12 août 2007

LES FRÈRES ENNEMIS (devinette facile à l'usage des Trinitaires)


L'un se pique d'avoir des lettres, l'autre de les ignorer…
L'un utilise ses classiques, parfois à contre-sens, l'autre se joue de la grammaire et préfère la rhétorique…
L'un est aux commandes et l'autre pas… mais y aspire…
L'un assène des formules creuses dans des éditos illisibles pour les ¾ de la commune et l'autre en dénonce le coût dispendieux…
L'un étale sa superbe et son mépris de lettré, l'autre son ironie "paysanne"

MAIS NE VOUS Y TROMPEZ PAS, CE SONT LES MÊMES !! Simplement, le second a eu l'heur (ou le malheur, selon la façon de voir les choses) de déplaire au premier et a été destitué de ses fonctions. Il attaque donc tous azimuths et élabore, comme il l'avait fait en partenariat avec le premier, un programme pour le bonheur des trinitaires, du moins vu de son prisme. Il s'est entouré des déçus du précédent, forcément nombreux, ce qui n'était pas très difficile à pronostiquer, en raison de la façon dont ils ont été élus.

Ils ont, l'un et l'autre, trompé les trinitaires en dénonçant la politique du mandat précédent, en critiquant des projets qu'ils se sont empressés ensuite de terminer et de valoriser.

La critique est aisée, l'art est difficile, et l'art de gouverner une commune ne s'improvise pas : il y faut, selon nous, de l'humilité, de l'écoute et quelques valeurs morales fondamentales, comme veiller à l'intérêt commun plutôt qu'aux intérêts particuliers, par exemple.
Or donc, il s'agit avant tout d'écouter les uns et les autres au lieu d'asséner des vérités. C'est ce que nous attachons à faire, tranquillement, pour élaborer, avec les trinitaires et seulement avec eux et pour eux, un programme municipal pour le mandat à venir, dans un état d'esprit qui diffère sur la méthode et refuse les promesses dont on ne sait si on pourra ou non les tenir.

Laissons le premier à ses rodomontades, le second à ses caricatures et à ses libelles ! La politique, qui n'est pas un gros mot, quoiqu'en pense le premier magistrat qui taxe l'autre d'en faire, ne se fait pas par le mépris mais par les valeurs, encore une fois, qui sont le respect de l'épanouissement de chacun, la protection des faibles et la création des conditions d'une bonne vie pour chacun d'entre nous, autant que faire se peut, dans un monde de plus en plus compétitif, dans lequel nous devons assurer à chacun les chances de gagner et de plus en plus dur pour les plus faibles, que nous devons protéger.

Pour le reste, le choix de telle ou telle option, c'est en fonction de cette boussole que l'on se donne que l'on prendra, tous ensemble et en concertation, les décisions qui sembleront les meilleures. Rien de plus simple, direz-vous ? C'est déjà, en soi, tout un programme !