sens du mot fidélité !) pour tenir son engagement de mettre des socialistes dans la liste PC, de s’être rendu sur place à l’inauguration de la permanence de campagne de cette liste pour apporter son soutien à nos adversaires, achevant ainsi de brouiller le message pour les électeurs trinitaires déboussolés, notamment par la photo et le texte parus dans Nice Matin sur le sujet.

    Cette liste pourrait s’allonger mais je souhaite m’en tenir là pour l’instant, sinon on pourrait penser que j’exagère, mais chacun de mes termes est vécu et aisément vérifiable.
    Amis socialistes, si cela ne vous révolte pas, c’est que je ne sais plus comment je m’appelle et vous méritez d’avoir ce personnage à votre tête. Je sais que beaucoup d’entre vous militent pour que nous soyons réintégrés mais sachez que, si c’était le cas, je rendrais immédiatement ma carte, ce que je n’ai pas voulu faire auparavant, pour ne pas lui laisser le plaisir d’éviter d’avoir à m’exclure.
    Nous sommes quelques uns à revendiquer cet honneur…

Le coup de pied de l’âne…


C’est comme cela que l’on pourrait qualifier le courrier que vient de recevoir le nouveau secrétaire de section, Paul GUERRIN, élu lors de l’AG extraordinaire de la section de la Vallée du Paillon. Dans ce modèle de langue de bois et d’hypocrisie, le responsable fédéral P. ALLEMAND félicite notre ancien directeur de campagne de son élection et souhaite qu’il ramène "la sérénité" au sein de la section (perturbée uniquement par ses agissements). Il lui rappelle, par ailleurs, que les 12 militants exclus le sont au titre de la désobéissance à un ordre fédéral et que, dans ce contexte, c’est bien définitivement qu’ils sont exclus.
De plus, ajoute-t-il, et c’est ce que j’appelle « le coup de pied de l’âne », « ils n’ont même pas fait 10 % »... Oh, c’est marrant, je te mets un sac sur la tête et, comme c'est curieux, tu ne respires plus ! Incroyable !
C’est au contraire notre fierté, dans ce contexte totalement contraint, d’avoir tenu bon et fait ce score, certes modeste mais rien qu'à nous ! Si, au moins, cette trahison lui avait permis, grâce à l’accord auquel il nous a broyé, de gagner l’élection de Nice, on pourrait non pas excuser mais comprendre : pour ces gens là, seul le résultat compte ! Mais non, après avoir maintenu sa volonté de se présenter à tout prix à Nice malgré la présence de l’élu sortant qui s’est battu tout un mandat et l’avoir poussé à la faute, il a fait moins bien que lui ! Et il vient se moquer ! Il peut toujours le faire, en effet, mais il nous a, en nous excluant, rendu notre liberté de parole ! J’affirme, pour ma part, que lors des prochaines élections régionales, je ferai campagne contre la liste socialiste, ou socialo-communiste si cela existe encore, si elle comporte toujours dans ses rangs ce triste personnage, au nom de la morale la plus élémentaire.

05 juin 2008

Ils ont osé !


J'en avais entendu parler mais je n'y croyais pas, c'est effectivement le journaliste de Nice Matin qui m'a confirmé hier soir la teneur du courrier qui a été envoyé aux sections sous tutelle. Cela ne concerne pas les exclus, nous ne l'avons donc pas eu mais j'ai pu le lire sur le blog de Patrick Mottard. Je ne pouvais imaginer (et pourtant, j'ai payé pour les connaître !) qu'ils tomberaient aussi bas et se figureraient que l'adhésion au parti socialiste valait ce reniement de nos actes les plus mesurés et réfléchis.
Ce qu'ils attendent des militants me fait irrésistiblement penser à la reddition des bourgeois de Calais, les pieds nus et la corde au cou avec les clés de la ville, que Rodin a si magnifiquement illustrée. Que peu de mes ex-camarades aient répondu favorablement à cet appel ne me rassure que modérément : comment cette idée a-t-elle pu germer dans un esprit qui se dit de gauche, j'ai du mal à le concevoir, c'est encore pire que la purge elle-même. Honte à ceux qui ont osé proposer un tel marché, ils ne sont pas dignes du nom de "socialiste". Messieurs du bureau fédéral, "unanimes" une fois de plus, gardez vos certitudes bien au chaud, vous ne serez pas dérangés…

24 mai 2008

Un bienfait n'est jamais perdu...


Il était intéressant de nous sacrifier sur l'autel de l'union avec le PC lors des dernières élections municipales pour obtenir un accord départemental, accord obtenu grâce aux bons soins du camarade Cuturello : pour prix de cette trahison, voilà-t-il pas que les maires PC de la vallée lancent un appel pour le 2e tour de l’élection législative partielle dans la 5e circonscription… à soutenir le camarade Cuturello qui reste seul en lice contre Estrosi ? Que nenni ! Ils appellent à l’abstention ! Il est vrai qu’ils l’avaient déjà fait dimanche dernier alors qu’ils avaient un candidat en lice… On ne plaisante pas dans les relations avec le sieur Estrosi dans la vallée…
Morale de l’histoire : un bienfait est toujours récompensé…

06 mai 2008

J’ai mal à ce qui fut mon parti….


Comme un blessé amputé d’un bras continue à souffrir de son bras disparu, j’ai mal à mon parti, ou du moins ce qui fut mon parti puisqu’à ce jour j’en suis encore exclue.
Pourquoi cette déclaration ? Normalement, un socialiste, fût-il exclu, doit avant tout défendre le parti et ses intérêts, au-delà de sa personne. C’est ce qui caractérise un bon militant : permettre que l’intérêt commun puisse continuer à jouer pour défendre les intérêts des millions de français, qui souffrent aujourd’hui de la politique menée par le gouvernement, qu’ils aient voté pour lui ou pas, ce qui ne change rien au résultat.
Or, la lecture de la « déclaration de principes » du PS, nouvelle mouture, apporte des éléments intéressants par rapport à l’avenir du parti. Il est intéressant de voir que cette déclaration est passée comme une lettre à la poste, même si elle ne sera votée qu’à la mi-juin, après un vote des militants. Mais la messe est dite : le PS refuse de s’installer « dans la posture suicidaire de gardien de musée », qui lui promettrait du même coup « le sort réservé au vieux frère communiste ». Je cite encore le Nouvel Obs : « l’ancien dogme est tombé. Ce n’était qu’un mur de papier. Il n’a pas été défendu. Plus personne n’y croyait. ».
Voilà qui est bel et bon, cela ne présage pas quand on connait le parti, de ce qui sortira du prochain congrès, comme si tout le monde retenait son souffle avant la bagarre. Et surtout, on le voit dans les différents courants, chacun se garde de faire des vagues pour se positionner ensuite dans le meilleur angle d’attaque. Ce n’est pas nouveau, de fait, on le sait, il ne suffit pas d'avoir une carte pour être socialiste, loin s'en faut, alors pourquoi en parler ?
De fait, je veux dire, notamment à l’éclairage de ce qui précède, qu’un parti qui se veut moderne et rénovateur doit faire le ménage dans ses rangs et ne plus tolérer les pratiques que l’on a connues un peu partout en France mais spécialement dans notre beau département des Alpes Maritimes. Notamment, la bataille personnelle qu’a menée le premier secrétaire fédéral depuis deux ans pour satisfaire sa soif de pouvoir personnel : aidé de responsables de courants différents intéressés par ses manœuvres, il a poussé sciemment à la faute son concurrent direct à la mairie de Nice alors que sa responsabilité de premier fédéral aurait dû lui imposer de laisser ses ambitions de côté et d’aider celui qui avait déjà travaillé pendant un mandat avec tous ses partenaires (lesquels partenaires se sont empressés de quitter le navire et de rallier le seul restant légitime aux yeux de la règle d’investiture).
A la minute où j’ai entendu l'annonce du départ de Patrick Mottard sans passer par la case investiture, j’ai su que commençaient mes problèmes et je l’ai annoncé à mes futurs colistiers. Je ne me suis pas trompée. Instantanément convaincu qu’il lui fallait rassembler autour de lui les restes de la gauche épars ici et là, le premier secrétaire fédéral a, immédiatement et sans scrupules par rapport à la parole donnée, cédé au chantage du PC qui n’avait, en échange d’un accord départemental comme seule exigence que la tête de liste à La Trinité (« tu comprends, ils sont sûrs de gagner, ils n’ont perdu que de 7 voix ! »). Nous n’avons pas pesé lourd devant cette aubaine (qui s’est révélée par la suite un marché de dupes au regard de ce qu’ils s’engageaient à céder sur le reste du département… mais bon !). Cela a permis d’achever de brouiller les cartes, en servant nos adversaires, un imbécile (parait-il incontrôlable !) allant même jusqu’à écrire dans un tract – torchon que j’avais été exclue, et sommé de s’expliquer, il ajoutait « parce qu’elle a fait de mauvaises choses ! »
Nous disons nous qu’il s’agit là de fautes majeures, à la fois morales ( ?!) mais surtout politiques qui se traduisent par les résultats que l’on connaît, tant à Nice qu’à La Trinité. Nos efforts pour faire comprendre la situation et expliquer que les options et les engagements du parti socialiste étaient dans notre liste et pas ailleurs ont été vains et les logos portés par la liste PC ont brouillé évidemment noter message.
Pourtant, pas un instant, je ne regrette la belle campagne propre et digne que nous avons menée dans l’adversité, avec une liste de gens solidaires, compétents et qui ne se battaient que pour faire avancer les choses et pas leur devenir personnel.
Mais je dis que l’exclusion qui a suivi notre position ferme est un déni de justice et que ceux qui l’acceptent sans broncher ou en ruminant mais qui maintiennent en place de tels personnages soutiennent en réalité cette faute politique majeure. Ce n’est pas en se débarrassant de tous ses opposants que l’on fait progresser le parti, on ne fait que progresser soi même et ceux qui laissent faire en sont les complices, qu’ils le veuillent ou non. Si on veut rénover le parti, il faut sans nul doute réintroduire un peu de morale et d’éthique, sinon ce ne sera que de la poudre aux yeux.

21 avril 2008

Ironie de l'histoire…


Je constate, non sans un certain amusement, qu'après un peu de retard au démarrage, l'ex dissident de droite (devenu Modem mais est-ce que cela change quelque chose ?) s'est inscrit dans la colonne des oppositions du journal municipal. Pourquoi ce fait, somme toute normal, mérite-t-il d'être noté dans ma petite rubrique ? Juste pour formuler une remarque, sans doute de façon bien mesquine direz-vous, mais bon, de temps en temps, cela ne fait pas de mal !
En effet, dans son blog (du temps où il paraissait), j'ai eu l'honneur, sous des pseudos divers, d'être taxée de collaboration avec le maire par le biais de la tribune de l'opposition, ce que j'avais alors jugé fort injuste (ce n'est pas le seul point sur lequel je m'étais fait écorcher dans ce blog mais celui là était particulièrement idiot). Il est vrai, et je ne sais trop comment il l'a su, que j'ai en effet tenu (seule les 9/10e du temps en signant pour toute la liste d'opposition d'alors), cette rubrique après que nous l'ayons obtenue de haute lutte, à l'époque, puisque le maire s'était excusé auprès des commerçants d'avoir dû nous laisser cette modeste place…
Je constate donc avec un certain plaisir qu'il ne s'agissait de la part de la dissidence que de pur dépit de ne pas y être associé, ce qui était bien normal puisque nous étions la liste d'opposition. Cela démontre bien la vanité de ces accusations, un peu l'attitude du renard de La Fontaine devant les raisins qu'il ne pouvait atteindre "ils sont trop verts".
Nous voyons désormais que ce n'était qu'un mauvais procès puisqu'il ne dédaigne pas, maintenant qu'il peut y accéder, de "collaborer" à la tribune des oppositions. Dont acte et, comme je ne suis pas plus rancunière que cela, bon vent !

05 avril 2008

Les mille et un bonheurs de la vie…


Oui, c’est ce que je ressens en ce moment, par exemple ce matin où ce qui devrait être une corvée, se lever un samedi pour accompagner Ju à son travail en haut de Ste Thècle (je remplace sa mère, partie soutenir la petite aux championnats d’Europe à Clermont-Ferrand (belle place de 2e pour leur compétition en équipe, bravo Marie). En redescendant, dans le soleil et le petit vent frisquet (2° seulement, ce matin, mais un beau soleil, un vrai bonheur) et, pêle-mêle, l’odeur des branches brûlées dans la campagne de l’arrière pays, les coquelicots sur le bord de la route, la perspective d’un bon bain et d’un thé brûlant, le bonheur, vous dis-je… Egalement, la perspective d’un samedi chargé, avec la frangine pour boucler les comptes de campagne, le rendez-vous au local de campagne (non, les colistiers n’ont pas vraiment envie de se séparer et la suite est en route, là aussi un vrai plaisir). Un coucou à faire aux petits qui terminent leur emménagement à Cessole et s’y trouvent finalement très bien, là aussi un souci de moins. Un coup de fil à passer à ma filleule et à sa mère pour les féliciter de l’annonce d’une nouvelle vie, tant espérée et depuis longtemps, qui va remplacer un départ douloureux, selon la loi inexorable de la vie… Que dire encore, mille choses, toutes pleines d’espoir mais cela suffit pour aujourd’hui et il est temps de concrétiser…

29 mars 2008

Une belle aventure !


C’est bien ce que fut cette campagne, menée, de l’aveu de tous, de façon exemplaire, sans doute trop de la part de certains qui pensaient, essentiellement nos soutiens extérieurs mais aussi parfois à l’intérieur pour certains, que nous étions trop peu agressifs.
Il est vrai que je m’étais engagée auprès de quelques unes de nos jeunes recrues, à montrer que faire de la politique, c’est être porteur d’un projet et pas forcément démolir ce qu’ont fait les adversaires, que l’on peut rester propres et ne pas sortir les calibres de la calomnie et de l’insulte.
Ce que nos ex-camarades, dépités de voir que nous refusions leur compromis et que nous nous maintenions, malgré le veto fédéral , a été qualifié "d’aventure personnelle entreprise pour des raisons suspectes" était un vrai projet. Élaboré, pour une bonne part, avec Patrick, que j’avais sollicité et qui avait été tenté par l’aventure, il s’agissait de mettre en place un espace « forum » qui rassemble à la fois le principe d’une maison verte à la Dolto et la cohabitation dans un même lieu d’activités d’écoute et de parole qui soit trans-générationnel. Robert, en tant qu’expert en finances et en travaux garantissait la faisabilité au regard de l’analyse des budgets, conforté par Jean-Paul en tant qu’expert des finances également de par son métier ; s’il est vrai que ce n’est pas ce qui fait « vendre » un projet, c’est pourquoi nous ne l’avons pas développé davantage, constituait pour les familles trinitaires une avancée autre que de la simple consommation d’activités. Ce projet, personnel et en soi peu « vendeur » impliquait évidemment la possibilité d’avoir les coudées franches pour le mettre en œuvre, c’est pourquoi, légitimement, nous voulions avoir la conduite d’une liste pour pouvoir le mettre en œuvre (souvenir des difficultés rencontrées pour mettre en place l’école buissonnière lors de mon passage à l’éducation… projet qui n’a pu être achevé et qui était déjà un embryon de notre projet municipal). Pour le mettre en œuvre et le faire aboutir, il fallait assainir les finances, faire des économies drastiques sur la gestion sans porter atteinte aux services à rendre à la population. Nous avions à la fois la volonté et la compétence de revoir complètement la cohérence du cœur de ville en améliorant les conditions de la circulation de la commune.
Naïfs que nous étions, nous pensions que ce projet pouvait séduire et cela aurait sans doute été le cas si nous avions pu créer la dynamique que nous souhaitions mettre en œuvre en mordant sur l’électorat modéré par ailleurs, cela a été le cas dans d’autres villes, on l’a vu ensuite. Il est vrai que nous sommes dans un département particulier et l’autre erreur que nous avons commise a été de croire que la division à droite nous permettrait de passer le second tour. La responsabilité en est, je le crois fondamentalement, à la campagne ignominieuse menée par le dissident sur la fin de sa campagne, qui a dégoûté une bonne partie de son électorat. Par contre, il a drainé une partie des voix qui auraient pu se porter sur nous si nos messages n’avaient pas été brouillés par les problèmes d’étiquette, bataille de la légitimité dont nous savions dès le début qu’elle était difficile à comprendre et que nous avons perdue.
Nous avons fait aussi le pari de l’intelligence en choisissant la bataille de l’écrit contre celle de l’image, or notre civilisation lit de moins en moins, même dans les moments importants, et les moyens de l’UMP et les réseaux créés pendant 7 ans ont montré leur efficacité.
Cependant, nos presque 10% sont bien à nous, ils viennent de gens qui ont compris notre message, notre sincérité, et cela c’est ma fierté, malgré l’amertume inévitable que je ressens concernant les quelques voix qui ont manqué qui nous auraient permis de retoruver nos deux élus. Pour des raisons d’efficacité uniquement, j'ai choisi de me retirer : je ne suis pas faite pour l’opposition ; j’ai donné pendant 7 ans sans le moindre intérêt : aucune possibilité de travailler en commission dans ce laps de temps, juste de l’opposition stérile. Ma seule activité a été la rédaction de la tribune, avec la difficulté de ne pas pouvoir m’exprimer comme je l’aurais souhaité, puisque nous étions élus dans une équipe plurielle. Dorénavant, Jean-Paul siègera seul, il a davantage que moi l’expérience de l’opposition, et le chemin qu’il a parcouru depuis l’époque où je l’avais rencontré dans l’équipe d’union de la gauche de 89 me garantit de son intégrité morale et il a toute mon amitié. Je le soutiendrai sans faille pendant ce mandat, destiné à préparer l’avenir : les jeunes recrues embarquées avec nous et la dynamique que nous avons créée entre nous, sous l’efficace houlette de Paul, sont trop précieuses pour abandonner le terrain, bien au contraire, nous rebondirons sous une forme qui est déjà en route. Les valeurs et l’envie de servir sont intactes, reste l’étiquette mais cela, comme disait le petit lion ; « c’est une autre histoire » qui dépendra de l’évolution des appareils.

10 mars 2008

Communiqué donné à Nice Matin


Jaky DELAHAYE et son équipe remercient les électrices et électeurs qui ont témoigné, dans un contexte difficile, leur soutien à la liste « UNE VOLONTÉ COMMUNE »
Avec près de 10 pour cent des suffrages exprimés, « la gauche ouverte et responsable » disposera d’un siège au conseil municipal. Il constituera un point d’appui pour défendre, en toute indépendance, les valeurs humanistes et sociales, qui ont été le fil conducteur de notre démarche. Notre volonté est, plus que jamais, de répondre à l’intérêt du plus grand nombre, en liaison avec la réalité fiscale, financière et économique de notre commune.
Avec près de 66 pour cent, les deux listes de droite, bien que divisées, remportent une victoire écrasante dès le premier tour.
Avec près de 24 pour cent, « la seule liste de rassemblement de la gauche », comme elle s’est elle-même qualifiée dans son appel « Aux urnes, citoyens », avec le soutien de 4 partis de gauche dont l’appareil socialiste de Patrick ALLEMAND, essuie un échec retentissant.
Ainsi, après 2001 et 2008, il est clair que ces résultats interrogent la gauche trinitaire sur sa capacité à tirer les enseignements de ces échecs répétés. La réponse ne peut être en aucun cas, comme nous venons de le vivre, dans les manœuvres d’appareil, l’ostracisme, la manipulation, l’exclusion. C’est bien en prenant en compte la réalité de la société trinitaire, telle qu’elle est, et non pas telle qu’on voudrait qu’elle soit, que nous pourrons ouvrir une perspective crédible pour notre ville.
Riches de notre diversité et de notre engagement citoyens, nous continuerons, là où nous sommes : dans les associations, dans les quartiers, au conseil municipal, dans les syndicats, à œuvrer dans l’intérêt des Trinitaires.

04 mars 2008

Grande réunion publique


Notre réunion centrale de fin de campagne aura lieu mardi 4 mars à 19 30 en salle du conseil municipal de la mairie de La Trinité. Tous les trinitaires qui le souhaitent sont invités à y participer et, pour information, les interventions et débats seront traduits en langue des signes. Nous vous attendons le plus nombreux possible et nous ne manquerons pas de répondre à toutes les interrogations que vous pourrez formuler sur notre programme accessible ici .

08 février 2008

Sans commentaires


Vu le nombre de connexions ces jours ci à mon blog, je sens bien une attente de réaction à la pathétique lettre ouverte du PC diffusée sur la commune : la seule que je m’autorise est la distribution, depuis cet après midi, du programme (accessible ici ) que nous avons élaboré pour étayer notre démarche et notre candidature, et au dos duquel figure la liste complète de mes colistiers… et amis ! Nous l’avons élaboré ensemble, il n’est pas une réponse de circonstance mais un vrai projet, sans promesses intenables, sans démagogie et sans polémique. Je souhaite que chacun en prenne connaissance et nous irons à votre rencontre pour en parler ensemble, plus au contact direct qu’en réunion publique où, en général, quel que soit le candidat, ne viennent que les convaincus ou les contradicteurs non moins convaincus. C’est certes sympathique mais très « mangeur de temps » et peu efficace, mais nous en ferons tout de même quelques unes, pour la forme, en fin de campagne.

03 février 2008

Pitoyable !


Ou à mourir de rire, l’article de Nice-Matin de ce jour, qui me vaut des appels et des témoignages de soutien de socialistes de l’ensemble du département indignés ! En effet, si, comme l’affirme P. ALLEMAND, présent le jour de la présentation de la liste de Gérard Marti , le parti socialiste est sur la liste de Gérard Marti et pas ailleurs, à quoi rime, alors, cet appel de ce dernier qui m’exhorte à rejoindre sa liste, en tant que socialiste ?
Question : que vaut un parti sans ses militants ? Pour quelle raison Patrick ALLEMAND ? (en tant que premier secrétaire fédéral ou en tant que candidat à Nice d’une liste commune obtenue grâce à un engagement équivalant aux 30 deniers de Judas ?) en pleine campagne municipale, après avoir en vain tenté de détourner les militants trinitaires et niçois au profit de la liste PC, décide-t-il de venir en personne, faisant fi du ridicule dans lequel on le place ? Cherchez l’erreur ! De fait, c’est plutôt pathétique, à la fois pour le parti qui déclarait refuser les accords de sommet et pour celui qui représente le parti socialiste à Nice : on murmure qu’il propose au PC des cartes PS pour justifier son engagement… Vous vous souvenez de ce moine de Rabelais qui, voulant se régaler un vendredi d’un chapon, le baptisait poisson ? Toute similitude est nulle et non avenue !

15 janvier 2008

Echos de campagne…


Depuis quelques temps, je parcours régulièrement les blogs trinitaires, et je vous recommande de faire de même. C'est tellement drôle que j'en néglige le mien, complètement bluffée par les écrits des deux rivaux respectifs.
Bon, d'accord, il est vrai que c'est aussi le manque de temps : entre le boulot et la campagne, pas toujours facile de se fendre d'une petite brève quand on court en permanence derrière le temps… Il est vrai que les plumes des deux blogs de droite semblent avoir plus de temps disponible, alors que d'autres doivent assumer plusieurs choses à la fois… Attention, pas question de s'en plaindre à l'heure où tant de gens sont sans travail… et cela permet de relativiser les inepties que l'on peut lire ici ou là !
Jusqu'à maintenant, je notais un silence presque total à mon égard de la part de ces personnages qui écrivent sous des pseudos divers mais avec un style tellement uniforme des deux côtés qu'il est assez facilement reconnaissable, ce qui a au moins le mérite de la clarté. Moi, quand j'écris, et c'est une règle générale, je signe ! C'est évidemment plus facilement attaquable mais c'est un principe.
Or, voilà que je lis, aujourd'hui sur le blog du dissident de droite, des appréciations peu élogieuses sur mes écrits : on aime ou on n'aime pas, c'est sûr, et je ne le demande pas mais quant à me prêter le contraire de ce que j'ai dit, cela m'inquiète pour le degré de compréhension du signataire, anonyme naturellement, dont on comprend qu'il n'aime pas "les enseignants des années 70", de mauvais souvenirs sans doute ! Amusant, cependant, au-delà de la mauvaise compréhension, de lire les intentions que l'on me prête : soit je vais fusionner avec le PC immédiatement, soit je suis alliée au maire sortant (mais pourquoi, alors, chercher tant à me joindre ?)… Peut-être est-ce mon refus d'entrer dans ces combines qui provoque ce tir de barrage ? À suivre… sur les blogs trinitaires, qui remplacent avantageusement "Au théâtre ce soir". Il est aussi fait référence à la tribune du 3V : il me faut apporter une précision que les observateurs perspicaces auront remarqué (grâce aux signatures, évidemment, il faut savoir lire…) qu'elle est l'émanation d'une liste d'union, et que cela bride nécessairement l'expression. D'aucuns s'étonnent que le dissident de droite n'y ait pas sa place mais ce n'est pas de notre fait : nous nous sommes battus pour avoir une expression, cela n'a été obtenu que grâce à l'intervention du préfet et cela nous a permis de nous exprimer sur les sujets trinitaires pour donner notre version des faits, malgré les commentaires qui y étaient accolés. Si le dissident de droite voulait une tribune, ce qui semblerait normal, en effet, rien ne l'empêchait de se battre aussi pour l'obtenir !

02 janvier 2008

Une bonne année 2008 ?


On peut s’interroger, au-delà de la bienséance, du respect de la tradition, voire du côté fun, de l’intérêt de ces vœux que l’on formule automatiquement, à chacun de ceux que l’on rencontre dans cette période de l’année : n’avait-on pas formulé les mêmes l’an dernier, et l’année d’avant et l’autre encore ? La situation du monde, de la France, et en descendant encore un peu plus, de la nôtre au quotidien s’en est-elle améliorée pour autant ? 2007 n’a-t-il pas eu son lot de catastrophes, qu’il est vain d’énumérer tant les media en font leurs choux gras en ces périodes ? Nous avons tous à tous les niveaux des raisons de nous réjouir que cette année soit terminée, et d’espérer mieux pour celle qui arrive.
Certes, l’an dernier à la même époque, en tout cas pour nous socialistes, on espérait encore, même si toutes les conditions étaient réunies pour perdre, que l’année nous serait propice. Mais qui, aujourd’hui, qu’il ait soutenu Ségo ou Sarko, peut dire que sa situation s’est améliorée depuis ? Certes, il faut donner du temps au temps, comme l’a dit un des prédécesseurs, et pas le moins illustre, de notre homme pressé, mais pour l’instant, on ne voit que la potion à avaler et elle est un peu dure, sauf si on était soumis à l’impôt sur les grandes fortunes ou si on a des RTT à vendre… Mais, bon, ne continue-t-on pas, tous les jours, à espérer que le lendemain sera meilleur ? Il est vrai que la dernière dissert que nous avons vue avec Jo traitait de la phrase de Rousseau dans la Nouvelle Héloïse :
« Tant qu'on désire, on peut se passer d'être heureux ; on s'attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge…Malheur à qui n’a plus rien à désirer».
Donc, cela fait partie de notre humaine condition et nous sommes bien dans le sujet : alors, une fois encore, pour tous nos proches, nos amis, tous ceux à qui l’on veut du bien pour une raison ou pour une autre, rêvons à une année 2008 qui voit la réalisation d’une partie de nos désirs, mais pas de tous…
Sinon, qu’aurions-nous à souhaiter l’an prochain ?

06 décembre 2007

Du calme !


Grand silence de ma part depuis quelques jours : je dois dire que la lecture des blogs politiques trinitaires n'incite pas à l'écriture, ces temps-ci : ça chauffe dur sur la toile et les insultes volent bas, y en a pour tout le monde, ne pleurez pas, tous les coups bas sont permis et chacun y a droit… Heureusement, il faut relativiser, ces petites guéguerres ne concernent que très peu de monde et sont destinées à des initiés : la grande majorité des trinitaires l'ignore et c'est tant mieux !
Cela amène cependant une interrogation : n'y a-t-il pas moyen de faire campagne sérieusement, autrement qu'en agonisant de méchancetés gratuites (ou pas ?) l'adversaire que l'on aura en face sous peu ?
Il me semble que la multiplicité des listes est une chance, à la fois pour les trinitaires qui, du coup, auront un éventail de choix plus large, et pour les candidats eux-mêmes, à qui cela devrait permettre de se mesurer et de montrer, au-delà de la partie programmatique qui sera développée en début d'année prochaine par chacun, sa capacité à garder son sang froid : cela devrait faire partie des qualités d'un maire responsable, me semble-t-il, tout autant que ce qu'il va promettre de faire. Je connais peu de gens qui vont dire à leurs électeurs qu'ils vont détourner le bien public à leur convenance personnelle, il faut donc d'autres arguments qu'un simple programme pour juger la compétence et l'honnêteté.

15 novembre 2007

Alea jacta est



Bien, le sort en est jeté, nous franchissons le Rubicond, tous encore plus soudés par l'injustice qui nous est faite, et la référence à Jules César convient pour notre liste : nous voilà village gaulois, puisque nous refusons à l'unanimité l'exigence de notre fédération, qui nous impose, bien qu'investie dans les formes, de céder au chantage de la fédération du PC ! A nous seuls, nous empêchons un accord au sommet (tiens, je croyais que le PC refusait les accords au sommet, alors qu'il a négocié avec notre fédération, dans notre dos, un accord qui nous place en situation identique au précédent mandat). En clair, le PC me veut bien sur sa liste comme force d'appoint, et j'ai alors toutes les qualités, mais si j'ai la prétention de ne pas jouer ce jeu, alors je vais appliquer la politique de Sarko à La Trinité, et je ne suis plus "présentable" … Il faudrait choisir, camarades !
Or, donc, nous choisissons la désobéissance à une consigne injuste et imméritée et, du coup, l'appareil fédéral socialiste va donner son soutien à la liste PC qui sera une liste d'union grâce à quelques "socialistes" dénichés dieu sait où (mais nul doute que la fédé en trouvera). De ce fait, que nous n'avons pas cherché, nous voilà,, du même coup, libérés de pas mal de contraintes…
L'aventure prend donc un tour nouveau, pas de notre fait, et comme m'en préviennent mes camarades, je vais sans doute en entendre de toutes les couleurs (c'est déjà commencé depuis un certain temps, de fait !) mais, ma foi, le jeu en vaut la chandelle, dans la mesure où c'est ce que tous mes colistiers pensent. Nous avons trop bien démarré pour nous arrêter en chemin et puisque le PC ne veut pas entendre raison et accepter le verdict des urnes, comme nous l'avons toujours fait quand la situation était inverse, tant pis, nous irons seuls à la bataille. On ne peut pas imposer une règle quand elle vous convient, et d'un seul coup, quand elle ne vous convient plus, changer la dite règle, un peu facile, non ?

11 novembre 2007

Mon père…


Pourquoi évoquer ce personnage atypique et hors du commun aujourd'hui, en revenant des cérémonies du 11 novembre ? Je ne fréquente pas particulièrement les cérémonies au monument aux morts mais celle-ci est un rendez-vous régulier, et je viens de comprendre pourquoi en évoquant son souvenir avec un ami. Il faut dire que mon père est né juste avant le siècle, garçon unique né du remariage d'une veuve mère de deux filles et d'un veuf père d'une fille également. Cette famille de la bourgeoise lorraine gérait un grand magasin à Compiègne, ancêtre des Galeries Lafayette, dont aurait dû hériter l'auteur de mes jours mais, enfant gâté au possible, il a fait dans sa jeunesse les 400 coups et je me suis régalée, tout au long de mon enfance des récits de ses chahuts et de ses frasques diverses. De l'héritage de sa famille, il n'a eu cure et a préféré passer un brevet de pilote d'avion (n° de brevet "vieille tige") donc avant la guerre de 14 (nous y voilà). Il nous racontait que réaliser à l'époque le rêve d'Icare était quelque chose d'extraordinaire et que l'utilisation qu'il avait vu faire de ce progrès extraordinaire de l'homme à des fins de guerre l'avait à jamais dégoûté de voler à nouveau après la guerre et il s'est contenté des courses de moto pour combler sa passion de la vitesse. Pour en revenir à la guerre, blessé à Verdun par un éclat d'obus à la gorge, en 17, il fut évacué dans un train qui laissait les blessés dans les hôpitaux qui pouvaient les accueillir au fur et à mesure de son trajet. C'est comme cela qu'il a atterri à l'hôpital de Juan les Pins et c'est là que ses parents, venus lui rendre visite, ont découvert avec émerveillement la Côte d'Azur et se sont installés à Nice, dans la maison où je suis née pas mal d'années plus tard. En effet, il a été marié presque vingt ans avant de rencontrer celle qui allait lui donner, sur le tard, 5 enfants, dont je suis l'avant dernière… Bien qu'ayant galéré pas mal ensuite et fait 36 métiers pour nourrir sa famille, il n'a jamais regretté d'avoir abandonné l'héritage familial à sa soeur ainée au profit d'une vie riche d'aventures. Ce grand humaniste, qui aimait plus que tout Victor Hugo, a milité avec ma mère au parti communiste dans les années 50 et s'en est retiré, comme beaucoup, en 58. C'est une partie de mon histoire, de fait, et de mon patrimoine. Voilà pourquoi je me sens une nostalgie particulière pour cette cérémonie du 11 novembre qui évoque tous ces épisodes qui ont conduit à l'implantation de ma famille dans le midi. Parti trop tôt dans ma vie, j'avais 16 ans à l'époque, je n'ai de ce père que le souvenir de ses récits extraordinaires, de l'aviation des premiers temps mais ce souvenir est toujours là dans des moments comme celui-ci.

26 octobre 2007

Petite leçon d'histoire...


Trouvé dans ma boite aux lettres un long pensum dans le style inimitable du seul Laghétan grand prix humanitaire de France. Au-delà de la méconnaissance totale que révèle ce papier sur ce que sont les contraintes supra communales qui régissent un POS, aujourd'hui PLU (tiens, il en est où, celui là ?), à savoir le Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme, anciennement SDAU devenu SCOT (schéma de cohérence territoriale) - pardon pour le jargon - il faut savoir qu'on ne peut aller contre ces contraintes : on ne peut en aucun cas les assouplir, bien que nous ayons essayé à l'époque d'obtenir, en négociant avec le bureau du SDAU, certains allègements pour un ou deux quartiers, ce qui ne nous a pas été autorisé. De fait, on ne peut être que plus restrictif mais pas moins.
Par ailleurs, il y a également des éléments de cohérence territoriale à prendre en compte, que nous assumons complètement, comme les 120 m² par unité foncière, qui sont d'intérêt général dans un secteur dont la philosophie est d'être peu construit, plus que l'intérêt particulier de tel ou tel propriétaire foncier.
Pour ne pas l'insulter, je crois qu'il n'a pas compris grand chose à l'opération en tiroirs qui a eu lieu dès l'arrivée de l'équipe d'union de la gauche en 83 (je n'en étais pas mais je la revendique… par alliance !) qui a consisté, au contraire de ce qu'il dit, à réhabiliter la mairie historique du centre ville et à réutiliser en école, urgente celle là puisqu'il manquait 5 classes maternelles non prévues par le maire sortant qui se savait battu ! Pourtant, il connaît un peu la commune, en dehors de Laghet ?
Deux phrases cependant méritent d'être relevées dans ce long plaidoyer pro domo : celle qui révèle les raisons de son courroux, après une page et demie, l'aveu : "c'est vrai, je fais partie des propriétaires des terrains dans les deux parcelles" : la messe est dite ! Enfin, la dernière, qui explique tout le reste, de fait, sur son état de santé ! On comprend tout !


P. S. Au fait, grand prix humanitaire de France, qu'es aco ?

18 octobre 2007

Vérité en deçà...


D'après les échos qui me reviennent, ici ou là, j'entends que le principal obstacle à une candidature commune avec nos partenaires traditionnels pour 2008, serait ma personne, gravement contestée pour avoir, tenez vous bien, voté OUI lors du référendum sur le traité européen. Outre le fait que je n'étais pas seule dans ce cas là, notamment celui qui est investi à Nice par le parti socialiste, me semble-t-il, a commis le même crime qui, à quelques kilomètres d'ici semble beaucoup plus acceptable ! Cherchez l'erreur… Vérité en deçà, erreur au-delà ? Je sais bien que cela n'est pas nouveau mais, en fait, ils devraient plutôt me remercier, parce que, sinon, il faudrait trouver autre chose comme argument… Tandis que là, c'est simple, si j'étais élue en mairie, d'après ce que j'entends, je serais amenée à mettre en place la politique de Sarkozy ! Il faut, pour répandre alentour ce genre de bêtise, avoir bien peu de respect pour le jugement de mes camarades qui, bien qu'ayant tous voté non à ce référendum, ont pourtant, en toute connaissance de cause, choisi de me désigner comme leur tête de liste : l'auraient-ils faits s'ils avaient une minute été convaincus de mon virage à droite ? Je rappelle simplement qu'au PS, nous avons longuement débattu, entre nous et à l'extérieur et que chacun s'est déterminé, en interne puis au référendum, en son âme et conscience, sur ce qui semblait à chacun la meilleure voie pour parvenir au résultat que nous souhaitons tous : apporter plus de justice et faire avancer plus vite l'Europe sociale que nous attendons tous de nos vœux et, qui, en attendant, est en panne (où est le plan B qui devait nous sauver . Celui de Sarkozy ?).
Pour ma part, je refuse de polémiquer sur le sujet, et je revendique mon vote d'alors, assumé en toute connaissance de cause (bien malin qui peut dire si, sur la commune de La Trinité, le vote massif pour le non appartient uniquement aux tenants du non de gauche !).
Je conseille cependant à mes collègues, à qui nous avons renouvelé notre offre de rencontre, de trouver un meilleur argument, et gageons que cela ne manquera pas !

07 octobre 2007

Sujets graves et moins graves...


Dans la vie de chacun d'entre nous, il y a de petits soucis, parfois agaçants, comme de retrouver un matin sa voiture sans roues au moment de partir travailler, par exemple, ce qui m'est arrivé il y a une quinzaine de jours, ou encore ce qui est arrivé à mes voisins la semaine dernière (pour une fois, j'ai été épargnée mais Laetitia et Corinne, notamment ont eu leur voiture ouverte au pied de biche ( drôle d'expression ! ) pour voler pas grand chose. Ce qui devient plus grave que les quelques incivilités au quotidien que nous constations peut pourtant paraître mineur devant les vrais peines de la vie qui surviennent et qui, elles sont irrémédiables, les obsèques de Gaby hier en sont encore une preuve s'il en fallait une. Pour autant, doit-on traiter par le mépris ces problèmes qui pourrissent la vie d'un quartier pourtant tranquille et où il fait bon vivre normalement, puisque j'y vis depuis plus de 30 ans ? Je ne le pense pas, et je me demande parfois, malgré toute leur bonne volonté, à quoi servent les rondes que font nos gendarmes la nuit : nous avons fait, en reconstruisant la gendarmerie, le choix de la proximité et de la permanence par rapport à un bureau de police, ce qui était prévu pour une commune de 10000 habitants et nous étions, avec Paul et Louis, monter défendre ce dossier auprès du ministère de l'intérieur, après l'avoir défendu devant le préfet.
Il est dommage que l'on doive, dans ces conditions, être renvoyés sur Nice la nuit en cas de problèmes et attendre 8 heures du matin pour faire constater un vol et déposer plainte, même si j'ai eu l'occasion d'apprécier, dans ces occasions, la mobilisation importante et les efforts déployés par les équipes actuelles. Pourrait on trouver une complémentarité avec la police municipale, qui elle non plus n'est pas disponible la nuit . Ce sont de vraies questions, dont il nous faudra bien débattre avec les habitants, sans pour autant céder à la facilité de l'autodéfense, qui serait la pire des sécurités.

23 août 2007

Manœuvre bien orchestrée !


De qui se moque notre Président ? Notez qu'en somme il aurait tort de se gêner, puisque ça marche : si les mesures d'exonération fiscale sur les intérêts d'emprunt immobiliers contractés avant le 6 mai, ont été retoquées, ce n'est pas de sa faute mais celle de ces affreux du conseil constitutionnel à qui il faut s'adresser si on n'est pas content ! Non, il ne s'est pas trompé (totalement impensable !). Il avait d'ailleurs énergiquement protesté, avant l'élection (!) quand ses troupes, et notamment Eric Woerth avaient contesté la faisabilité de la mesure : il ne laisserait pas saboter sa réforme, crénom ! Bon, maintenant, c'est vrai, à l'examen de la dure réalité, comment s'en sortir ? Simple, Messieurs du Conseil, s'il vous plait, sortez moi de ce mauvais pas, que je puisse m'en sortir la tête haute…
Bien joué, mais, pour nous la faire avaler, cette couleuvre-là, il faudra repasser, quand on connaît la couleur politique de la plupart de ses membres !
N. B. Comme pour les heures sup, "travailler plus pour gagner plus" (n'est-ce pas, Lydia ?)... Comme il est d'usage de le rappeler, les promesses électorales n'engagent que ceux qui les écoutent... Malheureusement, il en tient certaines, mais pas celles qu'on attendait !

18 août 2007

Toxic


En ces temps de krach boursier larvé, que l'on feint de ne pas voir (gare à la chute), d'autres méfaits de la mondialisation, moins spectaculaires mais plus directement concrets, sont à diffuser et à vulgariser. Je m'explique : d'habitude, c'est plutôt moi qui suggère à mes petits enfants telle ou telle lecture, en fonction des sujets traités. Là, de façon plus inattendue, c'est Jo qui m'a prêté un bouquin qui l'a marquée, dont je ne saurais trop vous conseiller la lecture attentive, quoiqu'à pratiquer, comme ils disent, "avec modération". Bien sûr, ce n'est pas la première fois que l'on traite le sujet, mais tout est rassemblé et monté de façon chronologique pour une montée en puissance de l'horreur alimentaire qui est déjà installée, après un premier chapitre à faire frémir, bien que factuel. Il n'est pas très bien écrit et il y a peu d'effets de style, sauf la progression et la répétition pédagogique. Mais nul doute qu'après cette lecture, vous examinerez plus attentivement les étiquettes au supermarché et vous tenterez de vous tourner vers les cultivateurs locaux et les AMAP… Il y a, politiquement, des choses à faire et le bouquin est sorti un peu avant les élections présidentielles. A attendre le président en vacances et la ministre de l'économie, je ne suis pas sûre qu'ils soient prêts, parce que cela demande autre chose que des mesures qui vont dans le sens du poil...
N. B. Je ne suis pas intéressée au chiffre d'affaires, ne connaissant pas l'auteur du bouquin... mais je le conseille quand même !

15 août 2007

Non, le vase de Soissons, c'est pas nous !



Encore une fois, sommée d'aller voir sur le site de l'UMP, je m'exécute mais pas de quoi devenir accro ! Parmi tous les méfaits ou assimilés méfaits qui nous sont imputés, ces trinitaires ont oublié les nombreuses concertations qui ont précédé les susdits évènements, dont les aspects néfastes restent à démontrer… Ce ne fut pas le cas par exemple, quand on décida, en mairie, pour "céder à la demande" de changer le nom de La Trinité, il est vrai qu'un sondage, clairement bidon, celui-là, fut organisé par le quotidien local, pas du tout aux ordres…
Tout cela, heureusement, ne dissuade pas les trinitaires, au travail ou en vacances, de répondre puisque les réponses commencent à arriver, sérieuses et argumentées pour la plupart.

14 août 2007

Figaro pas mort !


Je vous recommande le blog de l'UMP trinitaire (?) que je viens de découvrir, grâce au site des commerçants de La Trinité, que j'en profite pour remercier au passage de relayer notre information : ce site a le mérite de favoriser la pluralité, ce qui n'est pas si courant.
Les raisons de ma visite, qui n'est pas si courante non plus, au blog UMP ? Un mail m'informant qu'un post fait de la publicité à notre modeste enquête auprès de la population trinitaire. D'abord surprise, je le suis moins à la lecture du post qui, fielleusement, feint de s'interroger sur la légalité de notre démarche : allons bon ! Il est vrai qu'ils n'ont pas trop l'habitude, par là-bas, de demander son avis au citoyen lambda mais de là à considérer cela comme illégal, diable, diable !
S'il en était besoin, nous expliquerions que la présence de la maquette sur le site n'était qu'un effet d'annonce, qui a parfaitement rempli son usage mais qui, techniquement, s'avérait difficile à exploiter et source d'erreurs. Nous l'avons donc enlevé, à seule fin d'éviter les doublons.
Messieurs de l'UMP, consultez donc le site de la CNIL au lieu de lancer des affirmations insidieusement mensongères : "calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose" disait déjà Figaro en son temps, bien avant l'apparition des blogs… Mais cela ne fait qu'illustrer votre ignorance en la matière !

N. B. Je m'interroge sur l'en-tête un peu surprenante et pour le moins peu claire de nos voisins de blog : sous l'écusson trinitaire, une mention indique, approximativement, que ces informations sont "indépendantes de la mairie"… Comme diraient mes d'jeunes : LoL !!

13 août 2007

Retour et inventaire


Bon, c'est fait : grâce au contexte trinitaire et à son marigot politique, voilà que j'ai retrouvé le chemin de mon blog, un peu désaffecté ces temps derniers. Désamour ? Pas vraiment mais peu d'envie de communiquer dans un contexte post électoral difficile. Tentons une explication et une analyse honnête.
Tout d'abord, tristesse de la défaite présidentielle, bien sûr, dure à avaler mais ce n'est pas la première : tout au long d'une vie militante chargée, nous en avons tous connu des défaites (quand elle est due à des trahisons internes, c'est un peu plus dur à avaler mais beaucoup de socialistes, faisant la fine bouche, ont préféré jouer l'illusion de l'ectoplasme Bayrou, dont on voit ce qu'il reste aujourd'hui).
Par contre, ce qui a suivi, depuis l'élection, est encore plus démoralisant : les ralliements successifs au pouvoir en place, à nuancer entre la trahison pure et simple d'un Besson, payée à sa juste valeur, comme les 30 deniers de Judas, et ce qui a suivi.
Très différente, en effet, est la démarche d'un Kouchner qui n'en était pas à son premier essai. Depuis le PC de sa jeunesse, ce médecin emblématique, devenu ministre de Rocard, n'adhérera au PS que beaucoup plus tard, après avoir été porte parole du PRG. D'ailleurs, il avait annoncé la couleur bien avant l'élection, dès décembre dernier, en disant "qu'il se verrait bien ministre dans un gouvernement d'union nationale si Nicolas Sarkozy était élu", tout en réaffirmant sa fidélité au Parti socialiste. Cela ne l'empêchera pas de rejoindre l'équipe de Ségolène en début d'année, puis de prôner un rapprochement avec Bayrou ! Rien donc qui puisse surprendre chez ce médecin atypique, qui, bien qu'ayant été 10 ans ministre de gouvernements socialistes se disait mal traité par le PS ! Pas de quoi chagriner les militants, on sait que la reconnaissance du ventre n'est pas forcément ce qui est le mieux répandu et seule l'histoire jugera s'il a eu tort ou raison.
Encore différent est le cas de Lang dont la soif de pouvoir a fini par faire oublier le brillant ministre de la culture qu'il avait été sous Mitterrand, le rendant plus caricatural que sa marionnette. Mon seul regret est que, finalement, malgré ses manœuvres le président n'ait pas voulu, en prime, Claude Allègre, qu'on lui aurait bien donné par-dessus le marché (cela aurait tellement fait plaisir à mon frérot enseignant qui lui garde une dent bien aiguisée).
De fait, il faut se dire que de tout cela ne peut sortir qu'un bien : cela fait le ménage au sommet du PS et permet aux jeunes talents, dont il faut bien dire que notre parti regorge (ce n'est pas seulement pour les débaucher, comme un patron de club de foot achète les joueurs talentueux du club adverse pour les laisser sur le banc de touche), de jouer enfin leur rôle dans l'indispensable reconstruction que réclament les militants. Autre consolation : ce qui nous chagrine énerve encore plus les caciques de droite qui se voient voler des places qu'ils estimaient, à juste titre, mériter.
Bref, nous les militants de base, voulons complètement nous désolidariser de cette cuisine. Notre volonté est de voir sortir de cette expérience un grand parti de gauche moderne, qui conserve toutes ses valeurs morales et se rende digne des espérances que les électeurs de Ségolène ont placé en lui, qui semblent à certains galvaudées.
Il faut dire, là aussi, que les déclarations à l'emporte pièce de cette dernière n'ont pas non plus arrangé les choses, mais elles ont aussi été utilisées en dehors du contexte dans lequel elle s'est exprimée : dire que le SMIC à 1500 € lui a été imposé est une réalité qui vient de la synthèse sur le projet socialiste. Lors des débats participatifs qu'elle a imposés, elle a pu se rendre compte à quel point cette mesure imprécise (net, brut ?), était mal comprise, voire mal appréciée de ceux qui se situaient juste au-dessus et qui n'ont pas suffisamment entendu ce qu'elle indiquait dans son pacte présidentiel. Cette mesure devait faire l'objet d'une négociation avec les syndicats dans un cadre plus large sur le pouvoir d'achat, les salaires et l'emploi. Réduire cela à dire qu'elle ne croyait pas à ce qu'elle préconisait est caricatural et mensonger, même si le propos raccourci prête à confusion, indiscutablement.

12 août 2007

LES FRÈRES ENNEMIS (devinette facile à l'usage des Trinitaires)


L'un se pique d'avoir des lettres, l'autre de les ignorer…
L'un utilise ses classiques, parfois à contre-sens, l'autre se joue de la grammaire et préfère la rhétorique…
L'un est aux commandes et l'autre pas… mais y aspire…
L'un assène des formules creuses dans des éditos illisibles pour les ¾ de la commune et l'autre en dénonce le coût dispendieux…
L'un étale sa superbe et son mépris de lettré, l'autre son ironie "paysanne"

MAIS NE VOUS Y TROMPEZ PAS, CE SONT LES MÊMES !! Simplement, le second a eu l'heur (ou le malheur, selon la façon de voir les choses) de déplaire au premier et a été destitué de ses fonctions. Il attaque donc tous azimuths et élabore, comme il l'avait fait en partenariat avec le premier, un programme pour le bonheur des trinitaires, du moins vu de son prisme. Il s'est entouré des déçus du précédent, forcément nombreux, ce qui n'était pas très difficile à pronostiquer, en raison de la façon dont ils ont été élus.

Ils ont, l'un et l'autre, trompé les trinitaires en dénonçant la politique du mandat précédent, en critiquant des projets qu'ils se sont empressés ensuite de terminer et de valoriser.

La critique est aisée, l'art est difficile, et l'art de gouverner une commune ne s'improvise pas : il y faut, selon nous, de l'humilité, de l'écoute et quelques valeurs morales fondamentales, comme veiller à l'intérêt commun plutôt qu'aux intérêts particuliers, par exemple.
Or donc, il s'agit avant tout d'écouter les uns et les autres au lieu d'asséner des vérités. C'est ce que nous attachons à faire, tranquillement, pour élaborer, avec les trinitaires et seulement avec eux et pour eux, un programme municipal pour le mandat à venir, dans un état d'esprit qui diffère sur la méthode et refuse les promesses dont on ne sait si on pourra ou non les tenir.

Laissons le premier à ses rodomontades, le second à ses caricatures et à ses libelles ! La politique, qui n'est pas un gros mot, quoiqu'en pense le premier magistrat qui taxe l'autre d'en faire, ne se fait pas par le mépris mais par les valeurs, encore une fois, qui sont le respect de l'épanouissement de chacun, la protection des faibles et la création des conditions d'une bonne vie pour chacun d'entre nous, autant que faire se peut, dans un monde de plus en plus compétitif, dans lequel nous devons assurer à chacun les chances de gagner et de plus en plus dur pour les plus faibles, que nous devons protéger.

Pour le reste, le choix de telle ou telle option, c'est en fonction de cette boussole que l'on se donne que l'on prendra, tous ensemble et en concertation, les décisions qui sembleront les meilleures. Rien de plus simple, direz-vous ? C'est déjà, en soi, tout un programme !

25 mai 2007

"attention aux effets secondaires"...


Le nouveau président souhaite taper vite et fort, il a raison : tant qu'il est dans l'état de grâce que lui confèrent ses gesticulations dans le style people qui plait tant, il tient ses promesses rapidement. Sa fameuse phrase de campagne... "Je dis ce que je ferai... Je ferai ce que je dis"... Pas sûr que ce soit une si bonne idée... Curieusement, ses effets d'annonce dégagent une musique qui ne semble pas plaire à tous ses électeurs : "comment, la déduction d'intérêts sur l'emprunt immobilier de l'achat de ma maison, qui devait être rétroactive, qui ne le sera pas pour une maison achetée le 4 mai ?" Et cette déduction, censée favoriser l'accession à la propriété des Français, entraîne d'autres commentaires pas socialistes pourtant : "Ça aurait pu être une bonne idée si les prix de l'immobilier avaient tendance à s'effondrer... Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui... Et on risque de relancer l'inflation immobilière", dit ce professeur de Sciences-Po, entendu ce matin sur Inter, qui s'interroge, en plus, sur la pertinence de construire une France de propriétaires, alors que l'on voudrait des salariés plus mobiles... Autre exemple avec le recul concernant la question de l'entrée de la Turquie dans l'Europe, preuve d'engagements électoralistes qui ne seront pas tenus mais pour l'instant seulement différées.
Les promesses électorales n'engagent que ceux qui les écoutent, c'est bien connu et en la matière, il a fait fort et tous azimuts, avant de se colleter à la réalité. Un autre professeur d'économie parisien conseille fermement de ne pas supprimer les droits de succession... "D'ores et déjà, 80% des successions en ligne directe ne sont pas assujetties à l'impôt... Et quand on sait que les héritiers ont en moyenne autour de 50 ans, c'est bien avant qu'il faut encourager la transmission du capital... Il faudrait donc mieux encourager les donations en franchise d'impôts"... À suivre donc !

15 mai 2007

La femme de César


Moi, cela ne me gêne pas, puisque je n'ai pas voté pour lui (qui vous savez):je ne me sens donc pas concernée par toutes les drôles de petites choses qui circulent ces jours-ci dans les medias, depuis son élection. Certes, ce sont gens de plume et d'image qui sont à la chasse de ces échos qui font vendre : les histoires de people flattent l'ego de ceux qui ne vivent ces évènements que par support médiatique interposé.
Je suis, par ailleurs, bien convaincue qu'il ne s'agit pas de bévue de sa part (de qui vous savez) mais volonté d'afficher clairement la couleur:puisque sa décomplexion vis-à-vis de l'argent plait, autant être clair d'entrée.
Il est vrai que X ou Y peuvent bien aller passer leurs vacances où ils veulent, cela ne me fait ni chaud ni froid. Moi, j'ai la chance insigne de pouvoir aller goûter la mer quand je veux, et je ne jalouse sûrement pas qui que ce soit. Par contre, ce qui m'interpelle est au niveau de la symbolique affichée : savoir qui paie, ma foi, je préfère que ce ne soit pas moi mais, bon, ce ne serait ni le premier ni le dernier à dépenser les sous de la république. Ce qui me gêne davantage est le fait de commencer son mandat par des mensonges, par exemple à propos des contrats de son hôte. Il s'était pourtant engagé à ne pas décevoir ses électeurs mais, comme je le disais, bof, je m'y attendais.
L'épisode du vote de Cécilia est plus intéressant, en soi, là aussi au niveau du symbole : bien sûr, vous allez me dira qu'il n'avait pas besoin d'une voix de plus ou de moins mais, quand même, cela laisse songeur : qu'est-ce qui peut bien justifier qu'une épouse, la première en principe à vous connaître et à vous faire confiance, ne veuille pas voter pour son époux ? Si elle ne voulait pas voter pour lui, elle pouvait faire semblant, voter blanc si, comme on peut le comprendre, elle ne voulait pas voter pour l'autre candidate. Non, elle décide de ne pas voter, seule façon, en fait, de faire savoir qu'elle ne vote pas pour lui. C'est du moins comme cela que je l'interprète : on peut aussi se dire qu'elle avait autre chose à faire, qu'elle a laissé passer l'heure, mais la femme de César doit donner l'exemple de la citoyenneté, non ? Cherchez l'erreur, moi, j'ai ma petite idée…

12 mai 2007

Morale et politique


Il semble, mais je ne les ai pas vues, qu'un certain nombre d'affichettes "autodidactes" soient collées dans la ville à l'encontre de notre député sortant, le qualifiant de "vendu"… Pour ma part, et bien que je ne me sente pas concernée, n'ayant jamais rien attendu de cette personne, cela attire de ma part quelques commentaires : outre le fait que ces affichettes ne soient pas signées, ce que je réprouve quant à moi, (nous n'avançons jamais masqués, donc que nous signons nos affirmations),je trouve ces affichages sauvages navrants, d'où qu'ils viennent, même si l'enthousiasme de certains jeunes militants les conduit à ces débordements chez nous aussi parfois, nous le condamnons fermement : on ne peut pas se dire écolo et polluer ainsi la ville. Quant à l'attitude du député sortant lui-même, que j'ai écouté l'autre soir par hasard sur FR3, j'avoue avoir trouvée surprenantes ses explications embarrassées pour justifier le retournement qu'il faisait tout naturellement et de façon très "alimentaire" vers le candidat le mieux placé pour gagner les élections : dire que l'on est obligé de suivre son électorat est une ligne politique curieuse ! Il me semblait, à moi, que l'on devait suivre sa conscience, ses idées et sa morale avant celles des électeurs, mais je n'ai sûrement pas tout compris…

10 mai 2007

Vous avez dit mépris ?


On vient de me communiquer, par un lien vers un site UMP trinitaire que je ne connaissais pas, (et ce n'est pas mépris que dire cela, qu'on ne se méprenne point une fois encore !) qu'un certain "JP" qui, sans doute préfère, lui, ne pas s'afficher davantage, évoque des propos que j'ai tenus dans la note précédente, en relevant le terme "petites gens", qui semble donc méprisant à ses yeux.
Certes, j'ai bien parlé de petites gens, dans lesquels je m'inclus, naturellement : ce n'est pas, à mes yeux, une insulte, bien au contraire : j'exprimais, simplement, ma surprise de voir qu'ils réagissent comme de gros propriétaires ou des patrons d'entreprise séduits par les vertus de la libre entreprise (tout en souhaitant la protection de l'État en cas de besoin). Mais libre à eux de penser qu'ils représentent le grand capital (c'est peut-être vrai, d'ailleurs !) et, je le répète, je souhaite qu'ils ne soient pas déçus, même si j'en doute. Quant à moi, si j'ai bien compris, je vais gagner plus, puisque je travaille beaucoup plus que 35 heures et je paierai moins d'impôts : que demander de mieux ? (je plaisante, parce que, encore une fois, ce n'est pas moi qui décide de faire des heures, je les récupére en partie, et c'est déjà très bien, et en plus, les cadres ne peuvent pas se faire payer les heures supp). Plus sérieusement, je pense que la conjoncture représente une chance pour la gauche, et plus particulièrement pour le PS, de se reconstruire sur des bases plus claires, même si le résultat dans les urnes prochaines, sera vraisemblablement identique, voire plus mauvais, que celui de la présidentielle. Il faut parfois savoir attendre et descendre pour mieux remonter…

08 mai 2007

Brrr !


Bon, on s'y attendait, c'est vrai mais ça fait mal quand même. Quand on vit dans les Alpes Maritimes, et plus particulièrement à La Trinité, cela fait mal, vraiment, de voir que ses voisins, parfois ses amis, enfin des gens comme vous et moi, ont massivement contribué à donner tous pouvoirs à la droite la plus décomplexée que l'on a jamais connue depuis les périodes noires, cette même droite qui lui a promis monts et merveilles, de lui donner la parole. Or, c'est bien une bataille idéologique qu'il a menée, totalement décomplexée, et préparée de longue date par la conquête de l'appareil UMP. Sa force de persuasion, jointe à une ambition démesurée, lui ont permis de duper une bonne partie des petites gens qui lui ont apporté en masse leur voix. Je ne vous décevrai pas, je m'y engage a-t-il dit hier soir. Jusqu'à maintenant, il a pourtant dit tout et son contraire sans complexe et fait encore autrement. Espérons que c'est toujours le même, bien "qu'il ait changé" et que, donc, il ne tiendra pas trop parole mais ne comptons pas trop là dessus, les impôts baissés de 4 points, les droits de succession, cela va certes arranger les vrais riches, ceux-là, c'est normal qu'ils votent selon leur "classe sociale", mais pour les modestes locataires ou "propriétaires" de nos quartiers modestes, cela ne va pas changer grand chose. Le travail "libéré", les fameuses heures supplémentaires non imposables, vous savez : travailler plus pour gagner plus, allez voir vite votre patron et inscrivez vous vite, y en aura pas pour tout le monde, surtout si vous êtes cadre… Ah, et puis au moins, on ne va pas augmenter le SMIC, non mais ! Evidemment, si je semble amère, c'est en fait que je suis triste pour les plus faibles, les jeunes des quartiers populaires qui ont bien compris, eux, que cet homme parle bien mais ment beaucoup. Je ne veux de mal à personne et je souhaite que certains n'aient pas très vite la gueule de bois après la fête.
Nous avons, et c'est dommage, manqué une occasion historique, celle de voir ce que pouvait faire au pouvoir, une femme déterminée, à l'écoute, résolue à faire bouger les choses sans parti pris autre que celui de consulter et d'écouter. Son programme, pour ma part, me convenait tout à fait, mais elle n'a pas assez plu à une certaine intelligentsia de gauche qui ne l'a soutenue que du bout des lèvres, voire pas du tout. Seule satisfaction : la baudruche "Bayrou indépendant des partis" s'est dégonflée avec la prise de position de Rudy Salles pro Sarkozy crânement affichée sur ses panneaux… On a beau avoir soutenu (mollement) son chef, on ne va pas se fâcher avec la droite dans ce département juste avant sa campagne. Bof, au fait, il n'est pas le seul en France, la plupart des parlementaires centristes ont tous été à Canossa chez le petit Napoléon ! On se demande avec qui, le pauvre, il va faire son grand parti démocrate…
Dommage mais l'histoire n'est pas finie, je l'espère. Tout cela mérite une analyse poussée et nous allons nous y atteler, en interne, de façon plus poussée. En attendant et avant d'attaquer législatives et municipales qui arrivent juste derrière, il nous faut remercier, pour la commune, les courageux et lucides électeurs qui n'ont pas cédé aux mirages sécuritaires et ont porté pour un tiers leurs voix sur Ségolène. A très bientôt, y a du boulot !

20 avril 2007

Quand on est de gauche, on vote à gauche


Point presse du 18 avril : Strauss-Kahn
Vidéo envoyée par PartiSocialiste

19 avril 2007

Syllogisme, sophisme, ou moutons bêlants ?


Souvent entendu ces jours-ci, le dernier slogan en forme de syllogisme à la mode chez les intellos dits de gauche ou comment faire battre Sarko sans voter pour Ségolène :
· La gauche est contre Sarkozy
· Bayrou est contre Sarkozy ·
· Donc Bayrou est de gauche.
Exemple flagrant d'une absurdité qui fait des dégâts dans nos rangs, spécialement de ceux qui sous des raisons diverses, renâclent en réalité à voter pour une femme, phénomène d'ailleurs souvent rencontré chez des femmes (une des tribus dont parlait le Nouvel Obs de la semaine dernière). Et d'aucuns de renchérir : "si au 2e tour, Bayrou a plus de chances de battre Sarkozy que Royal, ne tergiversons pas, votons donc Bayrou aux présidentielles. Ensuite, la gauche gagnera les législatives dans la foulée… Sacrée stratégie : pour lui, c'est pain bénit puisque, par ailleurs, la droite n'aura aucun mal à voter pour un candidat clairement de droite et, sur bien des points de son programme, proche de celui de Sarko mais plus présentable que lui et qui fait moins peur. Mais le coup, on nous l'a déjà fait la dernière fois avec Chirac, souvenez-vous de ce qu'on a pris dans les dents depuis lors : les retraites, la sécu, et j'en passe... Autant se jeter dans la gueule du loup tout seul, au moins on est sûr d'être mangés ! Drôle d'époque où certains en sont réduits à finasser de la sorte : si on est de gauche, on vote à gauche, sinon on vote Bayrou, il n'y a pas de honte quand on est à droite mais on devrait savoir où on est : à droite. Je sais, ce discours est un peu manichéen mais bon, j'en ai un peu marre des sophismes de tous poils...

13 avril 2007

Dangereuses illusions


Lue, ce matin, une intéressante tribune de DSK, que les médias disent absent de la campagne, et dont la tribune reflète bien ce que je ressens au quotidien dans mes contacts au porte à porte ou dans les discussions :
"Où que j’aille, ce sont les mêmes sentiments qui sont partagés par celles et ceux qui m’interpellent lors des meetings que je tiens. Des sentiments très forts. De l’inquiétude, certainement. Nicolas Sarkozy a révélé son vrai visage au cours de ces dernières semaines. Le ministère de l’immigration et de l’identité nationale qui rappelle les plus sombres heures de l’histoire de notre pays. La stigmatisation, encore et toujours, lors des évènements survenus à la gare du Nord. Et désormais, la reprise à son compte des pires théories néo-conservatrices faisant primer l’inné sur l’acquis. Comment « tout pourrait devenir - soi-disant - possible » avec Nicolas Sarkozy, si lui-même affirme que tout est joué d’avance ? Une incohérence de plus. À trop souffler sur le feu, on risque un retour de flammes à la mesure de l’énergie déployée pour l’attiser.
Une autre inquiétude. Celle de voir marcher l’illusion déployée par François Bayrou pour faire croire que la droite n’est pas différente de la gauche et que le PS et l’UMP n’ont de différent que le nom. Nier le clivage droite gauche c’est, je le répète, être aussi injuste envers le passé qu’inopérant pour l’avenir !
Des inquiétudes donc, mais des attentes aussi. Les hommes, les femmes, les jeunes que je rencontre ont soif de pédagogie, ils attendent du politique une vision pour la France et l’Europe de demain. Le pacte présidentiel de Ségolène Royal trouve en eux une résonance profonde. Alors que la campagne prend parfois des tours infantilisants, les personnes que je vois ont pleinement conscience que notre pays se trouve confronté à des échéances déterminantes
pour notre avenir collectif : l’éducation et l’université, les retraites, la sécurité sociale, la dette, l’emploi- notamment des jeunes, la relance de l’Union…
Et puis, enfin, de l’espoir. L’espoir que je sens monter en parcourant ainsi la France dans la dernière ligne droite de cette campagne. Un espoir qui n’est pas mesuré par les sondages, mais
qui est bien présent. Celui de voir Ségolène Royal élue. Celui de voir une majorité de gauche s’imposer à l’Assemblée Nationale et porter un ensemble de réformes pour bâtir ensemble une France plus juste. Inquiétude, attente, espoir : ces sentiments mêlés, exacerbés par l’importance des échéances électorales à venir, animent en profondeur notre pays. Seule Ségolène Royal est en mesure d’y répondre. Seule la gauche est à la hauteur des défis auxquels le pays doit faire face."

Dernière inquiétude, pour ma part, celle de voir que l'outsider de la campagne est bien le même que la dernière fois, celui qui n'a pas besoin de parler pour être présent : il cristallise les colères, les rages des exclus du système, de ceux qui pensent, comme le dangereux Bayrou, que la gauche et la droite, c'est pareil, qu'on a essayé les deux et que rien ne va mieux dans leur quotidien… Ils ont raison dans leur colère mais tort aussi, parce que l'on oublie vite. Les bilans, ce devrait pourtant être l'heure d'en tirer : qui le fait ? On ne parle que des programmes mais le passé n'est-il pas la meilleur garant de l'avenir ? Or, les deux candidats de la droite classique réussissent l'exploit de faire oublier qu'elle tient tous les rênes depuis 5 ans et qu'en 2002, après Jospin injustement exclu de la bataille, il n'y avait plus de trou de la sécu, la dette était moins importante et le pouvoir d'achat de chacun d'entre nous était meilleur qu'aujourd'hui… Serions-nous amnésiques ?

10 avril 2007

Heurs et malheurs…


Connaissez-vous la règle d'or pour assurer la fréquentation correcte d'un blog ? La régularité, je sais, je sais… Le moins qu'on puisse dire est que ce n'est pas le cas de cette modeste rubrique qui n'a été démarrée, en fait, que pour s'offrir un endroit où déverser ses états d'âme. Or, je dois le dire, l'heure n'est plus aux états d'âme : comme le disait notre président de la république, en d'autres circonstances et dans un éclair de lucidité qu'il faut malgré tout saluer : "la maison brûle et on regarde ailleurs". C'est ce que je ressens depuis un certain temps à l'approche des élections municipales, quand je vois nos intellos, souvent enseignants notamment, faire la fine bouche et loucher du côté du challenger de droite, qui joue les bons apôtres et se vêt de la défroque de l'agneau (c'est pour mieux te manger mon enfant…). Je suis quand même surprise, quelle que soit la détestation qu'ait pu susciter notre candidate par le passé, de voir que des gens réputés intelligents prennent le risque de voir une 2e fois la droite et l'extrême droite au pouvoir pour 5 ans, quand on regarde ce que l'on a pris dans les dents sur les 5 dernières années… Mais, bon, chacun fait ses choix et prend ses responsabilités ! Pour ma part, j'ai pris mon bâton de pèlerin pour faire du porte à porte et tenter de convaincre les hésitants. Dans les quartiers dits difficiles, c'est un vrai bonheur, pas trop de soucis à se faire, les jeunes maghrébins vont venir voter ensemble et savent pour qui voter, parce qu'ils savent bien ce qu'ils ne veulent pas, (par contre, il ne faudra pas les décevoir…). Pour les autres quartiers, c'est un peu différent mais cela vaut la peine de le faire, et c'est très instructif, de surcroît…
Tout ça pour tenter d'excuser mon long silence mais je dois à la vérité de dire que le militantisme n'est pas la seule raison de mon long silence. Mes mésaventures informatiques en sont aussi responsables : depuis que Blogger a fait sa migration sur Google, mon ordinateur, sans doute sectaire, refuse de me laisser me connecter à la base administrateur, quel que soit le pseudo que je lui donne (sans doute une histoire de coockies, si quelqu'un a la solution, je prends). Je suis donc obligée de me connecter par des PC étrangers ou de solliciter des intermédiaires, ce qui casse un peu l'ambiance… mais je vais essayer de faire avec, ou plutôt sans… À suivre

15 février 2007

Le petit chaperon rouge et le grand méchant loup !


Était-elle assez attendue au coin du bois, cette prestation de dimanche dernier de la candidate ? "Elle n'a pas de projet", "on ne connaît pas son programme", l'antienne était répétée à plaisir, faisant mine de penser que le projet du PS n'existait pas et qu'elle naviguait à vue, au gré des propositions. Eh bien, ne vous en déplaise, la compagne du premier secrétaire est socialiste, et son programme aussi. Pour ma part, je trouve son intervention intéressante puisque selon les commentateurs : "il n'y a pas le compte" (Marie-Georges Buffet) ou "les éléphants ont repris le dessus" (la droite unanime qui faisait mine de dire qu'on lui pillait son programme). Je trouve réconfortant de voir que les critiques des deux côtés s'annulent, cela montre bien que nous sommes sur notre créneau, avec sa partition personnelle. Et nos exégètes de pousser des cris d'orfraie : "elle ne sait pas faire un discours, ce n'est pas un orateur" (moi, ça me va bien, j'en ai soupé des beaux parleurs à la Sarko !) "son programme est totalement irréaliste (tiens, ça me rappelle une autre époque où on devait mettre la France à feu et à sang et faire venir les chars russes sur la place de la Concorde). Il est irréaliste et mettrait le pays sur la paille ? Vous avez chiffré celui de son concurrent ?
Son discours est trop sur l'affectif ? Ben, ça fait pas de mal non plus par rapport aux technocrates dont nous débordons : moi, ce discours de fraîcheur et de spontanéité me convient, "gaffes" comprises, y compris les vraies et pas celles qu'on lui fabrique tous les matins dans les officines sarkozyennes (comme ça n'existait pas, les gaffes à la tête de l'État !). Reste à savoir si elle aura les moyens de ne pas reproduire le 21 avril de triste mémoire, mais ça, cela dépend de notre capacité à tous à juger de l'urgence qu'il y a à prendre en compte la situation de souffrance réelle du pays au quotidien et le fait qu'il faut arrêter de jouer à trop ceci ou pas assez cela. Ségolène est investie bien au-delà du parti qu'elle représente, elle est un espoir pour beaucoup de jeunes notamment. Elle est entourée de gens qui sont pour moi des garants forts, tant du côté de la social démocratie que de la gauche plus extrême. Il nous revient maintenant la tâche de l'accompagner, d'expliquer, de convaincre. Si nous n'y parvenons pas, il faut se préparer au pire et nous en porterons collectivement la responsabilité… Alors, au boulot, camarades si on veut que, comme dans le conte, ce soit le chaperon rouge qui gagne !!

29 janvier 2007

Victoires de la Musique


Si, comme moi par moments, vous en avez assez d'entendre parler d'élections dans tous les media disponibles, je vous propose un autre genre de vote, dont parlait France Inter, ce matin : Frédéric Lodéon, dans Esprit Critique, venait parler des Victoires de la Musique. Vous savez, pour les amateurs, c'est le gars qui ferait aimer la musique classique à une armée de rappeurs impénitents : je lui dois des moments de pur bonheur tant par sa présentation et le décryptage des morceaux de musique qu'il met à l'antenne (il passe maintenant le soir, c'est encore mieux, pour une fois, parce que je l'entendais moins souvent avant) Ce matin, donc, invité pour évoquer la manifestation des victoires qui aura lieu le 28 février 2007, il parlait des trois artistes sélectionnés et, parmi ces trois, Amel, la petite soeur de Samira (mon amie) dont je parlais ici après l'avoir entendue dimanche dernier à l'opéra : elle sera en compétition en tant que jeune révélation ! Donc, je vous invite tous à acheter Télérama, ou Diapason : le CD et le bulletin de vote sont dedans et à voter, pour qui vous voudrez, naturellement, mais si c'est pour Amel Brahem Jelloul, c'est mieux, d'ailleurs vous verrez par vous même ! Enfin une élection qui n'apporte pas de soucis...
Sans rien reprocher de cet ordreà Ségolène (non, je ne veux pas lui demander à de chanter, elle se bat déjà comme un diable) mais de temps en temps, je suis fatiguée de n'entendre que des pensées négatives.
Donc, en attendant l'autre scrutin, votez Amel !!

26 janvier 2007

Dis moi qui t'a fait roi….


Nouveau tract dans ma boite aux lettres d'un dénommé GR, à ne pas confondre avec JR, même si c'est aussi poignant que Dallas comme histoire : il s'agit du désamour entre deux amis (de combien d'années ? L'histoire ne le dit pas…) qui, pourtant, s'entendaient bien, avant l'élection dernière, pour nous taper dessus en chœur (nous, c'est l'équipe précédente) dans leur canard. L'autre, l'ex-ami de GR, alias JLS, se répand de son côté en retour en papiers anonymes mais ces initiales ressemblent étonnamment à celles du maire de la commune et le style est bien celui, inimitable, que l'on connaît.
Quant à GR, disons-le tout de suite puisqu'il fait son auto promo dans le tract, il s'agit de son adjoint démis de sa délégation, qui saisit toutes les occasions de faire savoir à la population à quel point son ex ami est nul, mauvais, menteur, comédien, etc. Il parle, sans nul doute, en orfèvre, puisqu'il a grandement contribué, par ses calomnies à notre endroit, à l'amener où il est actuellement : l'arroseur arrosé, en quelque sorte… À croire qu'il se repent de nous avoir vilipendé et calomnié… Le seul tort que nous avons eu, en somme, est de ne jamais répondre mais, quitte à y laisser encore des plumes, comment ne pas refuser de se mettre au même niveau que ces deux-là ?
Quant à rappeler en permanence, comme il le fait, que ce malheureux maire a été élu à 15 voix près (et non voies, même si c'est mignon : les voies du seigneur sont impénétrables, ai-je entendu quelque part…), peut-on lui rappeler, avec délicatesse, sans volonté de l'offenser, qu'il est dans le même cas que lui, sauf qu'en plus, c'est seulement à 9 petites voix d'écart qu'ils ont été, tous deux, élus ..

24 janvier 2007

Cosi fan tutte ?


Ouf, deux jours de folie totale, entre La Trinité et Valbonne, la liaison est souvent difficile le matin et avec un CE délocalisé sur Valbonne au lieu de Paris, entre les bouchons du matin, récupérer les collègues aux trains et avions, les réunions, et la formation organisée à mettre en place, j'ai bien cru ne pas y arriver.
Je n'ai donc pas eu le temps, lundi, de mettre un post pour parler de ma soirée de dimanche à l'opéra : une invitation à une soirée de générale pour Cosi Fan tutte, malgré le boulot en cours, cela ne se refuse pas et grand merci à Samira de me l'avoir proposée : la Despina interprétée par sa sœur est un vrai bonheur de charme et de drôlerie, sans parler de la musique de Mozart et de la mise en scène, assez inattendue. Un vrai oasis dans une période pas si sympa que ça. Si vous en avez encore l'opportunité, n'hésitez pas, il n'y a que très peu de représentations (cela ne vaut que pour les niçois, désolée pour mes lecteurs parisiens...)

22 janvier 2007

Fausse reprise


Fausse reprise, direz-vous ? Que nenni ! Simplement, trop de boulot militant, pas spécialement intéressant, même s'il est nécessaire, ne serait-ce que pour se donner bonne conscience… Mais samedi soir, bonheur de consacrer une soirée, volée à d'autres activités, mais qui fut un pur moment de bonheur : soirée de concert de 47/6, autrement dit les 6 cordes la guitare inspirée de Djamel Ghezali, notre talentueux directeur de l'école de musique, que l'on ne présente plus et des 47 cordes de la harpe de Helvia Briggen, la jeune artiste avec qui il est associé musicalement dans un disque que je vous recommande d'acheter : il est en vente à la Fnac, à Virgin et même à Auchan ! A priori, la gageure n'était pas évidente, et pourtant ça marche, et comment ! Ensuite, deuxième partie de la soirée, Dr Blues et Mr Rag, là aussi un CD est en vente et ça remue aussi, dans un autre registre puisque la voix (de Dr Blues ou Mr Rag, allez savoir !) accompagne le rythme à merveille. Si on ajoute à cela la rencontre de vieux amis un peu perdus de vue, de nouveaux aussi, le bonheur aurait été complet sans la pointe de nostalgie liée au lieu où se donnait le concert : le hall de ce qui fut l'école de l'Eau Vive, aujourd'hui désaffectée pour en faire un lieu multi-activités diverses : cantine, école buissonnière, etc.
Certes, c'était arrangé le moins mal possible mais comment ne pas penser à ce qui aurait dû être l'emplacement idéal pour ce type de soirée : l'auditorium prévu dans le centre culturel… (non, Stéphanie, ce n'est pas une erreur, il n'existe pas, pas plus que la salle de spectacle polyvalente dont nous aurions tant besoin).
Bien sûr, ne sachant trop qu'en faire, la mairie y a installé, grâce à l'aide substantielle du conseil général, le groupe scolaire qui remplace l'école des Gerles, le fameux Pailleron que le maire décrit dans Nice Matin comme une ruine. Certes, j'avais souvent rêvé, moi aussi, de le raser pour reconstruire une belle école neuve, comme nous l'avions fait pour la maternelle "Vira Souléou", pour La Plana et pour celle qui porte le nom de Denis, mais nous n'avions pas, il est vrai, le soutien actif du conseil général (Tiens, deux poids, deux mesures ?). Il est vrai que c'était la dernière école qui nous restait à mettre en chantier mais elle était régulièrement entretenue et surveillée comme le lait sur le feu, il faut donc la mauvaise foi que l'on connaît pour raconter de telles inepties et je n'ai pas entendu parler d'enfants blessés "par les dalles de faux plafond qui tombaient".
Bref, que l'équipe actuelle ait choisi de mettre ce groupe scolaire à la place d'équipements dont elle ne savait que faire, passe encore, mais que, pour faire bonne mesure, on y ait ajouté la maternelle presque neuve en sus, en la désertant, là cela devient difficilement compréhensible, surtout quand on voit que l'année suivante, il déménage les enfants de l'Eau Vive, devinez où ? Dans la même école Vira Souleou" ! Cherchez l'erreur ! Des travaux étaient nécessaires qui ont été faits mais pourquoi ce jeu de chaises musicales ? Mystère, tout aussi grand que celui qui avait présidé, quelques années auparavant, à l'installation de la mairie dans ce bâtiment. Vous ne suivez plus ? C'est normal, je vais tenter d'expliquer pour les nouveaux trinitaires (les anciens ne s'en souviennent plus forcément non plus, parce que le temps a passé).

Un peu d'histoire…

Il faut savoir que, dans le début des années 80, sur les deux bâtiments de l'école mixte Lepeltier, un était désaffecté (déjà !), filles ou garçons, je ne m'en souviens plus. Quelle mouche a piqué la municipalité de l'époque ? Allez savoir… Toujours est-il qu'un beau jour, on a pu constater que la mairie avait été déménagée à la hâte dans cette école vide, juste avant les élections municipales, et la mairie historique abandonnée à son triste sort dans un centre ville qui se mourait doucement. Les élections surviennent, et l'arrivée d'une équipe d'union de la gauche qui découvre, en même temps que la situation des différents locaux, que l'on a besoin pour la rentrée de septembre, de 5 classes maternelles et qu'il n'y a strictement rien de programmé (après nous, le déluge, fut sans doute la position de l'équipe sortante !).
Après un rapide état des lieux, et avec beaucoup d'énergie, la solution est rapidement trouvée : le bâti se prête à une construction rapide puisque c'est déjà une école, ce qui facilite le travail. On trouve donc des locaux provisoires (un petit supermarché…) pour la mairie pendant sa réhabilitation dans le centre, là où elle avait toujours été et où elle est encore actuellement. Pendant le temps de la réhabilitation de la mairie, on construit… pour la rentrée, c'est-à-dire en 6 mois tout juste, une école maternelle où ne manque pas un porte manteau, qui a été réalisée après une concertation sans précédent (à l'époque !) avec parents et enseignants. Performance qui semble impossible à réaliser de nos jours mais l'équipe qui l'a accomplie ne le savait pas, donc elle l'a fait ! Et, voilà, curieusement, que c'est celle là, hautement symbolique pour quelques uns d'entre nous, que l'on a choisi de désaffecter à nouveau : c'était à tout cela que je songeais hier soir en écoutant la musique de Djamel, avec un peu de nostalgie (le blues ?) mêlée à l'idée que, ma foi, l'histoire n'est pas finie…

31 décembre 2006

Eh oui, tout arrive !


Bon, ben faut se jeter à l’eau ! J’attendais, pour reprendre ce dialogue sur la toile, interrompu plus que je ne l’aurais voulu, une occasion intéressante de s’exprimer, quelque chose qui justifie de dire son mot : bien qu’adepte d’Audiard, je ne partage pas sa formule disant que "c’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule !". Je pense plutôt que face aux évènements récents dans le marigot politique "seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse". Mais cela ne fait pas les beaux jours d’un blog, je vous l’accorde.
Par ailleurs, la patience méritante de certains de mes lecteurs, proches ou lointains, mérite attention. Et, tout compte fait, quelle meilleure occasion pourrais-je trouver que la période des vœux ? J’entends déjà les mauvais esprits : "ouais, facile, tout ça, c’est pour économiser des cartes de vœux". D’abord, et d’une, je n’en envoie pratiquement jamais, des vœux, j’ai horreur de ce formalisme qui nous pousse à nous rappeler au bon souvenir de gens que l’on ne connaît pas forcément mais qui, sait on jamais, en période électorale, seraient sans doute touchés par ce geste (même souvent rédigé par d’autres, ou à la chaîne. Ensuite, de deux, cela n’a rien à voir et ne m’empêchera pas de souhaiter à tous demain la bonne année mais plutôt par mail (là, au moins, on sait ce qu’il en est…). Mais, la bonne année, qu’est-ce que cela veut dire ? Et, là, de débiter : santé, bonheur, argent, que sais-je encore ? Bien sûr, cela va de soi mais comment souhaiter cela quand on sait qu’on le fait tous les ans et que, ma foi, ça ne marche pas forcément, sinon, ça se saurait et comment se sentir heureux quand on voit comment le monde marche ? Il y a eu une époque où on pouvait l’ignorer mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Mon seul vœu sera donc que chacun d’entre nous fasse, à son niveau, ce qu’il peut pour que le monde autour de nous marche un peu moins mal et cela, c’est à la portée de tous : je crois essentiellement à la théorie de "la tâche d’huile" qui gagne peu à peu plus qu’à ce qui tombe du ciel ou des hommes providentiels. Nous avons tous une petite part du problème, nous l’oublions trop souvent, à chacun de trouver laquelle…En attendant, comme on dit ici, "bon bout d’an"…

01 octobre 2006

Tribune de l’opposition

« Chaque fois qu’on ouvre une école, on ferme une prison »
Cette phrase de Victor Hugo, maintes fois citée, a certes perdu de son actualité parce que le paysage scolaire n’est plus le même que de son temps. Cependant, dans le contexte sécuritaire cher au ministre de l’intérieur, elle garde toute sa force.
Comment ne pas s’indigner, en effet, du projet de budget 2007, contre lequel les enseignants étaient en grève jeudi 28 septembre dernier : la suppression annoncée de 8 700 postes d’enseignants organise une dégradation générale des conditions de travail qui réduit à néant la prétention annoncée par le gouvernement d’améliorer la réussite des élèves. Parmi les mesures lancées :
 la réduction considérable de la formation spécialisée alors que la loi sur le handicap veut faire scolariser tous les enfants handicapés.
 La réduction de la formation des maîtres alors que dans le projet « ambition réussite », qui doit remplacer les Zones d’Éducation¨Prioritaire, il est fait appel à des « super » profs »
 Les annonces sur la façon d’enseigner la lecture, insensées quand on voit que, par exemple, parents et enseignants de l’école de La Plana ont dû se mobiliser fortement pour réclamer une classe supplémentaire (31 élèves en cours double) et n’ont obtenu que des promesses sur un éventuel futur demi-poste !
 Pour les élèves en difficulté, la diminution des personnels des réseaux d’aide spécialisée, la diminution des écoles de ZEP, l’augmentation de la moyenne nationale du nombre d’élèves par classe, une mobilisation sur l’apprentissage à 14 ans qui néglige la recherche d’autres voies permettant d’éviter à certains jeunes de tomber très tôt dans l’échec et le rejet scolaires
 des discours ambigus pouvant encourager une médicalisation de l’échec scolaire ou une stigmatisation des familles.
Médiathèque
Toujours en rapport avec la phrase en exergue d’Hugo, les élus que nous sommes ne peuvent que se féliciter de l’inauguration de la médiathèque qui a enfin ouvert ses portes, après quelques années d’errements : cette médiathèque, c’est bien parce que nous étions conscients de l’intérêt qu’elle représente pour la commune et pour ses habitants que nous l’avions mise en chantier, avec d’autres outils qui ont été abandonnées. Mais quel dommage de l’avoir inaugurée en présence du ministre, certes, mais à une heure de l’après-midi où peu de ces mêmes habitants ont pu y assister alors qu’ils l’attendaient depuis si longtemps. Mais ils sont sans doute moins importants qu’un ministre.
Dommage, aussi, la petite mesquinerie qui a consisté à « oublier » sur le carton d’invitation la Région (de gauche, est-ce la raison ?) qui a pourtant participé à son financement. Le procédé est assez peu élégant mais, bon,

31 août 2006

A très bientôt


Le blog et moi sommes absent jusqu'au 15 septembre, en attendant profitez en pour aller visiter le site de la section de La Trinité en cliquant sur cette adresse http://latrinitepartisocialiste.hautetfort.com/

28 juillet 2006

Tribune de l'opposition

Tant que je suis lancée, j'en profite pour diffuser notre dernière parution dans la rubrique d'expresssion de l'opposition dans le journal local avant le repos du mois d'août et avant la réponse de not'bon maire qui ne saurait tarder (distribution sans doute pour aujourd'hui) :
Lucky Luke et Rantanplan…Ambiance curieuse à la CANCA, si l’on en croit la presse, qui rejaillit à La Trinité : Épisode 1 : Tant le journal municipal que Nice Matin se font l’écho des difficultés que rencontrerait l’arrivée de la ligne du tram. Contrairement à ce qui nous était annoncé, elle s’arrêterait aux ponts jumeaux et ne desservirait plus L’Ariane et La Trinité comme prévu. C’était déjà l’Arlésienne, cette fois ci, on est dans les choux ! Et voilà donc le maire de La Trinité qui s’indigne avec vigueur, et justesse, contre ce qui est un déni de d’engagement, oubliant, par là même, qu’il est aussi Vice-Président de la CANCA : il se donne une claque d’un côté et de l’autre, il dit que ça fait mal !Épisode 2 : Nice Matin du 11 juillet reproduit le "coup de gueule" de J. PEYRAT qui se plaint que les débats internes du conseil des maires concernant le tram filtrent à l'extérieur. Même, visant notre Maire, il parle de "bête… comme Rantanplan " (vous savez, le chien de Lucky Luke qui fait tout à l'envers…). Nous lui laissons la responsabilité de son propos, sachant que là, pour le coup, nous le tram, on le veut !Épisode 3 : Lors du CM du 6 juillet, le Maire propose aux élus d'inscrire à l'ordre du jour en question diverse, hors délai, une délibération qui, pour faire court, subordonnerait, sous forme de "marchandage", le transfert de la maîtrise du foncier1 sur la zone Anatole France à la CANCA en échange de l'arrivée du tram à La Trinité.Épisode 4 : La plupart des conseillers n'étant pas informés de ce sujet grave, y compris dans la majorité, l'opposition refuse l'inscription de cette délibération qui fera donc l'objet d'un conseil au mois d'août, sous peine d'être adoptée par défaut… Et d'une information à la population ? Chiche !Lycée René Goscinny …Dernier épisode (qui n'a rien à voir avec ce qui précède, mais…) : L'acte de vente du terrain Goscinny, destiné à la construction du futur lycée de la vallée du Paillon à Drap, est enfin signé, l'héritière ayant finalement accepté les conditions financières de la vente. Cela va permettre de rattraper le temps perdu et de désengorger le lycée Apollinaire qui explose littéralement, au grand dam des élèves.1 Transfert prévu de longue date, avec les compétences de la commune, mais sur lequel on rechigne momentanément, et qui est, en fait, acquis…

Bulletin météo...


J'avoue avoir été très peu bavarde sur la toile ces temps derniers... La raison majeure en est non pas vraiment la flemme ou le manque de sujets, mais l'exceptionnelle chaleur qui règne dans la journée, tout particulièrement dans la pièce où est installée mon ordinateur. Vous me direz : le soir, c'est mieux, certes mais j'ai alors une petite armée de squats qui profitent de la fraicheur pour tchatcher sur MSN..
Le matin tôt, je suis depuis le début de mes congés, mardi en fait, dans la grande bleue mais ce matin, le temps est un peu couvert et je profite de cette relative fraicheur matinale pour dire que tout va bien et rassurer mes fidèles lecteurs : je pense que nous allons vers une amélioration des conditions météo qui va permettre la reprise de ces petites conversations auxquelles j'avoue prendre goût.

19 juillet 2006

Pour que tout le monde en profite...

Taxée, parfois, par certains lecteurs incrédules d'exagération et de sévérité à l'égard de la prose de not'bon maire, le dernier numéro de la parution du journal municipal nous offre un exemple parfait, et je ne peux résister au plaisir de faire profiter les foules bien au-delà de la seule sphère de notre petite commune : de tels propos méritent un sort plus illustre... Pour la compréhension et la clarté des choses, j'ai tenté de reproduire la page in extenso mais la technique du scan donne une image trop lourde et j'ai dû faire une conversion de la page qui se présente sous deux colonnes, d'un côté notre tribune, que je reproduis également, pour bien montrer qu'elle n'avait rien d'extraordinaire, sauf poser des questions somme toute légitimes. L'autre colonne (de droite !) présente la réponse en apposition. Elles sont donc ci-dessous reproduites successivement, ce qui perd un peu de son intérêt (mais quand même...) :

La démocratie bafouée
C'est désormais une malheureuse habitude bien
établie, à chaque conseil municipal, nous sommes obligés de protester à propos du procès-verbal de la précédente assemblée car nos propos ont été tronqués, caviardés, "oubliés", transformés selon le bon vouloir du maire de la
commune ; un comportement inadmissible à rapprocher des propos méprisants, parfois à la limite de l'injure qu'il tient à ceux qui ne pensent
pas comme lui. Le Conseil du 6 juillet a été, à cet égard, "exemplaire".
Suite à l'examen du procès-verbal du C.M. du 1er juin (Nice-Matin du 03 / 06 / 06 avait titré : "Chaude ambiance au conseil municipal"), nous avons tenu à faire une mise au point solennelle, à poser un certain nombre de questions, à demander la communication de documents relatifs à la politique de la ville et ses liens avec certaines associations ainsi que le club de foot Trinité Sports Football. Monsieur le Maire a, d'emblée, indiqué que cette intervention ne serait pas intégrée au P.V. de séance, c'est pour cette raison et dans un souci d'information des Trinitaires que nous résumons ici nos questions et demandes.
En effet, 2 associations,TRI-SAVE et Trinité Sports Action-Ville, très "imbriquées" dans le club de football TSF, touchent d'importantes subventions (respectivement 63 000 euros et 40 530 euros pour 2006) au titre de la Politique de la Ville,dont l'agent de développement local n'est qu'un membre du
même club de foot. Nous exigeons donc, pour les
exercices 2004 et 2005 :
Les organigrammes détaillés de ces associations,
Lesprojets et bilans d'activité précis,
Les bilans financiers et justificatifs,
La liste complète des personnes salariées à temps plein, partiel, à la vacation ou simplement indemnisés. Comme nos concitoyens, nous sommes attentifs à l'utilisation de l'argent public; nos demandes permettront peut-être de clarifier la situation. Pour le moment, nous n'osons pas imaginer que les subventions liées à la Politique de la Ville puissent, partiellement, servir à autre chose.
G. MARTI, J. DELAHAYE, A. RAGAZZINI, M. JUNGUENE, A. MOUTON, A. BEUNARD, A. GHIPPONI, J. RAIMOND.

Réponse en apposition :
"Il était une fois...
...un tout petit territoire... régenté depuis de forts
longues années par des individus qui se concédaient
mutuellement de telles estimes que le risque d'un
désaveu ne leur avait même pas effleuré les esprits...
cette assemblée abondée...
...par quelques démocrates...
venus d'ailleurs...
...dont quelques égarés, en panne d'idées... et de
pétrole,... qui acceptèrent volontiers de venir s'agréger à ces régents pour s'exercer à gouverner selon des modèles dont on savait, en particulier depuis la survenance de célèbres et monstrueux massacres, qu'ils ne satisferaient jamais à nos règles de morale... mais cependant..., et au mépris de l'effroi imposé à l'humanité tout entière par quelques tristes sires, ignominieux responsables de millions de morts...
... par besoin. crainte.
ignorance... ou les trois
conjugués...
... de nombreux imprudents, déçus, ivres ou indécis s'abandonnèrent à la facilité de la soumission et succombèrent aux vapeurs euphorisantes des asthénies dialectiques braillées par ces nouveaux administrateurs en quête de faciles conquêtes auprès des plus faibles, des plus démunis ou toute autre proie sans volonté... et c'est ainsi...
…que s'imaginant investis
d'une mission quasi divine... si on peut dire....
...tous ces fringants camarades, au nom d'une équité
sociale dont ils étaient bien les seuls à savoir de quels fondements démocratiques elle pouvait bien participer, se sont accordés à tout détruire sur les terres qu'ils administraient... un peu à l'instar de ce que certains ont eu la malchance de connaître en d'autres lieux... plus à l'Est... mais surtout...
...en ne s'interrogeant
pas une seule fois...
...sur leur totale incapacité à rebâtir... ce qu'ils avaient indûment détruit pour laisser derrière eux ruines et dettes... dont, effectivement, le caractère démocratique ne fait d'ailleurs aucun doute puisque c'est la communauté tout entière qui paie désormais leurs égarements.
Mais en réalité ce qui insupporte surtout ceux qui ont échoué, très démocratiquement, c'est de voir que les rhétoriques dont ils étaient porteurs se sont conclues par du vent et des peines..., et il leur importe désormais de décrier le Bien que font les autres pour pouvoir, au moins, dire leur irresponsabilité au regard de celui qu'ils n'ont pas été en position de faire... quel
gâchis...!!! démocratique bien entendu...!
Jean-Louis Scoffié "

13 juillet 2006

Pour qui roule-t-il ?


Un revenant hante actuellement nos boites aux lettres : c'est maintenant le 3e libelle dont il nous gratifie (à ses frais ?), distribuant dans un style inimitable (mais qui rappelle quelqu’un) bons et mauvais points avec onction et jurant ses grands dieux qu'il est, lui, totalement désintéressé et compétent, contrairement à tous les autres. Pourquoi nous a-t-il privé si longtemps des dites compétences ? Allez savoir, il était occupé ailleurs mais il revient ! Il bâtit, à n'en pas douter un programme municipal, digne de celui qu'il avait élaboré il y a quelques années (dont mon principal souvenir reste la promotion de l’antésite pour les enfants) avant de disparaître complètement. Mais, comme tout le monde l'a oublié, il en profite pour s'attribuer le mérite de tout ce qu'il considère comme positif sur la commune, au risque de dépouiller des disparus... On se demande même s’il n’était pas pour quelque chose à Austerlitz, Napoléon n’étant là que pour la figuration… Bref, on le voit bien arriver, avec ses gros sabots mais il n’est sûrement pas tout seul et pourrait bien accompagner, dit-on, un autre preux chevalier, tout aussi apolitique, ou presque, comme tout apolitique qui se respecte. Le dernier en date, à ma connaissance, not’bon maire, qui m’avait fait approcher pendant une campagne précédente avec cette étiquette, a adhéré très vite à l’UMP : j’aurais eu bonne mine, si j’avais écouté ce chant de sirène… comme d’autres l’ont fait… mais il n’y avait aucune chance : j’ai un très gros défaut, la fidélité…

09 juillet 2006

Supporters ou fanatiques ?

Aujourd’hui dimanche, tout ne parle que de foot, la télé, les journaux, sur la prom on ne peut plus circuler côté sud à cause de l’écran géant en cours d’installation. Que va-t-on trouver, après le foot, pour occuper le bon peuple ? Je suis sidérée de voir à quel point on peut marcher dans ce cirque : drapeaux aux fenêtres, rupture de stock sur tout ce qui ressemble à des maillots bleus, politiques qui tentent de se refaire une santé sur leur dos, avec des comparaisons douteuses, pas de doute, nous sommes en mal de rêve ! Et ça marche puisque la côte de popularité de Villepin remonte : et on s’étonne qu’Hitler ait galvanisé les foules ! Il y en aurait presque de quoi souhaiter qu’ils perdent ce soir !Il est vrai que le parcours de cette équipe est intéressant : vilipendés, ridiculisés au début de la compétition, ils sont maintenant l’objet d’une idolâtrie tout aussi disproportionnée : quoi qu’il en soit, même s’ils perdent ce soir, ils auront mérité le respect pour s’être bien battus, foin des paraboles des uns et des autres, mais est-ce que ce sera pour autant une catastrophe nationale ? Vu le nombre de morts quand les bleus gagnent, combien de suicides ce soir si nous perdons, combien d’exploits stupides suscités par la bière ingurgitée pendant le match… J’ai envie de dire, si ce n’étaient la plupart du temps encore des enfants : « tant mieux, quelques imbéciles de moins… »… Que l’on ressente du plaisir, à l’annonce de la victoire, à voir la joie d’enfant heureux du discret Zidane et de son équipe, bien sûr, comment ne pas s’en réjouir mais de là à aller se jeter d’un pont ou se tuer à la portière d’une voiture, difficile à comprendre, mais il est vrai que je ne connais pas grand chose au foot, en dehors d’avoir soutenu, un frère d’abord, un fils ensuite et maintenant un petit-fils, mais j’avoue être incapable d’extérioriser ainsi ma joie, même quand la victoire est plus personnelle, comme il fut un temps pour Cécile en natation ou en ce moment Marie en gym. Mauvaise supportrice ? Sans doute… Et puis, pendant qu’on s’occupe du foot, on ne râle pas trop sur les mauvaises surprises de juillet, on parle peu de ce qui se passe à l'Assemblée nationale et on ne s’indigne pas trop des scandales divers à l’échelon national, niçois voire même trinitaire !

07 juillet 2006

Jeudi noir

Je ne sais pas comment font nos grands chefs pour mener dix vies de front : moi, certains jours, j'ai du mal (et pourtant, comme dirait Steph : "on est des filles"). Jeudi, par exemple, réunion boulot avec mes collègues et mes élus : on en a une par an, et c'est l'occasion de faire le point sur tout ce qui ne va pas, donc impossible de s'y soustraire. De ce fait, et malgré la décentralisation, c'est encore à Paris qu’on s’y colle parce que, nous provinciaux, on peut se déplacer mais les parisiens, non, ils ont trop à faire !
De ce fait, j'ai manqué : 1) une journée à garder mes touts petits comme je m'y était engagée et la gueule de ma fille qui n'apprécie pas qu'on la plante, 2) la réunion du conseil municipal de 18 heures 30, ça je m'en doutais et ma foi, une soirée de théâtre en moins, je peux faire sans,
2) une réunion de courant, pourtant plus tardive mais en raison d'un gros orage sur Nice, on a pris 1 heure de retard et, bon, exit aussi la réunion de courant.
Bien sûr, en émergeant le vendredi, après ma virée matinale à Grasse avant Sophia pour accompagner Marie à la gym (c'était sa dernière séance aujourd'hui avant Marseille et le pole France l'an prochain, ça va me manquer, ces petits crochets La Trinité - Grasse -Sophia), il faut aller à la pêche des uns et des autres : si je ne sonne pas le rappel, personne ne semble penser au canard muncipal, donc, va courir après les gens sans portable, sans mail et en plus avec un fixe en panne (je ne donnerai pas de nom mais quand on voit que même les ancêtres s'y sont mis...). Et, vous savez quoi ? On recommence pour un nouveau CE lundi et mardi : mais c'est le dernier avant les congés et pas de prévu en août, la vie sera belle quand j'aurai fini la rédaction du PV (évidemment, rien à voir avec ce qui se passe en mairie : jenote fidèlement, en les mettant en français compréhensible, ce qui n'est pas toujours le cas, chacun propose en séance suivante ses modifs s'il en a et je les prends, sans discuter si elles ne sont que sur la forme, bien sûr, mais c'est toujours le cas. Normal, me direz-vous ? C'est vrai mais venez donc voir à La Trinité comment ça se passe et on en reparle... Bon, j'ai fini d'essayer de me faire plaindre mais comme chacun raconte ses exploits, eh bien, moi aussi je parle de mes petits exploits quotidiens, là !
Tout ça pour essayer de reprendre en douceur ma petite chronique et éviter, comme certains l'attendent, de balancer des amabilités sur les uns et les autres. Comme le dit mon agaçant (parait-il, moi je l'aime bien) répondeur : Raté ! Même pas sur not'bon maire non plus, certains jours, on n'a pas envie de se commettre...

04 juillet 2006

Au secours


Avant réclamation, j'ai la tête un peu sous l'eau mais ça va aller, je reviens très bientôt...

21 juin 2006

Serment d'ivrogne ?




Malgré mon message précédent, un coup de fil et la lecture de NiceMatin de ce jour m'amènent à mettre en ligne le communiqué que nous lui avons adressé hier dans son intégralité : comme d'habitude, et sans la renier, une phrase sortie de son contexte modifie souvent la tonalité d'un propos :

"Christine DOREJO et Jackie DELAHAYE élues par les militants socialistes des 8ème, 10ème, 11ème, 13 ème cantons de Nice pour représenter le Parti Socialiste à la prochaine échéance législative de 2007 précisent :
Conformément à notre engagement socialiste et républicain nous ne pouvons que nous réjouir de la mobilisation des adhérents qui à plus de 65 % nous ont désigné pour être leurs représentantes à la prochaine élection législative dans la 3 ème circonscription des A-M.
Les valeurs de gauche que nous défendons depuis toujours ont déterminé notre action politique. Dans la diversité de ses militants et par leurs votes, nous avons été investies pour la défense des valeurs qui sont les nôtres : liberté, égalité, fraternité, citoyenneté, laïcité.
Les camarades du Parti Socialiste engagés dans le grand rassemblement autour de notre candidature ne se localisent pas sur un secteur de notre ville. De la Promenade des Anglais jusqu’à la Trinité en passant par l’Ariane et Nice- Nord, voilà la réalité de la 3 ème circonscription.
Nous refusons toute forme de récupération et regrettons qu’un élu socialiste ait tenu des propos qui peuvent laisser penser que des militants issus de l’immigration ne soient capables de s’exprimer qu’à travers un vote communautariste et non pas dans un vote politique libre et responsable.
Seul l’intérêt collectif nous détermine, aussi nous franchirons ensemble les étapes qui demain nous permettront enfin d’engager dans ce pays une véritable réforme des pratiques politiques afin qu’aboutisse notre projet socialiste."

La machine à perdre...


Comment mieux qualifier ce qui se passe en ce moment, dont les medias font avec bonheur leurs choux gras ? C'est le seul commentaire que peuvent m'inspirer les "joyeusetés" répandues dans le microcosme niçois, dont les balles passent au-dessus de nos têtes... Tout autre ne ferait qu'apporter de l'eau au moulin dans un contexte assez désolant pour tout le monde.

19 juin 2006

Questions de compréhension...



Ouf, voilà mon ordinateur, plein de virus qui le ralentissaient, remis à neuf après un bon reformatage du disque et nous voilà repartis, lui et moi : tout marche à merveille. (À ce sujet, si vous avez un souci, n'hésitez pas, je connais la bonne personne, un petit jeune qui démarre son entreprise, sérieux et sympa, j'en atteste : la bête a été boostée, elle a perdu sa lenteur au démarrage, idem en sens inverse).
Parlerai-je de la dernière parution du journal municipal ? Cela n'en vaut pas vraiment la peine, ou juste, quand même, pour constater qu'une fois encore, il est impossible de s'exprimer dans ce canard sans se faire insulter, ce qui n'est pas très grave, ça nous manquerait même un peu ; ce qui est plus surprenant, c'est que l'on a, chaque fois que l'on parle d'autre chose que de sujets généraux, c'est-à-dire (pardonnez-nous de nous soucier des affaires de la commune), que l'on parle de ce qui s'est dit au conseil, on a droit, disais-je donc, à des insultes, mais toujours en répondant à côté du sujet. De deux choses l'une : ou bien c'est nous qui ne sommes pas clairs (ce qui est somme toute possible mais, en général, tout le monde comprend, sauf... devenez qui ?) ou bien nous sommes devant un cas pathologique. Naturellement, une 3e hypothèse est possible : mauvaise foi ? Serait-ce possible ? Allez savoir ! Finalement, il vaut mieux pour tout le monde choisir cette dernière solution, le contraire serait blessant, ce qui n'est pas le propos de cette chronique.
Mais enfin, tout de même, je vous fais juge : nous parlons des maternelles l'Eau Vive et Vira Souleou et il répond école primaire stype Pailleron (la seule que nous n'avons pas eu les moyens de reconstruire mais ce n'est pas nous qui l'avions faite !). On parle du manque de respect de l'OPAM vis-à-vis des locataires dans le cadre des réhabilitations, on demande que la commune serve d'intermédiaire et il reprend son couplet sur l'air de "vous n'avez rien fait et vous la ramenez..."(ce qui n'est pas vrai du tout, en plus, mais c'est tellement plus facile de le dire que de se renseigner, nous l'avons pourtant évoqué maintes fois en conseil).

18 juin 2006

18 juin...


Le croirez-vous, c'est l'hiver qui est revenu ce matin… Vent, pluie, tempête, on a droit à la totale ! Bon, moi qui pensais faire un peu de plage pour oublier les diverses commémorations du jour auxquelles je ne participerai pas (fête des pères, date anniversaire d'un événement plus douloureux que l'appel du général), me voilà clouée devant mon écran. Bon, tant pis, c'est l'occasion de faire le point sur la journée d'hier, studieuse en somme, malgré une incursion à la fête de l'école de Bischoff, pour voir ma petite Mathilde sur une estrade (si j'avais manqué cela, sa mère m'aurait arraché les yeux). La fête à Bischoff, c'est une institution, c'est l'occasion de rencontrer plein d'amis parce qu'il y a toujours eu une red-connexion avec La Trinité en matière d'enseignants et j'ai pu bavarder un peu avec Josiane dont la fille passe le bac en ce moment, qui a eu Hugo l'an dernier et qui aura Mathilde l'an prochain. Comme quoi, on a beau s'éloigner comme Cécile de La Trinité, on reste quand même en pays de connaissance. Puis l'après-midi, séance de travail organisée par les sections niçoises à l'intention des adhérents nouveaux et qui a bénéficié aussi aux nôtres : réunion de bonne tenue, avec proposition d'amendements à un projet qui n'est somme toute pas si mauvais que cela, on peut même dire satisfaisant pour l'essentiel dans la mesure où il constitue le socle de travail pour le candidat qui s'engagera à le respecter : c'est en tout cas celui qui aura mon vote.

17 juin 2006

Désignations et commentaires...


Il fallait bien s'y attendre, mais il est décevant, quand même, de lire les propos quelque peu simplificateurs du journaliste de Nice Matin d'aujourd'hui dans sa relation du vote de mercredi soir pour la 3e circonscription : certes, l'article évoque les désignations dans toutes les circonscriptions du département, du moins celles qui ne sont pas "réservées". La 3e, c'est pourquoi elle a fait parler davantage, avait la particularité d'avoir deux candidatures, donc un véritable vote à l'issue duquel la candidature de Christine, dont je suis la suppléante, a été retenue. Il se trouve que Christine et moi sommes dans la même mouvance de courant (eh oui, apparemment, ça existe encore, même s'il me semblait que nous avions fait une synthèse lors du dernier congrès…). Naturellement, les deux candidates ont présenté leur façon de voir les choses, avec leur sincérité, leurs choix et options. Les urnes ont parlé mais le respect doit aller aux deux candidates et, comme je l'ai dit l'autre soir, je n'aurais eu aucune amertume à faire campagne pour Zineb. Quant à dire, comme le relate le journaliste que les candidates d'un des Patrick ont battu les candidats de l'autre Patrick, c'est un peu simplificateur, je le répète et cela me chagrine un peu pour certains de mes camarades qui n'ont pas les mêmes options que nous et qui ont cependant soutenu notre candidature, par solidarité d'une part et aussi, je pense, à la lecture de nos engagements. Soyons très clairs : la seule chose qui sera considérée comme une victoire sera celle que nous pourront nous donner les électeurs, si toutefois nous arrivons à nous présenter devant eux sans avoir à céder la place…

15 juin 2006

Tristesse…


Il fallait s'y attendre, à le voir lors de ses dernières (rares) apparitions mais cela flanque quand même un coup : Raymond DEVOS est parti rejoindre sa 4e dimension. Souvenir d'une soirée au théâtre de Nice avec des amis, il y a quelques bonnes années (difficile à dater, peut-être quelques uns s'en souviennent ?) et un bonheur extraordinaire à écouter ce bonhomme jovial tordre la réalité pour nous en montrer l'absurde. "Ça n'a pas de sens", "la deux bœufs", (mention chère au cœur de tous les amateurs de la bête en question). Son grain de folie nous manquera à tous et je gage que nous sommes nombreux à être en deuil aujourd'hui. Je ne résiste pas au plaisir de la citation ; une fois n'est pas coutume et cela ramène quelques soirées de débat à leur juste proportion :
"On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort. C'est difficile de juger. Moi, j'ai longtemps donné raison à tout le monde. Jusqu'au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avaient tort ! Donc, j'avais raison ! Par conséquent, j'avais tort ! Tort de donner raison à des gens qui avaient le tort de croire qu'ils avaient raison. C'est-à-dire que moi qui n'avais pas tort, je n'avais aucune raison de ne pas donner tort à des gens qui prétendaient avoir raison, alors qu'ils avaient tort ! J'ai raison, non ? Puisqu'ils avaient tort ! Et sans raison, encore ! Là, j'insiste, parce que ... moi aussi, il arrive que j'aie tort. Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas. Ce serait reconnaître mes torts !!! J'ai raison, non ? Remarquez ... il m'arrive aussi de donner raison à des gens qui ont raison. Mais, là encore, c'est un tort. C'est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort. Il n'y a pas de raison ! En résumé, je crois qu'on a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !"
Une dernière, pour la route : "quand on dit qu'il n'y a plus d'enfants ! Des petits peut-être ! Mais des grands ... "

13 juin 2006

Internet et militantisme


Dans un paysage politique un peu perturbé par les medias de tous poils, la vie fédérale est en ce moment un peu difficile à avaler : réunions de circonscriptions : bof, pas de quoi rêver !
Par contre, une vraie bonne surprise est apportée par les réunions de validation des nouveaux adhérents au niveau local. J'étais pourtant assez sceptique sur la démarche et je ne croyais pas trop à ces nouvelles adhésions par Internet mais je me rends compte, d'après les résultats, de mon erreur. C'est une vraie bonne idée et cela nous amène, directement à La Trinité, des gens motivés, intéressés et passionnants qui ne viennent pas au PS uniquement pour voter pour tel ou tel candidat mais qui souhaitent travailler sur un projet et continuer le chemin avec nous. Pourquoi maintenant ? Les attaques frontales de la droite y sont bien sûr pour quelque chose, les mouvements anti-CPE peut-être aussi, mais pas seulement; Nombre d'entre eux sont des acteurs associatifs de la vie locale ou professionnellement engagés, souvent anciens militants de partis proches du nôtre, (c'est vrai pour 3 d'entre eux) pour qui le fait de cliquer sur un lien Internet a été l'opportunité de se manifester facilement, sans avoir à chercher une adresse ou un contact : à nous de ne pas les décevoir mais cela réconforte dans un temps où l'on a l'impression qu'en dehors du foot et des vacances, pas grand-chose ne passionne une partie de la population et qu'une autre partie a complètement la tête sous l'eau : c'est bien pour cette partie là qu'il nous faut nous battre et convaincre et là, nous avons besoin de l'aide de tous pour être efficaces et convaincants. Si nous n'y parvenons pas, c'est le front national qui gagne : il ne semble même plus être une menace depuis que Sarko livre le même message et, dans ce cas, autant prendre l'original que la copie !

07 juin 2006

Foot et éducation


Faisant partie des 60 % qui n'ont pas travaillé lundi de Pentecôte, j'ai eu l'occasion d'aller regarder jouer Hugo, petit bonhomme de 7 ans passionné de foot et licencié au club de Villefranche qui participait à un tournoi de foot à 7 au stade de l'Oli, enclave niçoise sur le territoire trinitaire. Le seul match que j'ai vu, en quart de finale, m'a montré la mentalité des parents de l'OGCN, même à ce niveau d'équipe : je croyais que cela n'existait que pour les matches des grands mais il est impressionnant de voir comment se comportent les parents et les "éducateurs" : ce sont des tueurs en herbe ! J'ai vu ces bonshommes qui jouent normalement très bien paralysés par la vue du maillot rouge et noir rayé… Apparemment, même Hugo, qui démarre le foot cette année en débutant et qui est un arrière efficace, semblait désarçonné : les brutalités commencent tôt (exemple de la télé ou consignes des entraîneurs ? ). J'entends déjà la réponse "machiste" : "ce n'est pas un sport de mauviettes", "il faut les endurcir", etc. Pour ma part, j'ai toujours cru que le sport était une école de respect, de dépassement de soi, de fair-play et j'avoue être un peu désarçonnée, notamment par les cris des parents sur la tribune… Finalement, je ne regrette pas l'expression de mon collègue, ancien adjoint aux sports, lors des délibérations du dernier conseil municipal sur les "valeurs véhiculées par le sport" : c'est avec ce culte de la gagne à tout prix que les dérives s'installent. N'en déplaise à mon petit Hugo qui collectionne les photos de ses idoles, je ne suis pas sûre que ces valeurs se retrouvent dans le foot, heureusement, les parents veillent à ce que cela reste un jeu, sans tout le cinéma qui va avec. Le fric qui règne au niveau foot est sans doute une des raisons de cet acharnement, si je compare avec le monde de la gym où évolue Marie ou même avec le saut d'obstacle en équitation des grands.

03 juin 2006

Pêle-mêle…

Oups ! Reprise sur les chapeaux de roues : à Sophia où une absence de quelques jours implique de prioriser les urgences (mais bonheur de voir avec quel plaisir on est accueillie !), à la Trinité entre préparation du conseil, réunions, préparation des candidatures législatives, article à remettre, accident de Denise (ça semble aller mieux mais elle souffre énormément), la finale des championnats de France de Marie, (elle est 1re en 94 et 2e en classe d'âge espoir (92, 93, 94) malgré une compétition "moyenne"), jeudi soir conseil municipal qui aurait dû normalement, vu l'ordre du journ être sans histoire et qui l'a presque été : compte administratif, régie des transports, reconduction des actions "politique de la ville", garantie d'emprunt de l'OPAM (évidemment l'occasion de faire un numéro, parce qu'évidemment, on ne peut s'opposer à ces garanties mais quand on voit le fonctionnement de cet organisme HLM, on peut se poser des questions). Le fait de parler de manque de concertation de l'OPAM enflamme immédiatement le maire qui en profite pour reprendre son couplet favori sur l'air de "vous n'avez rien fait", vous avez laissé pourrir la situation", alors que l'on parle d'actions complètement différentes. Combien de fois avons-nous dû envahir les locaux de l'OPAMn avec les locatairesn pour obtenir de l'office qu'il remplisse son rôle ? Celui d'une commune n'est pas de se substituer à l'office mais d'accompagner les locataires et c'était en bonne voie de résolution quand nous avons changé d'équipe. Un projet était en cours, qui prévoyait la démolition d'un bâtiment et la réfection des immeubles dans le cadre de la politique de la ville puis… le sort des urnes a changé la donne ! Il lui est donc facile de gloser mais que c'est fastidieux et stérile : pas très envie, pour ma part, d'entrer encore et encore dans ces polémiques stériles… Autre point d'achoppement : les travaux pour l'école maternelle "Vira Souleou" désertée. Après diverses utilisations, elle va finalement être réutilisée en transférant l'Eau Vive (n'aurait-il pas été plus facile de les mettre directement dans l'ex-centre culturel devenu écoles et médiathèque ?). L'Eau Vive accueillera à son tour la cantine du primaire Lepeltier, une partie du centre aéré, et sans doute l'Ecole Buissonnière : c'est du moins ce que nous avons compris des échos puisque nous n'avons pas d'information sur le projet définitif. Les parents d'élèves et les enseignants pensent aussi que tout cela sent l'aménagement au coup par coup, quoiqu'en pensent les élus majoritaires : "on a consulté les institutionnels"… Pour ce qui nous concerne, aucune information, aucun travail de réflexion en commission (en quoi ?), absence totale de transparence, ce qui nous amène à nous abstenir sur des travaux pour l'école qui sont indispensables…
Il va nous falloir expliquer tout cela, et cela va naturellement entraîner encore des invectives diverses et variées… En dehors du cinéma de l'électron libre (pour mémoire) et des escarmouches entre l'adjoint aux sports nouveau et l'ancien, grosse colère (feinte ?) du maire qui fait semblant de ne pas comprendre que l'absence d'information (peut-être même pas volontaire mais cela montre le mépris dans lequel il tient les élus d'opposition) peut tout laisser supposer.

29 mai 2006

Festival...


Non, je ne parlerai pas des films, je n'en ai vu aucun, j'ai peine à le dire mais chacun a ses priorités et je verrai les films en salle, en septembre. Cependant, le battage médiatique local du festival de Cannes ne peut nous laisser, en tant que voisins, insensibles. Il me semble que le palmarès annoncé hier soir est révélateur et il faisait plaisir à entendre, peut-être pas aux esthètes cinéphiles mais sur un plan beaucoup plus social. Déjà, dès l'ouverture, le maître de cérémonie l'avait placé sous le signe de la pluriculturalité, en faisant écho à l'adoption du projet de loi sur l’immigration par l'Assemblée un peu plus tôt dans la journée. Dans son intervention, il a évoqué «la France des mélanges, ce melting-pot riche de cette fameuse pluriculturalité qui nous donne le luxe de voyager sans franchir les frontières». «Il y a plus de 177 communautés dans certains quartiers de Paris et de banlieue, plus qu'à Londres, New York ou Rio, qui vivent dans ce pays laïc et latin, plus ou moins sans heurts depuis très longtemps», a déclaré Vincent Cassel, révélé par le film «La Haine» de Mathieu Kassovitz sur la dérive de jeunes de banlieue. «La France est définitivement, encore aujourd'hui, une terre d'accueil culturel», a-t-il conclu.
Est-ce un hasard si l'histoire et la politique se sont invités au palmarès du festival de Cannes ? Je ne le pense pas :
La palme d'or à Ken Loach, cinéaste engagé et très marqué à gauche, le prix d'interprétation masculine collectivement attribué aux acteurs français du film, Indigènes, du français Rachid Bouchareb a donné lieu à quelques moments de bravoure réjouissants. Longuement applaudi lors de sa projection jeudi, ce film rend hommage au rôle joué par les soldats de l'Armée d'Afrique dans la libération de la France à la fin de la seconde guerre mondiale, ce qui représente un pendant (involontaire puisque le film était tourné avant) à la polémique récente sur les bienfaits de la colonisation….

23 mai 2006

Pratique sportive et soutien financier



Week-end voiture en famille pour Bourg en Bresse.
Quelqu'un pourrait-il me dire pourquoi toutes les compétitions importantes de gymnastique ont lieu à l'autre bout de la France ? Pour suivre et encourager Marie, ces derniers temps, il m'aurait fallu me rendre à Metz, Chalons en Champagne, Strasbourg, Nantes et, le dernier rendez vous en date, ce week-end à Bourg en Bresse, dans quinze jours, ce sera Mulhouse ! Ce n'est pas que je sois raciste ou particulièrement chauvine mais cela demande des efforts financiers conséquents et il n'est pas facile de suivre pour les familles dont un ou plusieurs enfants font du sport de haut niveau. Les déplacements ne sont qu'un aspect naturellement, de ce que coûte un enfant qui doit être hébergé en famille d'accueil près d'un pôle France mais tout cela s'ajoute. Une des raisons, sans doute est le fait que nous n'avons pas dans la région de centre de taille suffisante pour accueillir des manifestations de grande envergure (De mémoire, le plus proche auquel j'ai pu me rendre est à Aix en Provence et je ne pense pas qu'il dispose du nombre de plateaux suffisants). Une des explications est sans doute l'importance accordée par les municipalités à ce genre d'équipement, qui compte tenu du coût du foncier dans notre région, n'est certainement pas leur priorité… Ce n'est sûrement pas la seule, je ne connais pas suffisamment l'ampleur du problème mais il faut bien dire qu'il est difficile à ces gamines d'assumer à la fois leur scolarité dans des conditions satisfaisantes, la pratique d'un sport de haut niveau avec des finances familiales modestes. Peu ou pas d'aides des municipalités, il est vrai que la gym n'est pas le foot et que les mêmes intérêts financiers ne sont pas en jeu…
C'était mon coup de gueule du jour, même si le déplacement valait la peine surtout pour la petite Marie dont c'était la première apparition dans la cour des grands en Division Nationale 1 pour les championnats de France en équipe. Après une superbe démonstration en poutre pour la plus jeune gymnaste de tous les plateaux, elle s'est effondrée à un de ses meilleurs agrès, les barres, mais elle a su en tirer les enseignements ; elle a la volonté de persévérer mais que c'est difficile pour un petit bout qui vient juste de faire 12 ans et comme on apprend trop vite à grandir devant ces difficultés…

19 mai 2006

Devoir de réserve ?


C'est visible, je n'ai pas la tête à lancer des messages sur la toile en ce moment : il faut dire aussi que la reprise après une pause n'est pas évidente, surtout quand elle est suivie d'une virée à Paris pour un nouveau CE mais bon, il n'y a pas que le travail et la politique dans la vie, non mais ! Mais j'ai pris goût à ce rendez vous régulier (?!) et j'ai des réclamations.
Donc quelles nouvelles sur le front communal ? En dehors de la parution du dernier numéro du canard municipal, pas grand chose et même, oh surprise, pas d'insultes à côté de notre tribune : il faut dire que le sujet ne s'y prêtait pas vraiment : la nouvelle commémoration du 10 mai pour se souvenir de l'esclavage ne prête pas à polémiques locales mais je l'ai connu plus en verve, not'bon maire.
Et, en fait, je suis rassurée : nous avons quand même droit à un plaidoyer "pro domo" du chef de la police municipale qui, toute réserve oubliée, répond directement à nos arguments sur la police municipale de la tribune précédente : on n'est jamais si bien servi que par soi-même. Cet orfèvre en la matière puisqu'ancien responsable de la brigade de gendarmerie de la Commune, se gausse des propos que nous rapportions. Pourtant, quand on va déposer une plainte à la brigade de gendarmerie de La Trinité, et qu'on demande pourquoi les rondes ne sont pas plus régulières, on nous répond généralement : "manque d'effectifs". Et quand on suggère d'en réclamer, on nous répond que c'est déjà fait mais que la présence d'une police municipale et des missions qu'elle doit assumer fait qu'on ne leur donne pas d'effectifs supplémentaires... Mensonge des gendarmes ? De leur hiérarchie ? En tous les cas, pour avoir eu, hélas l'occasion de tester la situation à deux reprises l'an dernier (ce qui ne m'était pas arrivée en plus de 30 ans sur la commune, et sans police municipale, cherchez l'erreur,) j'ai entendu ces propos et je ne suis pas la seule puisque quelques uns de mes collègues ont dû aussi déposer plainte sur de la petite délinquance : voitures dépouillées, roues envolées, etc. Il faut cependant préciser quelque chose : nous ne sommes pas a priori contre l'emploi de gardes municipaux, il en faut pour la plupart des missions de la vie courante et il est bien d'en avoir embauché. Cependant, pour faire traverser les enfants et les petites mémés, il n'est pas nécessaire d'être policier et armé... Mais nous ne parlons pas le même langage et je trouve les propos de ce personnel municipal dans le journal lui aussi municipal en réponse aux élus parfaitement déplacés.
Scrogneugneu !

11 mai 2006

Las, les échappées sont de courte durée…


Eh oui, il faut reprendre trop vite (après quelques jours volés et un bain fabuleux : il n'y a personne et l'eau est délicieuse) le collier des corvées sociales et politiques : mobilisation de l'équipe, article à donner (tiens, personne ne s'en est occupé !), candidatures pour les législatives qui tombent comme à Gravelotte : tactiques, circonstancielles pour voir venir, espace à prendre ou réelle motivation, allez savoir. La bataille sera rude mais elle sera. L'anniversaire du 10 mai hier, malgré un film sans doute intéressant me tentait peu : la nostalgie est personnelle et n'est pas la meilleure façon de mobiliser quand on contemple le chemin parcouru. Eh bien, allons-y, c'est parti !

09 mai 2006

Petits bonheurs simples d'un jour de vacances…


1. se lever quand on en a envie….
2. bouquiner un moment en prenant son p'tit déj,
3. faire un tour du côté de la plage pour démarrer la saison, abandonner (sur les conseils de Nicolas qui n'a pas très envie) parce qu'il y a vraiment trop de vent pour passer un moment sympa et aller goûter l'eau tranquillement (je ne sais pas vous mais moi, je ne supporte pas d'aller à la plage sans me baigner, quelle que soit la saison). Tant pis, si tout va bien, je réessayerai demain !
4. un petit tour de cafète avec Nico,
5. une délicieuse après midi pour terminer le dernier Harlan Coben (pas terrible et trop alambiqué, je déconseille)
6. un petit tour sur Internet pour voir comment va le monde (toujours pas fort) et si les copains travaillent bien en faisant quand même une ou deux réponses, juste pour le fun…
Comme dirait la petite peste de la pub : elle est pas belle la vie ?

08 mai 2006

Drôle de mesclun !


Eh ben voilà ! Ce qui était un simple "poulet" devient une parution régulière, bien que toujours anonyme. Nous avons eu droit, dans nos boites aux lettres, à une 2e parution du "mesclun virtuel", sorte de confidences ou plutôt d'entretien à deux voix, qui permet à not'bon maire de régler quelques comptes, en "chevalier blanc" (!) attaqué de toutes parts : les staliniens, leurs alliés "nostalgiques", d'après lui des anciens systèmes soviétiques, ses propres anciens alliés, notamment un qu'il traîne dans la boue notamment pour ses fôtes d'orthographe qui traduisent la bêtise de ses ambitions et de ceux qui seraient tentés de le suivre… Là dessus, nous, on est d'accord : pas pour les fautes, il n'est pas le seul (dans le dernier 3V, le "sans dessus dessous" est assez pittoresque, dans le genre…) mais parce qu'il savait où il mettait les pieds et qu'au niveau des idées, on ne voit pas bien ce qui les différencie. Enfin, c'est l'occasion de faire passer des messages encore plus largement que dans le canard municipal mais, semble-t-il, toujours aux frais de la princesse : allez savoir, ce n'est pas signé, pas de numéro de publication ni d'ours mentionné, bref un tract anonyme de plus mais qu'il aura du mal à renier.

07 mai 2006

Ségolène et les vieillards…


L'envie me démange depuis quelques temps de mettre certains points sur quelques i… La Ségolomanie envahit pas mal d'espace en ce moment, mais ces supporters les plus fervents sont souvent plus prolixes à droite où son côté dame bien mise et bien pensante est mis en avant. Avant d'aller plus loin dans mon propos, je tiens à dire que je l'apprécie en tant que militante socialiste qui se bat, comme nombre d'entre nous et qui gagne des batailles. Quant à savoir ce que sera mon choix le jour où nous désignerons notre candidat, je n'en sais rien encore, les candidatures n'étant pas encore ouvertes, nous pouvons encore avoir des surprises. Cependant, il faut nous interroger sur le sens de cette sur-médiatisation faite autour d'elle : même si elle n'en est pas directement responsable, elle en joue naturellement mais j'ai le sentiment, peut-être trompeur que beaucoup l'encensent, notamment dans le camp adverse, pour exaspérer les militants en insistant sur ce qui la distingue mais pas sur ce qui la rapproche : si on pouvait éviter qu'elle soit désignée à la candidature, quel soulagement pour ce bon Nicolas ! Et, comme chacun le sait, notamment not'bon maire, les socialos, ces embrigadés, forcément rétrogrades, seraient bien capables de ne pas la désigner. Malheureusement, il se trouve que notre parti regorge de compétences, de personnalités qui, toutes, pourraient légitimement revendiquer les suffrages des socialistes d'abord et ensuite des français… sur la base d'un programme élaboré puis voté par les militants. On assiste de plus en plus à des auto-proclamations de candidatures, toutes légitimes, certainement, mais cependant un peu anticipées : même si on sait pouvoir compter sur ses troupes, cela passe quand même par un vote des petits soldats ! Alors, bien sûr, c'est à qui marquera le plus de points dans l'opinion mais évitons de nous laisser prendre à ces simagrées : de plus, Ségolène, puisqu'il s'agit d'elle, ne mérite en fait "ni cet excès d'honneur, ni cette indignité". Il semble que tout le monde piaffe dans les starters : le calendrier avance et fait perdre un peu la mesure à beaucoup : que ce soit pour les présidentielles, les municipales ou les législatives ou autres encore, laissons venir les échéances et le choix se fera dans la clarté, c'est comme cela du moins que l'exige la démocratie, quelles que soient les appétits et les ambitions.

06 mai 2006

Retrouvailles ?


Eh bien, oui, une grosse interruption dans cette chronique qui est censée se faire au fil des jours... D'accord, l'engagement n'est fait que de moi à moi, c'est vrai ! est-ce une raison pour justifier cette désaffection ? Non, d'où une mauvaise conscience vis-à-vis de mes quelques (rares mais de qualité, n'est-ce pas ? ) qui s'étonnent de ce silence prolongé. Qu'en dire ? Manque de temps, c'est évident, mais est-ce une raison valable ? Le manque de temps est l'argument de tous les gens qui en ont dix fois plus que nous et qui se donnent de bonnes raisons pour dire qu'ils ne peuvent pas militer, se syndiquer, travailler pour une association, s'occuper des autres plutôt que de leur nombril, nous en connaissons tous : bref, sans doute une mauvaise raison parce qu'on sait bien, (surtout quand on est une femme dirait Stéphanie !), que le temps est extensible à loisirs... si on a quelque chose à dire ! Non, sans doute un manque d'envie dû peut-être à l'impression de se répéter.
Bon, en fait, c'est comme quand on a perdu le contact avec quelqu'un de proche (pas suffisamment proche : dans ce cas, le fil de la discussion se renoue instantanément, c'est magique). Ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule... disait machin (Lautner ?). Certes, en la matière, aussi, on en a de bons exemples, mais j'ai peu de goût pour ce genre d'exercice et d'autres savent beaucoup mieux faire que moi : au hasard, not'bon maire (tiens, ça me reprend !) qui ratiocine à longueur d'éditos, avec de petits encarts en plus parsemés ça et là dans son canard. Au fait et à propos, vous avez lu son dernier édito ? Encore un ravagé de Ségolène, cela devient grave mais il est encore trop tôt pour lui proposer une carte, il n'aime pas toutes les socialistes : Martine Aubry n'a pas grâce à ses yeux... Il n'a pas non plus aimé l'article de l'opposition sur la police municipale, on s'en doutait un peu : il parait qu'on ne comprend rien, normal ! On ne faisait pourtant que répéter ce qu'on nous répond à la gendarmerie quand on va déposer une plainte, peut-être que ça ne lui est jamais arrivé ? Mais c'est la vraie vie, ça, Msieur le maire, en dehors des apéros, des fiestas et des bouffes, les citoyens vivent dans la commune, ont des soucis quotidiens, et ce ne sont pas vos policiers d'opérette qui nous aident beaucoup !

22 avril 2006

Poulet anonyme


Sa mégalomanie n’ayant plus de bornes, les longs éditos du journal municipal tout entiers dédiés à sa logorrhée ne lui suffisent plus et il donne maintenant dans les interviouves anonymes : quelques initiales transparentes, les siennes et celle de son autre lui-même dans le rôle du candide qui lui sert la soupe. Si vous vous demandez de quoi je parle, c’est que vous n’êtes pas trinitaire ou que vous ne faites pas partie des « happy few » qui ont reçu ce poulet anonyme dans leur boite aux lettres (pas du tout électroniques, celles-là) : il s’agit d’un bon vieux tract destiné à nous faire comprendre combien ce maire est bon, combien il est compétent : il est capable de disserter et de pontifier sur tout ce que vous voulez, mais jamais au grand jamais politicien pour un sou. Mais par contre, là, il se lâche un peu plus et il balance à tout va : tout y passe, l’électron libre (non, je ne dirai pas son nom, ce serait trop d’honneur), ses propres conseillers dissidents, ceux qui sont partis et ceux qui restent, naturellement les stalino-crypto-communistes qui ont saccagé la commune avant qu’il n’arrive en sauveur, qui sont surtout des malveillants, en fait, toujours prêts à critiquer, les boulistes qui ne sont pas contents (« c’est déloyal », ben tiens donc !). Heureusement, depuis, comme il est au-dessus de tout ça, il a trouvé une solution, scrogneugneu…On a aussi les perspectives électorales, occasion de nous montrer son mépris des dissidents, sa hauteur de vue et sa sérénité : il a sa conscience pour lui mais il est ennuyé, on doit le noter, par les polémiques autour des conflits de voisinage… Fallait pas y aller, toto, si tu voulais pas être embêté… C’est pourtant bien lui qui, à la sortie d’un conseil s’exclamait : « fait ch… métier de c… ». Gageons pourtant que, malgré tout cela, il sera candidat à sa succession… à moins qu’il ne laisse la place à son directeur général des services ?

21 avril 2006

Un 21 avril chasse l'autre ?


Ce matin, deux infos retiennent mon attention, en dehors des 80 ans de la reine d’Angleterre : l’évocation de la catastrophe humanitaire de Tchernobyl qui s’approche (oui, not’bon maire l’a célébré avant tout le monde, mais c’était pour tenter de nous ridiculiser avec nos soucis sur l’usine Vicat…c’est pas parce qu’on a eu Tchernobyl qu’on doit aussi avoir Vicat !) et le rappel, non moins douloureux pour nous, de la honte d’il y a 4 ans : l’extrême droite au second tour avec la droite. Quel symbole ! La folie d’un totalitarisme et la tentation d’un grand nombre de concitoyens, sans doute une forme de volonté suicidaire, de renouer avec le fascisme. On l’avait dit à l’époque, et la situation n’a depuis fait qu’empirer, nous sommes dans la situation de l’Allemagne où une partie de la population souffre tellement qu’elle est prête à se jeter dans les bras de cet autre totalitarisme. Certes, c’est faire bon marché des leçons de l’histoire, dira-t-on, mais on peut croire que ce ne sont pas les mêmes : le danger est réel, ne nous y trompons pas et le borgne le sait bien, qui jubile en silence en attendant son heure. Brrr, il est urgent de nous ressaisir ! Finalement, happy birthday to the queen !

15 avril 2006

Semaine d'enfer...


Il y a des moments que l’on devrait pouvoir effacer de la carte du temps, des moment où les choses vous échappent et où l’on n’a plus la maîtrise de quoique ce soit : la période qui vient de passer fait partie de ce genre là : entre des obsèques qui ont endeuillé la petite famille que représente le centre de l’ADEME à Sophia, le soutien moral d’un autre membre de cette même famille qui se bat, elle aussi à sa façon, contre une autre saleté du même genre, le boulot qui est à faire quand même et qui requiert plus d’attention qu’on ne peut en donner par moment, le harcèlement forcené de ma cheffe préférée, il faut par moments faire des choix, sans parler de la famille plus proche : un commentaire composé d’un des Spleen de Baudelaire, l’évolution de la citoyenneté entre 1789 et 1848 (j’attends la correction : et 2006 alors ?), les 8 ans du jeune Hugo et les un peu plus de son oncle qui est en même temps mon grand (il n'aime pas bien qu'on lui rappelle ses années...). N’oublions pas l’accouchement difficile ( !) de la lettre des élus, rendue compliquée par les délires de l’électron libre qui crée des effets collatéraux, sans parler encore de la tribune de l’opposition à rédiger, sans parler…. J’arrête la liste :émotions de tous genres, soucis et joies ou petits bonheurs, tout est réglé de ce qui pouvait l’être (ou presque) et je respire : arrive la perspective d’un long week-end de Pâques mais j’ai l’impression que mes retrouvailles avec l’eau de mer, pourtant traditionnelles, devront être un peu différées si la météo dit vrai, quoique…. A voir mais rien d’autre qu’un bon bouquin : j’ai un bon vieil Ed Mac Bain qui m’attend, en français hélas, (rien de mieux que ceux du 87th Precinct ) mais on s’en contentera avec bonheur…
P.S. En me relisant, je réalise qu’en plus, c’était la semaine sainte… drôle de passion ! (Non, non, je ne me prends pas pour le Christ... et puis, de toutes façons, il va ressusciter et moi, je vais aussi planter mes petites fleurs pour la saison)

12 avril 2006

La droite avance, le droit recule


La droite avance, le droit recule
Vidéo envoyée par PartiSocialiste

10 avril 2006

Ouf !


J'ai bien cru, devant le silence persistant du week-end, qu'on était encore bons pour demain ! Il ne faut cependant pas crier victoire trop vite et rester vigilants : ils ont bien été obligés de capituler, notamment devant le ridicule de la situation, devant la crise politique indéniable générée par la rivalité entre deux futurs candidats aux présidentielles ou comment jouer aux dés, pour conforter sa situation personnelle, l'avenir d'une génération !
Pour l'instant, il faut maintenant être vigilants et regarder de près comment ils vont essayer de ramener par la fenêtre ce qu'on a sorti par la porte ! Il est certain que la plateforme proposée par l'ensemble des syndicats est intéressante mais de là à ce qu'ils l'avalent en plus du retrait, faut voir !

07 avril 2006

Pétage de plombs


Ce matin, en prenant ma voiture pour aller au travail, un voisin, hilare, me transmet les bonnes pages déchirées d'un exemplaire du dernier journal municipal , qui n'a pas eu l'heur de plaire au lecteur anonyme qui l'a déposé, ostensiblement déchiré à la bonne page, sur les poubelles de la résidence. J'y jette donc un coup d’œil dans les bouchons de l’autoroute et, en effet, cela vaut son pesant de cacahuètes ! De plus en plus délire, le maire de La Trinité ! Désireux de faire de la surenchère en répondant à notre tribune, il utilise ses deux calibres : l'édito et la colonne en face de notre tribune pour déverser ses armes "imparables" ! Jugez-en : nous relatons, dans notre tribune, son refus obstiné, au conseil municipal, de faire voter une motion, quel qu'en soit l'intérêt et les postures qu'il invente pour éviter de répondre à notre demande en séance. Pas question de proposer un texte au vote, "nous (pluriel de majesté, c'est lui tout seul qui a décidé !) avons décidé en début de mandat de ne pas voter de motion". Le sujet étant l'usine Vicat et les nuisances qu'elle risque d'occasionner, aussi bien environnementales que pour la circulation, que trouve-t-il pour nous renvoyer dans nos filets ? Tenez-vous bien : en pleine première page, il célèbre le prochain anniversaire de Tchernobyl, un peu en avance, certes, mais cela vaut bien la peine d'avancer un peu le calendrier pour ridiculiser ces opposants imbéciles qui prétendent lui donner des leçons ! Cela devait faire un moment qu'il l'avait dans ces tablettes, cet anniversaire à honorer ! Nous avons beau jeu de parler, nous qui sommes associés aux affreux responsables de cette horreur pour l'humanité, sans parler des méfaits de Staline et des chinois, tout y passe : s'il n'en reste qu'un, il sera le dernier ! Faut-il le réveiller de son délire cauchemardesque, peuplé d'épisodes très sélectifs (qui lui parlera, lui si bon catholique, des exactions commises par l'inquisition ?) pour lui rappeler que le seul danger que court la planète, actuellement, est représenté par la mondialisation ultra- libérale et les dangers très réels qu'elle nous fait courir à tous. Il évoque bien, à cette occasion, l'incurie du gouvernement de l'époque qui avait déclaré que le nuage s'était arrêté à la frontière française (qui était donc chef du gouvernement en avril 1986 ?) Bref, quel niveau ! Tout ça parce qu'il ne supporte pas l'expression de l'opposition dans SON journal que, pourtant, nous payons dans nos impôts, y compris avec ses inepties qu'il devrait, sinon, éditer à compte d'auteur... Il faut décidément le renvoyer dans ses foyers pour qu'il puisse exercer tout à loisir ses talents littéraires sans que ce soit à nos frais.

04 avril 2006

VIDEO: manif du 4 avril 2006 à NICE


VIDEO: manif du 4 avril 2006 à NICE
Vidéo envoyée par trinitaire
5e manifestation, pas d'essoufflement, toujours autant de monde (25 000 ce matin à Nice) : jeunesse et salariés réclament l'abrogation définitive de la loi virtuelle du "CPE" pour tous.

03 avril 2006

Cent fois sur le métier...


Eh oui, il nous faut, encore une fois demain, tous ensemble, jeunes et moins jeunes, réagir une fois encore et arpenter les rues de Nice en faisant le plus de bruit possible pour faire comprendre à Chirac, Sarko et consorts que l'on n'est pas dupes de leurs simagrées et de leurs postures, destinées à ne pas perdre la face. Comment ne pas voir que l'on nous prend pour des imbéciles fieffés ? Qui peut croire que l'on va débattre, avec l'UMP (!!! c'est nouveau, ça !) sur la mort du CPE, précurseur du contrat unique qui suivra nécessairement le CPE aménagé qu'ils veulent nous voir avaler ! S'ils avaient deux sous de fierté, ils démissionneraient en bloc devant le ridicule, le Villepin définitivement grillé et l'autre, le président du parti qui gouverne, qui espère se refaire une santé, voire une virginité s'il réussit ce coup... Et on en reprend pour combien, l'an prochain ?

02 avril 2006

Autres temps, autres moeurs !


D'après certains échos, les boulistes trinitaires ne sont pas contents : avec le démarrage des travaux d'Auchan, ils sont priés de déménager du local de la Fuon Santa que nous leur avions trouvé, après avoir abandonné, avec leur accord, la construction du boulodrome à côté de "feu" le centre culturel (le projet de boulodrome prévu prenait trop d'espace sur sur la place et nous avions préféré le déplacer en attendant la reconstruction sur un autre emplacement). De fait, ils s'y trouvaient très bien, dans ce local intermédiaire et il semblerait que, pour l'instant, ils n'aient pas d'autre emplacement prévu. Affaire à suivre, donc, mais qu'est-ce qu'on n'avait pas entendu sur le sujet !

01 avril 2006

Mauvaise blague ?


Hélas non, ce n’était pas encore hier soir le premier avril et en plus il avait l’air sérieux, le président, en énonçant les âneries qu’il nous a servies : oui, je promulgue la loi mais non, elle ne sera pas appliquée (si elle existe, qui empêchera une entreprise de l’utiliser ? Bel imbroglio juridique en perspective !) et oui, on va la réformer dans le même temps mais dans les limites de ce que j’indique et, naturellement, on va en discuter alors que les conclusions sont déjà posées ! Comment, ils refusent de venir discuter ? Quelle mauvaise foi ! On l’avait bien dit, qu’ils étaient partiaux et que, tout ça, c’est politicaille et compagnie !Non, ce n’est pas un mauvais poisson d’avril : ce pauvre président a essayé la quadrature du cercle en essayant de ne fâcher personne et, résultat, il fâche tout le monde ! Il aurait pu le chanter son discours, cela donnerait quelque chose comme : "un pas en avant, trois pas en arrière, un pas su'le côté, trois pas de l'aut'côté" ! Quel manque de courage politique, de stratégie, d’intelligence de la situation ! Encore bravo, cher président, nous serons très bientôt un certain nombre à vous le dire, dans les formes ou pas, et fasse votre bonne étoile que vous n’ayez pas à vous mordre les doigts de n’avoir pas utilisé votre situation privilégiée pour dénouer la situation, quitte à y froisser un premier ministre trop arrogant.

31 mars 2006

Triste soirée


Entre l'annonce, juste avant d'entrer en conseil municipal, de la validation du CPE par le conseil d'état et la tenue, encore une fois navrante de ce conseil, pas de quoi pavoiser ni être fier du fonctionnement de notre démocratie. Apparemment, d'après ce que disent les pronostics, Chirac devrait ce soir en marche forcée promulguer la loi. Si ce n'est pas de la provoc ou de l'inconscience, je ne sais pas comment cela s'appelle. On apprenait en sortant du conseil que des wagons avaient brûlé à Marseille, ce matin, des routes sont bloquées. Jusqu'aux collégiens de la commune qui s'y sont mis hier matin en bloquant l'entrée du collège et qui recommencent ce matin : difficile d'imaginer que les grands du collège, comme leurs aînés lycéens et étudiants ne se sentent pas concernés par le contexte violent que le gouvernement entretient à plaisir par volonté de laisser pourrir la situation. Espérons que tout cela n'aura pas de conséquence sérieuse et se déroulera sans incidents mais c'est aussi leur apprentissage de la démocratie... Pour le conseil municipal, même autisme que plus haut : malgré le dépôt, dans les délais légaux, d'une proposition de motion à voter par le conseil sur les dangers présentés par le projet de l'usine Vicat, le maire refuse arbitrairement tout vote de motion, quel qu'en soit l'intérêt. Il suggère à chaque conseiller de signer le texte qu'il portera ensuite lui-même en préfecture : bel effort mais qui ne sera transcrit nulle part et qui n'apparaîtra pas dans le compte rendu. Il refuse même de lire le projet pour l'information du public... Comme le lui crie mon collègue Raga : il a beau jeu de parler à longueur de tribune dans son canard de l'absence de démocratie en Chine, il se comporte en despote lui aussi en s'accrochant à un principe ridicule : "nous avons décidé (IL a décidé !) depuis le début de mandat de ne pas voter de motion". Lui rappeler que tous les maires de la vallée, droite et gauche confondues et, même, le conseil général (dangereux repaire de gauchistes s'il en est...) l'ont voté sans état d'âme est inutile. Cet incident révélateur de son fonctionnement n'était que la conclusion d'un conseil sur le vote du budget primitif sans grand intérêt, avec les traidtionnels numéros de clowns des électrons libres (le nôtre surtout) et les aboiements habituels de l'adjoint roquet : celui qui vient de recevoir la médaille de jeunesse et sports (pour avoir autrefois, dit la rumeur, craché sur un arbitre ?) Bref, rien de bien passionnant. À noter la délibération qui remet sur les rails (!) l'enquête sur le tram... On repart pour un tour : cela permet de retarder encore un peu avec une bagarre en perspective entre Cagnes et la Trinité. Et encore, on ne parle pas du retrait de Thalès du projet, encore une belle histoire ! Au bout du compte, est-ce que le projet du tram, certainement utile, vaut vraiment la peine pour nous jusqu'à La Trinité ? La question était en débat hier soir, il faudra la poser pendant l'enquête, c'est au moins l'intérêt de la remettre en chantier...

30 mars 2006

Comment s'en débarrasser ?



Comment Villepin ne voit-il pas que plus le temps passe et plus, dans les sondages, les anti-CPE augmentent ? Il sont à 82 %, attention, c’est, à peu de choses près, le score de l’élection de Chirac (ce chiffre devrait le faire réagir !), élection qu’il nous a extorquée parce qu’on pensait, naïvement, que tout (même lui !) valait mieux que les idées du FN au pouvoir. Mauvais calcul, qu’on ne refera plus puisque, de toutes façons, Sarko, qui fait mine de prendre ses distances avec le premier ministre pour ne pas être contaminé par sa chute dans les sondages, pique, sans vergogne, toutes les idées et les thèses défendues par les haineux congénitaux. Comment le premier ministre ne voit-il pas que, de toutes façons, en tant que fusible il est grillé ? Grillé pour grillé, autant s’en sortir par le haut mais après toutes ses fanfaronnades, c’est pas simple, c’est sûr… Excellente lettre de réponse à Chirac de la part du responsable CFDT (désolée, c’est mon syndicat, je fais la promo…) à la proposition de rendez-vous de Villepin mais faudra-t-il aller encore plus loin ? Entendu le député Pierre Lellouche dire en substance : « solidaire, oui, suicidaire non ». Assez bien résumé, de fait, la solidarité gouvernementale.0

28 mars 2006

manif du 28 mars 2006

Galouzeau de Villepin, testa dura, rumpé tantifle,
sian due million à ti dire: à la rémenta lou "CPE "

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Vidéo envoyée par trinitaire

On continue ou il le retire ?


Incroyable manif pour Nice que celle de ce matin : j'ai traversé à 10 h -1/4 le parvis d'Acropolis, déjà plein, avant de rencontrer des visages connus : beaucoup de gens peu habitués des manifestations de rues étaient là, et pas que des jeunes mais de tous âges, des gens graves qui n'étaient pas là pour le fun mais poussés par la colère devant la surdité de nos ministres. Rien que dans mon entreprise sophipolitaine, nous étions 4 fois plus nombreux que d'habitude, soit plus d'une douzaine, sans compter les collatéraux ou la jeune génération (n'est-ce pas, Nicolas ?). J'ai fait un bout de chemin avec un couple d'anglais en vacances qui ont fait toute le parcours avec nous en nous expliquant qu'il fallait tenir parce que pour eux, c'était foutu, et depuis longtemps ! Ils ont pris des photos pour faire passer dans leurs journaux et on a discuté un moment de la façon dont on nous rebat les oreilles des jeunes français obligés de s'expatrier pour fuir les charges sociales infâmes de notre pays... Oui, nous ont-ils dit mais au prix de quelle précarité ! Ça fait du bien d'entendre dire à l'extérieur que l'on comprend notre spécificité et même qu'on nous l'envie et qu'on nous encourage ! Pour une fois, je n'ai pas eu honte de Nice, c'est là que je reconnais ma ville... Eh oui, j'y suis née, j'aime cette ville et je ne la quitte jamais longtemps mais comme c'est dur parfois d'assumer cette appartenance ! Alors, vive nous, nous étions là, tous très solidaires, et nous ne lâcherons pas !

26 mars 2006

Un sondage déprimant ?


Selon un sondage récent, trois français sur dix, soit un tiers environ de la population française s'affichent maintenant ouvertement racistes. Nous savons tous qu'une bonne partie de nos compatriotes, bons franchouillards, ont un bon vieux fond raciste mais, jusque là, on hésitait à l'afficher ! Tout se passe maintenant comme si le discours était décomplexifié : on n'hésite plus à le dire et même à le proclamer alors que, normalement, la loi punit les propos à caractère raciste. De fait, les résultats de ce sondage interviennent alors même que les violences et les menaces à caractère racistes diminuent ! Effet catharsis ? Si c'était le cas, ce serait moindre mal !
Mais il me semble que l'exemple donné par certains responsables politiques, notamment celui du ministre de l'intérieur permet à ce sentiment de s'exprimer sans trop de gêne. Ce qui est choquant, me direz-vous, ce n'est pas qu'ils le disent mais qu'ils le pensent et il faudrait, en fait, trouver le moyen de lutter contre ce sentiment plutôt que contre son expression.
Mais en dehors des idéologues intellectuels, il me semble qu'une bonne partie de ce racisme exprimé vient des difficultés de la vie quotidienne occasionnées par la précarité et le chômage quand on est dans la merde, il faut un responsable et celui-là, le responsable, c'est le voisin qui n'est pas comme moi, qui ne vit pas comme moi ou ne mange pas comme moi, bref, il faut un bouc émissaire. Si nous faisons un peu notre autocritique, nous avons souvent besoin de ce type d'excuse pour justifier nos difficultés ou nos échecs. Cela me fait irrésistiblement penser à la tribu de Benjamin Malaussène, personnage de Pennac dont la profession est justement "bouc émissaire" pour les galeries Lafayette ou quelque chose d'approchant. Je crois qu'une des mesures de salubrité serait de faire lire son bouquin, petit chef d’œuvre de tendresse et d'humour où l'entr'aide et la chaleur humaine aident à assumer les difficultés de la vie quotidienne. Tiens, je crois que je vais relire la trilogie Malaussène pour me remonter le moral ! Si vous ne l'avez déjà fait plusieurs fois, lisez-le et surtout faites le lire autour de vous, il y a des livres qui devraient être recommandés par la sécurité sociale... pour éviter l'arrivée du borgne (tiens, moi aussi, je fais du racisme, comme quoi, il y en a de salutaires, ce sondage n'est peut-être pas si grave...)

22 mars 2006

Prise illégale d'intérêts


Ça y est, notre plainte contre X (X qui est aisément reconnaissable à l'énoncé des faits mais qui n'est pas seul en cause, évidemment) a été déposée ce matin auprès du Procureur de la République. L'objet de la plainte : une délibération votée par un adjoint (le premier) sur un modification du POS -PLU qui concernait un changement de zonage lui permettant opportunément de régulariser son activité implantée dans une zone qui ne l'autorisait pas. De ce fait, l'année suivante, cette dite activité a pu être régularisée, puisque c'était le but de la manoeuvre, quoiqu'il en dise naturellement. La justice en décidera, puisque notre recours au Tribunal administratif souffre, semble-t-il, de vices de procédure. Affaire à suivre, donc.

21 mars 2006

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas...


Fin de semaine, depuis jeudi, un peu délire, même pas 5 minutes à consacrer à cette chronique ou pas envie de raconter des horreurs. Heureusement, la soirée d'hier a compensé celle de jeudi, à mettre dans la liste des choses à éviter. Cependant, elle avait aussi mal commencé : réunion de mise au point avec nos collègues, avalage de couleuvres en tout genre, que ne faut-il faire au nom de l'unité ! On verra bien si ça marche mais j'en doute fort. Désolée de ne pas être plus claire mais il s'agit de messages subliminaux…. Je préfère revenir sur l'après midi et la soirée d'hier : à deux heures, une manif sous un ciel en demi-teinte, avec même quelques gouttes de pluie mais vite dispersées (le ciel était avec nous, finalement…) : il nous a semblé voir un peu moins de jeunes que le 7 mars - d'affreuses mauvaises langues ont dit que le samedi après-midi, ils ne pouvaient pas manquer les cours… Pas de cours le samedi ? Justement ! mais c'est vraiment du mauvais esprit ! - De fait, l'ensemble des manifs est un franc succès, Fred m'appelle en me parlant de celle de Paris, extraordinaire, avec 1/3 de plus que la dernière fois, comme ici finalement, avec 60% d'étudiants et lycéens selon elle, un peu plus qu'ici mais n'oublions pas que nous sommes à Nice ! Si après cela, Villepin et consorts continuent à s'enfermer dans leur autisme, il faut craindre pour la paix sociale, et ils prendraient une énorme responsabilité. Puis, direction vers la Cité du Soleil pour l'après-midi "Cabaret des Arts", que nous prenons en cours de route malheureusement, organisée par une nouvelle association trinitaire au nom un peu aride, Trinité Connaissance et Développement, dont l'activité mériterait, si je puis me permettre, un affichage plus facile à retenir, car l'adresse est à retenir : soirée de vrai bonheur à écouter des artistes de qualité réelle. Pour raison de manif, nous avons manqué la partie contes et poésies mais nous avons écouté un groupe de jeunes artistes sous la houlette de leur prof de musique, puis Djamel lui-même, qui a pris un vrai bonheur à jouer avec le désormais célèbre groupe "Lo Mago d'en Casteù" (je vous conseille d'acheter un de ses CD, ce sont de petits bijoux en niçois, on ne s'en lasse pas et il y a les paroles pour les "estrangers" : parole et musique de Christian, notre jardinier poète qui parle des moments de bonheurs quotidiens, de parler de sa meuf, de ses convictions, de son pays : à ne pas manquer). En fin de soirée, un duo exceptionnel qui commence lui aussi à être reconnu à la mesure de son talent, Docteur Blues et Mister Rag" : on en redemande dès que possible ! Quel dommage qu'une soirée de cette qualité, (entrée libre, s'il vous plait, grâce au soutien apporté par les intervenants à cette nouvelle association) ne puisse bénéficier d'un cadre plus approprié : certes la petite salle de la Cité du Soleil permet de vivre des moments exceptionnels pour le bonheur de quelques initiés mais j'avais un moment de nostalgie en voyant les performances techniques en pensant à notre auditorium mort né prévu dans le centre culturel et abandonné. Mais c'est vaine polémique que de parler du passé, tournons-nous vers l'avenir et vers nos projets …

18 mars 2006

manif du 18 mars 2006


manif du 18 mars 2006
Vidéo envoyée par trinitaire

15 mars 2006

L'arroseur arrosé


Pas grand chose à dire sur l'actualité : le spectacle de Villepin s'enferrant avec son CPE serait risible s'il ne s'agissait de bien plus grave de ce qu'il s'efforce d'expliquer ! Plus il essaie de rassurer, plus l'exaspération des jeunes monte et le calcul de savoir combien d'universités sont touchées, bloquées ou complètement paralysées est totalement lunaire, voire pathétique : ce qui est clair, c'est que c'est le bordel et qu'il en est seul responsable ! Du coup, nouveau raidissement du personnage : "le CPE marchera !"
Comment mieux se tirer tout seul une balle dans le pied ? Tout allait bien pour lui, il apparaissait comme le challenger probable du nabot, et il est allé se piéger tout seul en voulant aller vite et doubler sur la corde son adversaire en montrant qu'il était seul capable de produire le changement salvateur. Il avait pourtant soigneusement choisi les dates en tablant sur le pourrissement des mouvements pendant les vacances de février. Las, les vacances sont passées, c'est raté, on est toujours dans la rue et cela ne semble pas prêt de s'arrêter.
Malheureusement pour lui, il a tellement plastronné sur le fait qu'il ne reculerait pas, contrairement à ses prédécesseurs, qu'il lui est difficile de le faire sans perdre la face, alors qu'il n'y a aucune honte à reculer quand on s'est trompé ou de projet ou de méthode. Le fait est que, même s'il gagne la bataille, il a perdu son pari et sa crédibilité, sa cote en chute libre dans les sondages en est la meilleure preuve. Le voilà au même niveau que Raffarin qui, lui, n'avait pas les mêmes ambitions présidentielles… Sic transit gloria mundi !

14 MARS 2006 NICE


14 MARS 2006 NICE
Vidéo envoyée par rolivez
Les lycéens du lycée Guillaume Apollinaire, manifestent pour le retrait du contrat poubelle embauche

12 mars 2006

Droit de réponse


Alertés par des lecteurs de Nice-Matin surpris de nous voir mis en cause sur le vote de l'installation d'un microsite dans un quartier de la commune, nous avons adressé vendredi au quotidien la demande de droit de réponse ci-dessous. Nous la diffusons ici au cas où...
L'article paru ce jour dans la rubrique "Nice régions", La Trinité appelle de notre part une réponse immédiate : à propos du microsite voté lors du dernier conseil municipal à la quasi unanimité, vous évoquez les agissements d'une conseillère municipale d'opposition, J. RAIMOND-BUSH à qui vous attribuez l'étiquette PS. Nous vous demandons donc de préciser :
1. que l'ensemble des élus PS et PC présents et représentés ont voté pour l'implantation du microsite, qui fait partie des mesures que nous préconisons chaque fois que possible dans les quartiers pour permettre aux jeunes du quartier de disposer d'équipements à proximité de chez eux. Seule J. RAIMOND-BUSH a voté contre ce projet, pour des raisons qui lui appartiennent et n'a pas cru bon de préciser ce qu'elle votait pour l'élu absent (PC) qu'elle représentait.
2. que cette personne n'a jamais été membre du PS de La Trinité : elle se considère et se proclame régulièrement "électron libre" en séance et nul ne l'ignore au sein du conseil municipal et notamment le maire lui-même à qui je l'ai signifié clairement lors d'une réunion. Je trouve donc mal venu que ce dernier joue ainsi la division pour le plaisir, ce qui ne semble pas être le rôle d'un élu responsable.

11 mars 2006

Total délire !


Ca y est : la diarrhée verbale qui affecte not'bon maire, cantonnée jusque là à ses édito, affecte maintenant son comportement général : il est parti en guerre et, avec la complicité de ses amis de Nice Matin, notamment celle de l'auteur de l'article d'hier avec qui il déjeune régulièrement, il est parti en campagne contre une élue d'opposition "sans étiquette", totalement incontrôlable elle aussi : ils font la paire, en fait, tous les deux.
Ce qui est moins drôle, c'est quand il feint de croire (et qu'il écrit) qu'elle est dans notre famille politique et qu'il s'en sert contre nous, comme avec un fusil à double détente ! Ainsi, dans notre dernière tribune du journal municipal, nous dénoncions un article critique du premier adjoint sur l'augmentation des taux d'imposition de la Région, en évoquant la manipulation des chiffres. En face de cet article, au lieu de contester ce que nous disons, il répond, manipulation pour manipulation selon lui, en dénonçant là aussi les agissements de la susdite personne, certes contestables mais qui ne peuvent nous être imputés, sauf avec beaucoup de mauvaise foi. Il parait que c'est de bonne guerre, m'a répondu un personnel de l'équipe municipale. Je veux bien que l'on parle de guerre à condition que ce soit pour des sujets qui en valent la peine. Nous avons adressé un droit de réponse à Nice Matin, nous allons le distribuer en ville pour que les choses soient claires et nous allons, par ailleurs, faire le ménage chez nous : continuer à accepter de signer les articles de son nom est une erreur et il va nous falloir clarifier tout cela avec nos petits camarades pour ce qui concerne les signatures des articles.
Si Scoffié pense avoir gagné en faisant des amalgames, il a tort car cela va nous permettre de mettre les choses au point. Merci, monsieur le maire, dans votre délire, vous nous rendez service mais vous ne vous grandissez pas en entretenant cette atmosphère : nous souhaitons, quant à nous, rester sur le terrain des idées et pas des attaques "ad hominem"...

10 mars 2006

Il fallait oser !


Après avoir dû annuler son voyage aux Antilles au moment du débat sur le "rôle positif" de la colonisation" alors que ses propos sur la racaille avaient, là-bas aussi, été peu appréciés, les choses se sont apaisées et l'on voit au JT Nicolas Sarkozy se refaire une santé sur fond de provocations et de fanfaronnades répétées. Stupéfaction de l'entendre hier soir en meeting là bas, utiliser sans vergogne l'affaire du meurtre d'Ilan pour justifier a posteriori ses propos : "j'avais bien raison de parler de racaille" ! Si ce n'est pas de la récupération, et totalement indigne, je ne m'y connais pas ! Décidément, cet homme n'a peur de rien, et c'est nous qui devrions avoir peur si, il en rêve de plus en plus ouvertement, les portes de l'Elysée lui sont ouvertes. Il ne reculera devant aucune manipulation pour parvenir à ses fins et on ne pourra pas dire qu'on n'était pas prévenus ! Serons-nous en capacité de lui opposer une alternative démocratique ? Rien n'est moins sûr mais" il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre"... et ça urge !

09 mars 2006

La manif "m'a tuer"


C'est pas Omar, c'est les petits jeunes : ils sont sympa, les jeunes mais le parcours de leur manif a battu tous les records de longueur et, en plus, on n'a pas vu la mer ! On avait pris l'habitude de la prom mais on reviendra quand même ! Heureusement, nous étions présents du début à la fin, Valbonnais CFDT (4, on peut faire mieux et aucun SNE en vue) et trinitaires socialistes : Michel, Maryse, Steph, Didier, Denis, certains cumulant, il est vrai, les deux appartenances (comme Paul, ancien valbonnais retraité mais toujours CFDT et moi-même). Apparemment, cela n'a pas suffi à convaincre Villepin, il va falloir remettre ça mais il faudrait que tout le monde prenne conscience de l'enjeu. Nous avons échoué sur les retraites à cause, je pense, de la division public / privé entretenue sur le sujet qui a empêché le privé de rejoindre la très forte mobilisation des enseignants et cela nous coûte cher aujourd'hui : beaucoup pensent que cela ne sert à rien. Ils ont tort car c'est tout le système social qui est en jeu : si CPE et CNE sont maintenus, c'est le contrat unique pour tout le monde qui suit, quel que soient le niveau d'études et de qualification !
Un peu de courage pour la prochaine, camarades ! Villepin dégringole dans les sondages mais il reste droit dans ses bottes, pour l'instant ! Pas question de le laisser gagner ni de voir triompher le MEDEF !

06 mars 2006

Parodie de Hell contre le cpe


Parodie de Hell contre le cpe
Vidéo envoyée par valeriomotta

04 mars 2006

C'est parti !


Première vraie réunion de travail aujourd'hui, au CLAJ dans le cadre de l'élaboration d'un projet municipal : sur quelles bases, avec qui, sur quel état des lieux et avec quels moyens. Vraie bonne ambiance de travail, avec quelques anciens, des nouveaux, malgré beaucoup de défections circonstancielles de sympathisants sur qui l'on sait, cependant, pouvoir compter. La matinée fut conclue par un repas sympathiquement servi par l'équipe du CLAJ et, à la reprise, nous avons pu, avec la visite en début d'après midi de notre nouveau délégué aux sections, (nouveau mais pas pour autant inconnu !) : Marc CONCAS. Ce fut l'occasion d'une synthèse brillamment effectuée par Paul et pour marc, l'occasion de mieux connaitre notre petite équipe. Ses réponses aux questions directes de Maryse ont permis de clarifier un certain nombre d'imprécisions sur la position de la fédération vis-àvis de notre démarche et il nous a en outre apporté de précieux conseils, venant notamment de son expérience en tant que Conseiller Général. Nous avons fixé un programme de travail ambitieux mais réalisable et un rendez vous pour une journée au vert du même type est fixé autour de juin, le temps pour nous d'avancer sur la constitution de groupes de travail par thème : état de la situation pour chacun, enquête de satisfaction et propositions venant des enquêtes et des associations. Je ne détaille pas plus, nous allons communiquer plus avant sur le sujet : c'est parti !

03 mars 2006

On l'a voulu, on l'a eu, on ne va pas s'en plaindre mais...


Nous avons obtenu de haute lutte, après recours au préfet, une tribune de l'opposition sur le journal municipal, et la première satisfaction est que cela fait enrager copieusement notre bon maire. À la suite de l'obligation qui lui a été faite par le préfet, il s'est fendu d'une lettre d'excuses à ses administrés pour déplorer de devoir appliquer la loi... Nous sommes donc très satisfaits de pouvoir donner notre point de vue régulièrement et aux frais de la princesse (nous, en fait !). C'est super, sauf que si je n'y pense pas, personne ne le fait... et il faut, en plus, que je passe par la double censure de mes collègues (nous sommes liés par notre liste commune) et du rédacteur en chef, le maire en l'occurrence... Heureusement, il nous fournit régulièrement des sujets d'inspiration en nous insultant copieusement dans ses éditos ou par des encadrés ici ou là... La semaine dernière, il s'en prenait aux taux d'imposition de la région, et pour lui répondre, j'ai été piquer, avec son autorisation, dans un sujet du blog de Patrick Allemand, mieux placé que moi pour répondre. Voilà donc la chronique de cette semaine :
En apposition à notre tribune de la dernière parution du journal municipal, se trouvait un petit encadré sur la hausse des taux de la Région qui se voulait perfide et qui n'est que stupide, genre coup de pied de l'âne… En effet, la commune, quant à elle, subit déjà des transferts dont le maire lui-même conclut à "la réelle perte de pouvoir d'achat supportée par les communes ces dernières années, compte tenu de l'inadaptation de l'indexation des concours financiers de l'État" (CM du 27/02/06). En clair, les perspectives ne sont pas bonnes, même si les taux communaux sont apparemment stables… si, toutefois, on oublie les augmentations dues aux nouvelles taxes sur le SIVOM Val de Banquière et la CANCA (plus de 150 € d'augmentation moyenne par foyer en 2005) : du coup, la stabilité prend un coup dans l'aile… Pour la région PACA (comme pour les autres régions : il est facile pour le gouvernement de se défausser sur elles qui sont quasiment toutes à gauche !), la hausse des taux assumée est due à une triple difficulté : - les désengagements de l'État : le Contrat de Plan État-Région, exécuté à 59,6 % par l'État, - les transferts de charges mal compensés, liés aux compétences nouvelles dont l'échelonnement sur plusieurs années masque, pour l'instant, l'impact réel. - la réforme partielle de la fiscalité locale qui plafonne la taxe professionnelle : pour limiter la pression fiscale sur les entreprises, l'État met à la charge des collectivités territoriales une grande partie du financement des dégrèvements qu'il a décidés. Au total, le budget régional est en progression de 7,7 % par rapport à 2005. L'investissement, notamment foncier, (nous avons voté lundi une délibération sur une convention de veille avec l'Etablissement Public Foncier Régional) s'élèvera à 530 M€, ce qui est le plus haut niveau jamais atteint et les dépenses de fonctionnement, certes élevées, correspondent à des sujets comme la formation professionnelle, l'apprentissage, le fonctionnement des écoles de formations sanitaires et médico-sociales, celui des lycées, etc. Concernant l'augmentation de 20 % des impôts régionaux, il est insupportable de continuer à entendre les litanies de l'UMP : 20% de rien, ça ne fait toujours pas grand chose, il fallait le dire… La hausse fiscale votée représentera une dépense supplémentaire de quelques euros par foyer fiscal !

01 mars 2006

Banlieue et linguistique


Ce matin en voiture, en écoutant Eclektic sur France Inter (9 heures, c'est mon heure pour éviter les bouchons), les explications de la jeune actrice du film l'Esquive concernaient le recrutement du cinéaste qui ne voulaient pas d'acteurs professionnels pour son film et avait passé des castings dans la banlieue. À l'appui, une scène entre deux petites nanas qui se battent pour un garçon, extraordinaires de naturel (je n'ai pas vu le film mais je vais essayer de réparer) : l'actrice, Sarah Forestier, expliquait qu'elle avait dû s'exercer à la diction pour ne pas bafouiller sur ce texte qui n'avait rien de spécialement littéraire, ni de comparable à ce qu'ils apprennent à l'école ou à la maison. L'accent et le vocabulaire des banlieues, avec ce débit si caractéristique, me rappelle les chansons de Diam's, l'idole de ma championne, Marie, la rappeuse (11 ans…) qui repassent en boucle dans la voiture quand elle est dedans (adieu France Inter). De fait, bien que je râle pour la forme, j'aime bien, mais ma réflexion, ce matin, était autre : je me disais que ces gamins qui ont les plus grandes peines du monde à assimiler les langues étrangères (en tout cas, chez moi, c'est pas par là qu'ils brillent) retiennent de façon extraordinaire ce langage codé, celui des loubards, les titres des albums, les clips, plus de problème de mémoire. C'est sans doute une porte ouverte mais ce n'est pas si évident d'arriver ensuite à s'exprimer correctement (bien des profs en font l'expérience !). De la même façon, malgré leur orthographe totalement phonétique, le parler texto, MSN… ne les empêchent pas de comprendre un texte de français normal (oublions les difficultés rencontrées avec le roman courtois ou sur les pièces en vieux français… Finalement, je salue l'exploit qui n'est pas assez mis en valeur parce qu'on ne réalise pas le tour de force que cela représente !

28 février 2006

Drôle de daube !


Curieux conseil municipal que celui d'hier soir : un peu moins Clochemerle que d'habitude, sans doute en raison d'une salle clairsemée : 12 absents représentés (plus un non représenté) : est-ce la date inhabituelle du conseil un lundi ou la conclusion du débat sur le contournement de Nice, ou encore des vacances tardives ? L'aboyeur de service, par contre, est présent mais assez calme, peut-être enroué ?
À l'ordre du jour, le Débat d'Orientation Budgétaire (DOB) fut, encore une fois, l'occasion pour le maire de faire assaut de connaissances macro-économiques et de nous noyer sous des tonnes de ratios pour aboutir à la conclusion que l'on connaît : "la réelle perte de pouvoir d'achat supportée par les communes ces dernières années compte tenu de l'inadaptation de l'indexation des concours financiers de l'État". En clair, les perspectives ne sont pas bonnes. Occasion pour lui, cependant, sur le plan local, de parader sur ses bons résultats en évoquant la stabilité des taux communaux d'imposition, oubliant simplement de parler des taxes supplémentaires amenées par la nouvelle taxe due au SIVOM Val de Banquière et la CANCA (plus de 100€ d'augmentation moyenne par foyer en 2005) : du coup, la stabilité prend un coup dans l'aile…
Alors, il peut bien ricaner, par adjoint interposé, sur la hausse des taux de la Région dans le journal municipal : nous le lui avons fait remarquer, sans évidemment le convaincre, du moins officiellement ! En dehors de ce DOB, seule délibération importante, la convention de veille foncière passée avec l'établissement public foncier régional (tiens donc, on ne crache plus sur la région ?) sur laquelle j'ai donné notre position favorable, sous réserve que l'on tienne bien les principes énoncés en matière de mixité pour les logements et sous réserve également que nous soyons associés à cette veille, ce qui a été acté… Wait and see ! Plusieurs ventes de parcelles à des particuliers, la première insignifiante et sans risque puisque en zone inconstructible. Par principe, je suis opposée à toute vente de terrain communal mais bon, sur 159 m², on ne va pas pinailler. Par contre, sur la deuxième, le déclassement anodin en apparence d'un chemin communal qui sépare une propriété, cela crée une grosse surface foncière. A ma question sur le projet sous-jacent, pas de réponse, nous nous abstenons donc sur cette délibération, bien que la famille concernée au grand complet (une dizaine) soit dans la salle. À signaler, à ce moment là, l'intervention de l'adjoint aux travaux dissident de droite qui lit une longue tirade sur son opposition à la vente des parcelles communales, à laquelle je souscris partiellement. Par contre, exaspération manifeste dans les rangs de la majorité, qui refuse d'entamer le débat avec lui et passe systématiquement sans répondre. Que signaler d'autre ? Le grand numéro de comique de notre conseillère municipale d'opposition dissidente (chacun les siens !) qui adore, de fait, faire son cinéma. Impossible de la suivre sur ses extravagances : sur l'implantation de "microsites" pour les jeunes du quartier, on ne peut pas être pour le principe et voter contre au prétexte d'insatisfaction de quelques riverains. De plus, ses rodomontades nous ont valu une nouvelle volée de bois vert sur la situation antérieure du quartier des Hautes Vignes, particulièrement dégradée : l'équipe actuelle s'obstine à affirmer que nous avons laissé pourrir la situation là-haut alors que nous étions intervenus à de multiples reprises sur l'OPAM, y compris en délégations avec le quartier, et que nous étions en train de prendre les choses à notre compte dans le contrat de ville… Du coup, les sorties de la collègue ne me font plus rire du tout mais à quoi bon entrer une nouvelle fois dans une polémique stérile ? Enfin, un moment amusant sur notre intervention concernant un courrier reçu par un parent pour un règlement de centre de loisirs… au SIVOM ! Première nouvelle : on savait que la commune avait délégué à ce fameux SIVOM tout ce qu'elle ne pouvait pas déléguer à la CANCA, et, notamment les assistantes maternelles mais nous n'étions pas informés d'un transfert du CLSH ! Apparemment, le maire non plus, ni ses adjoints mais devant la production dudit courrier, stupeur : il doit s'agir d'une erreur, ils vont se renseigner et nous tiendront informés mais du coup, ils ne rient plus !

25 février 2006

La barbarie à l'état pur


Que l'on condamne l'acte horrible perpétué par ce groupe, justement autoproclamé "les barbares", complètement d'accord. C'est horrible et ce le serait quelles que soient la nationalité et la confession de la victime : Ilan est un être humain et cela suffit pour moi à susciter dégoût et compassion pour les souffrances qu'il a endurées. Quant à savoir si c'est un crime raciste, j'en suis moins certaine : j'ai bien peur que cela soit encore plus basique que cela, relevant de la bêtise et de l'ignorance la plus crasse, qui a pris pour argent comptant toutes les idées reçues : "il est juif et tous les juifs sont riches, comme toutes les anglaises sont rousses et comme tous les écossais sont avares". C'est bien, associé à l'esprit du mal, la bêtise à l'état pur plus qu'un acte anti-juif en soi, c'est du moins ce que j'en ressens à la première approche. Nous verrons bien, puisque le chef est maintenant arrêté, ce que la suite révèlera mais je suis un peu méfiante, a priori, sur les manifestations diverses sur ce sujet : je ne suis pas sûre que l'on ne se trompe pas de colère.

24 février 2006

Outreau, Erignac: "il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark"


Saisissant retournement de situation lors du procès en appel de Jean Castela et Vincent Andriuzzi les commanditaires présumés de l'assassinat du préfet Érignac le 6 février 98. Je m'étonnais, au début de ce procès, que l'on ne parle toujours pas de celui d'Yvan Colonna, toujours en attente depuis son arrestation en 2003. Or, l'acquittement qui vient de sanctionner ce procès alors qu'ils avaient été condamnés en première instance à 30 ans de réclusion a mis en lumière les dysfonctionnements et les manœuvres policières et judiciaires dont a été parsemée l'enquête : procès-verbaux antidatés, preuves fabriquées, rien n'a manqué. Me Philippe Lemaire, avocat de la veuve du préfet Érignac, a jugé "stupéfiant" que l'ancien patron de la police antiterroriste vienne expliquer à la barre qu'aucune preuve n'existait contre les deux accusés, alors que c'est son travail qui les avait conduits en cour d'assises. "Ce verdict change les données et confirme ce que nous disons depuis trois ans: ce dossier et cette enquête sont des injures à la démocratie", a déclaré Me Gilles Simeoni, l'un des quatre avocats d'Yvan Colonna. Tout assassinat est impardonnable et celui d'un préfet dans l'exercice de sa fonction est un acte extrêmement grave qui ne laisse place à aucune excuse. Si l'on comprend bien que l'on ait voulu faire justice à tout prix, il convenait tout particulièrement d'exiger toute la clarté, sans omettre la moindre preuve, en écoutant et en vérifiant tous les témoignages. Or, le procès qui vient de se dérouler confirme bien le contenu du mémoire des avocats d'Yvan, que j'ai reçu de sa famille, aux fins de diffusion et de constitution d'un comité de soutien à Yvan. J'avais, en effet, dès les premiers moments de l'affaire et au moment où sa photo était affichée dans tous les commissariats, témoigné mon soutien et ma sympathie à son père, avec qui des liens d'amitié forts me lient depuis très longtemps. Sans aller jusqu'à prendre parti, je compatissais au chagrin d'un ami et je respectai sa peine et l'énergie qu'il mettait à défendre son fils (quoi de plus normal pour un père !) Lorsque j'ai reçu, en octobre dernier, le document que m'a fait parvenir sa famille, je dois avouer l'avoir lu avec un certain scepticisme, en me disant "mais pourquoi s'est-il enfui ?" Arrivé à la fin du document, j'ai finalement compris pourquoi et le procès récent me confirme dans ce sentiment. "Ce verdict change les données et confirme ce que nous disons depuis trois ans: ce dossier et cette enquête sont des injures à la démocratie", a déclaré jeudi l'un des quatre avocats d'Yvan Colonna."Le jour où des magistrats décideront de regarder le dossier en général et le cas de Colonna en particulier de façon sereine, ils se rendront compte qu'un innocent est en prison", a-t-il ajouté. Me Gilles Simeoni estime que ces éléments confortaient la thèse d'un "montage policier" contre Yvan Colonna.Le berger de Cargèse n'est mis en cause que par des dépositions des tueurs, qui se sont depuis rétractés, et la justice ne dispose pas contre lui de preuves matérielles, souligne-t-il. Contrairement aux autres protagonistes, Yvan Colonna n'a pas utilisé de téléphone le soir du crime. Un témoin oculaire ne l'a pas reconnu. Pour Me Simeoni, "cette enquête a été truandée". Ce qui est certain, c'est qu'à aucun moment, la présomption d'innocence n'a joué, comme ce devrait être le cas pour tout justiciable. Le comité de soutien à Yvan Colonna ne demandait rien de plus et c'est pourquoi je l'ai signé et fait signer.

22 février 2006

En vrac...


Entendu, l'autre jour à la réunion de "Blogs en stock" des bloggers passionnés et passionnants évoquer le temps passé à tenir leur blog. Impossible pour moi d'y consacrer autant de temps que je le voudrais, à commencer par ses trois derniers jours de déplacement à Paris pendant lesquels je n'ai pas eu une minute pour écrire une ligne.
J'ai pourtant découvert, samedi dernier, des utilisations complètement différentes de ce que j'imaginais, avec des talents artistiques certains, relatant des passions ou des hobbies, avec même un ou deux exemples de blogs "basiques" du genre de ceux de mes ados et préados (oui, j'en côtoie quelques uns…) et c'est eux qui m'ont montré l'exemple et, au moins, ils sont sans complexes.
J'avoue n'avoir pas la même utilisation qu'eux de ce "journal sur la toile", qui est plutôt pour moi l'occasion de m'exprimer sur des sujets qui m'étouffent ou me plaisent. Mes activités d'élue de l'opposition me laissent, je dois le dire, du loisir dans une commune où nous sommes très peu sollicités mais ce ne sont heureusement pas mes seules occupations ! Je suis mauvaise langue, de fait, puisque je viens de recevoir le dossier d'un conseil municipal pour lundi prochain sur le débat d'orientation budgétaire. Cela promet encore des échanges qui sont en général assez navrants mais, gardons espoir, le pire n'est jamais sûr !

18 février 2006

Bilan positif ?


En décidant, en janvier, de passer en force le CPE (Contrat Première Embauche pour les jeunes), sans la moindre concertation avec les organisations syndicales ni débat préalable, le Premier ministre a indiqué que, devant le succès du CNE, il n'était pas nécessaire d'attendre, comme prévu, le bilan des deux années, seul utile, disions-nous. En effet, le CNE est réservé aux entreprises employant jusqu'à 20 personnes. Au cours des deux premières années, l'employeur peut licencier son salarié sans justifier sa décision. Or, que constate-t-on ? Seulement 6 mois après sa création, les premiers dossiers de salariés contestant leur licenciement arrivent aux prud'hommes (14 février 2006). Quelques exemples : "Renvoyé pour avoir réclamé le paiement de ses "heures sup", pour être tombé malade ou s'être promené en jogging un jour de repos, dans le supermarché où il travaille habituellement. Les premiers jugements interviendront dans trois ou quatre mois. "Pour le moment, ce sont des licenciements 'pour l'exemple', destinés à bien faire comprendre aux salariés de l'entreprise qu'ils doivent être malléables et corvéables à merci", estime-t-il. Les dossiers commencent à affluer, à Créteil, Aix-en-Provence, Bordeaux ou Lyon. Ici, c'est un employé remercié pour dix minutes de retard, là une jeune femme licenciée quelques jours après avoir annoncé sa grossesse. Très souvent, les salariés sont renvoyés après avoir réclamé le paiement d'heures supplémentaires. Il est clair qu'il faut s'attendre à une multiplication des contentieux :" Le gros des ruptures devrait intervenir entre le quinzième et le vingtième mois", lorsque certains patrons vont vouloir se séparer de leurs employés juste avant que le CNE ne bascule en CDI, d'autant plus que, pour ce type de contrats, c'est au salarié de prouver que son licenciement est abusif. De ce fait, l'ignorance du motif du licenciement va contraindre le salarié désirant le connaître à assigner presque systématiquement en justice son employeur", ont mis en garde des juristes en droit du travail, samedi, dans une tribune du Monde. "Les nouveaux contrats, CNE et CPE, accroissent l'insécurité sociale sans mettre les entreprises à l'abri des procédures judiciaires", ont-ils prévenu. Il ne faut donc pas baisser les bras, parce que c'est bien, au-delà des jeunes et des petites entreprises, le droit du travail lui-même qui est remis en cause et les premiers touchés seront les plus fragiles. À Nice comme ailleurs, les jeunes se mobilisent massivement contre ce projet de précarité généralisée. De très nombreuses organisations de jeunesse et syndicales appellent à manifester nationalement le 7 mars prochain pour refuser l’inacceptable. (tribune de l'opposition à paraitre dans le prochain numéro du journal municipal)

16 février 2006

Le monde comme il va...


Une planète folle dont on a envie de se détacher, voire de se pincer pour voir si on ne cauchemarde pas : des journaux télévisés montrant des foules en délire, vitupérant contre des représentations du prophète, (on se demande, trivialement, ce qu'ils en ont à taper…), des gens condamnés par erreur racontent leurs vies gâchées par un juge trop jeune et trop seul, offert au lynchage médiatique, tout cela en raison de la crainte de l'horreur absolue qui nous terrorise tous, l'atteinte à nos enfants.. Puis, dans le genre plus grotesque encore, un porte-avions qui fait le tour du monde pour revenir à son point de départ (?), toujours aussi amianté mais en ayant allégé considérablement notre bourse (que n'aurait-on pu faire avec tous ces sous jetés à la mer…).
À un niveau moins important mais symboliquement aussi grave : nous critiquons à juste titre Sarkozy et ses faux dérapages verbaux, pour qui "l’ennemi public est issu de l’immigration" mais que penser lorsqu'un éminent responsable socialiste, président de région Languedoc, traite les harkis de "sous hommes sans honneur" et que la réaction du parti, au lieu d'une condamnation ferme, soit un simple communiqué disant qu'il s'est excusé… Quel que soit le contexte local, comment tolérer de la part d'un responsable de tels dérapages que l'on condamne chez les autres ? D'autant que ce n'est pas le premier, d'après les gens du coin, ni hélas le dernier si on ne réagit pas davantage. Passé un certain nombre d'années, le pouvoir semble souvent monter à la tête, le seul remède est la limitation des mandats.
C'était mon coup de blues du jour

14 février 2006

Scoffié fan de Ségolène ?


On ne sait trop quel délire nouveau lui est venu : en effet, nous avons l'habitude de ses longs éditoriaux dans lesquels il ne craint pas de se laisser aller aux plus folles élucubrations dont la plupart des trinitaires ont renoncé à saisir le sens précis : surnage, de ses diarrhées verbales habituelles, la haine viscérale de tout ce qui le contredit et, plus particulièrement, des "socialo- kommunistes", race de contradicteurs particulièrement mal élevés qui ont l'audace de poser des questions et d'attendre des réponses.
Or donc, dans son dernier numéro, notre bon maire a fait son choix pour les présidentielles : il n'a certes pas sa carte du PS et ne pourra donc pas soutenir sa candidate jusqu'au bout : aussi incroyable que cela paraisse, au PS, les militants votent, et c'est de ce vote que sera issu(e) le ou la candidate du parti pour les élections ; la cote de popularité des uns et des autres n'entre pas en ligne de compte, quel que soit le choix des medias et des sondages (qui n'engagent pas grand monde).
Il est vrai que pour ce qui me concerne, je souhaite depuis longtemps qu'une femme soit candidate aux présidentielles et pourquoi pas Ségolène, malgré ses dernières déclarations assez provocatrices, courageuses certes puisqu'elle a le droit d'exprimer ses opinions mais elle ne doit pas oublier non plus qu'il lui faut une investiture et que les candidats sont nombreux… Eh oui, cela fait rire ceux qui n'ont pas le choix que nous avons, notre parti est riche de personnalités brillantes qui, chacune à leur façon, pourraient porter les couleurs du parti mais ce qui compte plus que le charisme, même si c'est un élément nécessaire, c'est le programme, eh oui, celui qui sera voté par les militants, auquel ils auront collaboré, et le choix se portera, je l'espère, sur la personnalité qui sera la mieux à même de le porter et de le mettre en œuvre..
Même si notre maire semble devenu blairiste, voire royaliste, nous ne sommes pas dupes, il est avant tout soucieux de jouer la division entre nous et de stigmatiser les "doctrinaux"… et il essaie, par la même occasion, de nous faire oublier son adhésion à l'UMP, lui qui veut apparaître au dessus des partis… Il est vrai que, chez eux, le choix est plus restreint mais non, nous ne lui proposerons pas d'adhérer…

10 février 2006

Même pas mal !




Ainsi donc, Villepin "a entendu la rue" disait-il mardi soir, mais surtout "ceux qui n'y étaient pas et qui, dit-il, "sont favorables au changement et à la flexibilité comme moyen de régler le problème du chômage. "On peut bien essayer le CPE" disait aux infos, en substance, Devedjian, le ravi de la crèche, "si ça ne marche pas, on essaiera autre chose". Ben voyons, quand on aura définitivement eu la peau du code du travail, on pourra se permettre de se reposer un peu.
Curieux gouvernement qui, au lieu de laisser la situation de l'emploi s'améliorer doucement, comme c'était prévisible et annoncé, avec, notamment, le départ en retraite des "papy-boomers", qui libèrent un certain nombre de places, on préfère freiner le mouvement, en obligeant les anciens à travailler davantage et en leur permettant le cumul emploi - retraite. Si c'est comme ça qu'on veut faire de la place aux jeunes, c'est pas gagné ! Il est vrai que sinon, il faut payer les retraites… Finalement, une bonne épidémie de canicule… Trêve de cynisme, l'attaque est frontale : ce n'est pas contre le chômage que ces mesures sont dirigées mais bien contre les travailleurs, qui, actuellement, ont trop de droits et coûtent trop cher ! La manif de mardi à Nice m'a, je l'avoue, un peu déçue au départ, même si les jeunes étaient nombreux et enthousiastes, j'attendais un peu plus de monde parce que la situation est grave. Il faut dire que, pour Nice, un jour de semaine à 2 heures de l'après-midi, c'était quand même pas mal. Et puis, ce fut aussi le plaisir de croiser les amis qui répondent toujours présents dès qu'il y a une injustice à défendre, de régler quelques problèmes au hasard du défilé et, même, parfois, de renouer le fil d'amitiés un perdues de vue. Cela valait bien le sacrifice d'une après-midi de travail ! Et ce n'est pas fini, comme le disait Jean-Marc Ayrault, le député maire de Nantes, les mèches les plus longues à allumer sont celles qui brûlent loin… au-delà des vacances, en tout cas, puisque c'était apparemment la stratégie utilisée de passer en force avant les vacances de février.

09 février 2006

L'humeur vagabonde


Semaine épouvantable : pas deux minutes pour écrire un mot sur ce blog qui est censé être beaucoup plus régulier. Le seul moment sympa, dans ces journées un peu débordées, est le trajet quotidien de La Trinité à Sophia … Eh oui, bien que je travaille pour une Agence qui prêche pour les transports collectifs, le trajet est impossible à faire autrement qu'en voiture. C'est donc un paradoxe de parler de moment de détente mais Inter, avec Eclectik le matin, est le moyen idéal de commencer la journée par un vrai moment de bonheur : l'invité, ce matin, un pianiste classique dont je n'ai pas retenu le nom, répondait aux questions de Rebecca et décodait les sonates et les nocturnes, un comble pour une émission (presque) matinale…Ce soir, retour avec "l'humeur vagabonde", toujours sur Inter, aux accents de la voix grinçante et cassée de Paul Léautaud, auteur controversé s'il en fut mais à la méchanceté réjouissante et spirituelle, avec les commentaires de Philippe Delerm . Je vais me procurer son bouquin, je pense, et, du coup, relire le journal de Léautaud. C'est comme cela que le trajet peut être un vrai moment d'enrichissement (terme mal choisi parce que, quand on ajoute les péages, l'essence, l'entretien de la bagnole, ça fait un peu mal…). Merci France Inter de me le faire oublier…

05 février 2006

Nostalgie...


Regardé, cet après midi, les images du documentaire de la 5 sur" les années Mao", avec presque de l'attendrissement, bien que n'y ayant pas directement participé. Nostalgie devant ces photos d'époque, indirectement liées à une partie importante de l'histoire personnelle de beaucoup d'entre nous, dont la mienne. Cette explosion, qu'on le veuille ou non, a fait bouger notre société, par son évolution même et son auto-dissolution in fine, après les excès engendrés par le mouvement lui-même. Le désenchantement devant la réalité de la révolution chinoise et le personnage de Mao, idolâtré en opposition à celui de Staline, qui provoqua le même désenchantement qu'ont connu ensuite beaucoup de militants PC, ont aussi permis d'évoluer vers des formes plus saines de contestation. La contestation des associatifs devant les injustices, la misère, la discrimination, les racismes sont aussi un héritage de ce mouvement et l'on retrouve la même implication chez les militants du CDAL ou d'AC ! ou dans des partis de gauche. J'avais suivi à l'époque avec sympathie mais de loin ces mouvements, avec la même méfiance innée que j'ai toujours ressentie à l'égard des gourous, quels qu'ils soient. Au passage, quelques souvenirs un peu plus récents devant les interventions, dans le document de la 5, de Roland Castro architecte et urbaniste, rencontré plus tard à deux reprises : en voisin de table dans le cadre du colloque Banlieues 89 de Bron, ouvert par Mitterrand et fermé par Rocard… Puis, encore plus tard, en mairie de La Trinité où à l'occasion d'un de ses passages dans la région, nous l'avions contacté pour lui demander un avis sur le projet d'aménagement de la ville en fonction du futur centre culturel. Nous avions eu, alors, une remarquable leçon d'urbanisme de la part de quelqu'un qui avait une vision, indiscutablement. Ses projets, esquissés à gros traits sur un calque apposé sur la photo aérienne du centre ville de la commune, dans la salle de réunion de la mairie, m'avaient complètement séduite mais… cela ne collait pas avec d'autres réalités. Dommage !
Quelques années après, il a soumissionné sur le projet du centre culturel mais son projet (celui d'un de ses élèves ?) était très décevant. Celui qui a finalement été retenu était beaucoup plus séduisant et plus fouillé. De toutes façons, cela a depuis été complètement massacré par les divers ajouts architecturaux apportés au projet, qui lui ont enlevé son allure initiale. Une occasion manquée, sans parler de l'outil exceptionnel prévu. Ce sera un de mes plus gros regrets par rapport à la casse généralisée qui est faite depuis.

04 février 2006

Le chevalier Bayard ? Pas sûr !


Reçu, dans la boite aux lettres de la permanence du local, un énième "libelle" de notre dissident local, l'ancien adjoint aux travaux, démissionné de sa signature mais toujours présent. Ce personnage, en véritable attrape-miettes, joue sur toutes les ambiguïtés : il est dans la majorité municipale, quoi qu'il en dise et même si elle s'en passerait volontiers. Il n'est pas dans l'opposition non plus, et, pour le prouver, il assassine le PC qui le lui rend bien, de façon assez lourdingue, il est vrai. Tel le chevalier Bayard de mon premier livre d'histoire ou le fils de Jean le Bon à la bataille de Poitiers (père gardez vous à droite, père gardez vous à gauche), notre ancien adjoint défend ses positions en attaquant, le maire et ses projets d'un côté et de l'autre, il reprend la vieille antienne de l'anticommunisme primaire. (On doit quand même lui tenir la plume parce qu'il y a moins de fôtes que d'habitude).
Seul point amusant, il annonce formellement ce que tout le monde savait depuis longtemps, à savoir son souhait de former une liste municipale sous l'étendard du député centriste de la circonscription. Qu'en sera-t-il au bout du compte ? Tiendront-ils le coup avec deux listes ou se rabibocheront-ils sur l'autel de l'anticommunisme ? Il est vrai que l'équipe Scoffié, constituée d'un rassemblement très hétéroclite autour d'un homme qui se disait" apolitique" avand d'adhérerà l'UMP, se délite grandement depuis quelque temps et que l'opposition est presque aussi nombreuse en son sein qu'à l'extérieur… À suivre, cela va devenir amusant !

01 février 2006

Démocratie participative


Lu dans "Nissa 2008" un débat intéressant sur un vrai sujet : la démocratie participative, sur le sens réel de ce terme, ce qu'il faut en attendre et les difficultés à la faire vivre durablement, comme un témoigne, notamment, un bloggeur apparemment habitant de Porto Alegre.C'est un sujet qui est, naturellement, au cœur de nos réflexions et de nos débats.Evidemment, le but de tout élu de gauche est de fonctionner en démocratie participative et depuis que la loi de février 2002 a obligé les communes d'une certaine taille à créer les conseils de quartiers, nous voyons fleurir partout des comités de quartiers qui n'ont rien à voir et qui n'ont souvent pas d'autre réalité que l'opportunité de tournées de pognes et de coups à boire sans participation réelle à la vie de la commune, ce qu'on ne leur demande généralement pas.Pour prendre l'exemple de ma petite commune, La Trinité, le maire actuel qui ne fait que de l'esbroufe et se soucie plus de sa popularité que de sa commune, dont il est pourtant natif, a sauté sur cette occasion en désignant des élus "responsables" dans la plupart des quartiers de la commune. Mais cet ersatz ne sert qu'à lui donner bonne conscience à peu de frais : en dehors des "mangiucche", et autres galettes des rois, il n'existe en réalité aucune délégation donnée à la population, aucune occasion de s'exprimer pour participer aux décisions qui la concerne, encore moins de budget prévu pour initier quoi que ce soit, en dehors des pots à boire.Il faut cependant dire que la municipalité précédente, dont je faisais partie, s'est un peu cassé les dents sur le sujet. Pour avoir participé souvent aux débats que nous avions pour tenter de faire prendre position aux habitants, notamment lors de la préparation des budgets municipaux, nous avons rencontré cette vraie difficulté. En dehors des associations qui sont naturellement intéressées par leur budget propre, nous avons rencontré un échec relatif sur les nombreuses démarches de concertations tentées : en dehors des personnes concernées directement par un sujet à titre personnel, nous avons peu mobilisé. La plupart des gens nous disaient : faites pour le mieux, c'est votre problème, on vous a élu pour ça !". C'est sans doute une des raisons qui nous a fait perdre les voix dont nous avions besoin pour être réélus, au-delà de l'usure de 3 mandats et de l'attitude népotiste de certains qui a pu décourager. Je crois réellement qu'il ne s'agit pas de réunir les gens à des occasions précises mais de les habituer très tôt et très vite à participer activement à l'organisation de leur quartier, à faire émerger les besoins collectifs, la vie culturelle, bref leur vie, au besoin en organisant des référendums. Il est évidemment difficile de faire sortir les habitants de leur individualisme, de leur fatalisme ("à quoi ça sert", "j'ai autre chose à faire") et de leur découragement devant les difficultés. Mais c'est une vraie question et il est inutile de prétendre reprendre la mairie si on ne cherche pas à relever ce défi et si on ne s'interroge pas vraiment sur cette motivation.

28 janvier 2006

Contournement de Nice ou A8bis, le retour ?


On approche de la fin du débat public sur le contournement de Nice, terme curieusement utilisé pour désigner des projets qui vont d'Antibes, voire de Cannes à Nice Est… Résurgence masquée de l'A8bis, puis de l'A58 ? Ce débat, commencé en novembre va se terminer, fin février, par une dernière réunion à Nice. La DDE, Le débat public, c'est un moment, dans la vie publique, où tout le monde peut participer et donner son avis sur un projet présenté par un maître d'ouvrage(en l'espèce, il s'agit du Ministère des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer). Au cours des différentes réunions publiques, qui se sont tenues à Nice, Cagnes, Valbonne et Mouans-Sartoux, beaucoup de points de vue ont été exprimés, tant par des techniciens que des riverains, des associations d'environnement et des élus politiques. Des cahiers d'acteurs ont été déposés par des associations et, également, par le groupe PS et Verts du Conseil général. Il a été même été obtenu, ce qui est rare dans un processus de ce type, le financement par l'état d'une étude sur la 4e solutionqu'ils proposent, qui présente l'avantage non négligeable de revenir à la moitié du coût prévu par la DDE, maître d'ouvrage délégué du projet. De quoi s'agit-il ?
On l’a compris, trois variantes sont soumises au débat par la DDE :
- Une première variante consisterait à se limiter au contournement de Nice par l’aménagement de l’A8 sur place entre St Isidore et l’Est de Nice pour un coût annoncé de 300 millions d'euros. (Passage à 2x3 voies + construction d’un nouveau tube de 2 voies)
- Une deuxième étant constituée par un souterrain à l’Est tracé et un tracé court à l’Ouest (jusqu'à Antibes - Biot: 2 milliards d'euros
- Une 3e étant : toujours le souterrain à l’Est avec un tracé long à l’Ouest (sortie Cannes - Bréguières avec échangeur à Sophia : 2,4 milliards d'euros.
Dans le scénario catastrophe sur l'asphyxie annoncée du département, il n'a pas été envisagé, sauf pour la forme mais sans la chiffrer, une étude complète qui prenne en compte l’évolution d’ici 2020 d’une politique volontariste de développement des transports publics. Cette démarche volontariste comprend :
- La 3ème voie littorale avec le renforcement du cadencement du TER, actuellement en cours de mise en oeuvre.
- le tramway, en tous cas, sa 2ème ligne Est – Ouest.
- Le chemin de fer de Provence avec le passage en rive droite du Var pour desservir la ZI de Carros.
- L’arrivée de la LGV Côte d’Azur
- Le développement du fer-routage, initié sous le gouvernement Jospin et interrompu par le gouvernement de droite au pouvoir, et du "mer-routage" à partir du Port de Toulon qui a prouvé sa viabilité,
- Le prolongement de la ligne Est-ouest vers Sophia-Antipolis pour achever le maillage en transports publics.
C'est d'ailleurs ce qui était préconisé dans la DTA (directive territoriale d'aménagement) qui stipule que le traitement du problème des déplacements doit être traité en priorité par le transport collectif et par l’aménagement de l’existant.
Aux trois solutions proposées par la DDE, le groupe PS – Verts a opposé une quatrième solution préconisant une étude complémentaire pour :
- Un contournement de Nice par l’aménagement sur place de l’A8,
- Une liaison Est-Ouest par une solution courte St Isidore - Biot,
qui aurait l’avantage de pouvoir être réalisée par phases, au fur et à mesure des évaluations successives des projets de transport collectif mis en service, au cas où le transport collectif s’avèrerait insuffisant pour répondre aux demandes de déplacement.
Cette demande a été entendue puisque une étude complémentaire sur cette base a été mise en route sur cette quatrième proposition. Espérons que cela aboutira à quelque chose qui permettra d'éviter les raccordements monstrueux qui sont prévus à l'arrivée pour se raccorder à la sortie de Nice Est et à Saint Isidore qui ne vont pas réellement améliorer la vie des habitants de ces quartiers déjà pas très gâtés…
Il est donc essentiel, pour l'avenir du département, qu'un maximum de gens, au-delà de ceux qui sont directement concernés, participent aux dernières réunions qui se dérouleront à Nice, le 6 février à l'UNSA (St Jean d'Angély) sur les coûts du projet et la dernière, le 27 à Acropolis qui fera la conclusion du débat.

27 janvier 2006

Manif du 7 février


Reçu message de la fédé et de la CFDT annonçant la manif des jeunes contre le CPE mais pourquoi faire des manifs en début d'après midi un jour de semaine ? Ou alors il faut lancer un mot d'ordre de grève parce que, sinon, c'est pas très pratique. Je comprends qu'on préfère la semaine mais alors, plutôt le soir, SVP, messieurs les organisateurs parce que j'aurais bien voulu être là mais ça va être compliqué... C'était mon coup de gueule...

24 janvier 2006

"Ils veulent faire mais pas dire qu'ils font"


Dimanche soir, entendu à "Ripostes" sur la 5, un débat sur les différents nouveaux contrats issus de la réforme de l'État. Jean-François Copé, ministre du budget et de cette réforme, ne parvenait simplement pas à accepter que l'on qualifie sa politique de libérale : il s'agit simplement "d'essayer autre chose puisque le reste n'a pas marché" ! La bonne blague, ils ont tout cassé ! Il veut bien déréglementer mais ne tolère pas qu'on le dise alors qu'il s'agit bien d'une chronique annoncée de la mort du CDI. Même Elie Cohen qui, a priori, était favorable à la démarche, a dû lui répondre "qu'il n'est pas sérieux de parler de bilan réussi du CNE sur une période de 6 mois" alors que c'est un contrat de deux ans et que l'employeur peut y mettre fin pendant toute la durée de ces deux ans sans la moindre formalité.
En réponse à la responsable de la CGT qui lui parlait des conditions de vie des salariés précaires, il jeta : "Arrêtez, Staline est mort !" reprenant ainsi le refrain classique que l'on croyait définitivement discrédité, sauf chez nos élus des Alpes Maritimes, et notamment à La Trinité : c'est le couplet favori de notre bon maire chaque fois qu'un propos le contrarie (et c'est souvent : il suffit de poser une question, forcément indue !). Pourtant, on croyait que c'était fini après l'annonce de l'arrivée des chars russes sur la place de la Concorde avant le 10 mai 81 (surtout quand on connaît la suite de l'histoire…). Mais non, c'est ce qui revient systématiquement quand on ne sait plus quoi dire pour argumenter. "C'est forcément vrai puisque je le dis" devrait pourtant suffire…"On me l'a dit, il faut que je me venge" disait le loup de la fable… Serons toujours des agneaux ?

Jospin, le recours ?


Lu dans le "Journal du Dimanche" que l'on m'a apporté tout exprès (ce n'est pas ma lecture habituelle !) un énième article sur le retour de Jospin. Ce n'est un secret pour personne, il fait des apparitions de plus en plus fréquentes, alimentant ainsi les rumeurs sur son "éventuelle" candidature à la candidature pour les présidentielles. L'article évoque les affectueuses pressions de ses amis, et un appel solennel du premier secrétaire, suivi d'un vote dans les sections. Je trouve ce feuilleton médiatique très agaçant : je fais partie de ceux et celles qui ont compris et admis, même s'ils l'ont regretté, la décision qu'il a prise au soir des résultats. Je me trouve sur ce point souvent en divergence avec ceux qui considèrent son geste comme une réaction d'orgueil blessé et un abandon du navire. Ce n'est pas du tout mon sentiment car j'ai trouvé beaucoup de panache à son geste : le parti s'est trouvé à cette occasion dans la situation tout à fait nouvelle de n'être pas présent au second tour d'une élection et il en a tiré les conséquences en endossant la responsabilité de l'échec, ce que n'ont pas fait la plupart de ceux qui y ont contribué. Mais autant j'ai approuvé son attitude à l'époque, autant je ne pourrais pas comprendre un retour en tant que présidentiable, si tant est qu'il en ait formulé le souhait, ce qui n'est pas le cas. Sa présence de plus en plus fréquente n'en est pas nécessairement le signe et je pense que le parti a besoin de l'avis et de l'action militante d'un homme de sa trempe : son honnêteté et son intégrité peuvent apporter beaucoup et aider le PS à mettre en œuvre son projet ; c'est bien là l'essentiel, au-delà de la personne qui sera désignée pour se présenter aux suffrages des français, c'est bien le contenu du projet qui est fondamental. Certes, Jospin avait tous les atouts pour le représenter mais il s'est retiré de la vie politique… Qui pourrait comprendre qu'un homme dont la devise était : "je dis ce que je fais et je fais ce que je dis" puisse renier son retrait, quelle crédibilité pourrait-on alors lui accorder ? Il n'y a pas d'homme providentiel ; le candidat à la présidentielle sera un homme ou une fe